Virginia L.

Poésie. Dessin.

Philippe Droguet

  • L’exposition Blow up a lieu au MAC de Lyon jusqu’au 21 juillet. Philippe Droguet nous présente des oeuvres charnelles, organiques et menaçantes. Les surfaces sont fascinantes mais quand on va au-delà de la surface et que l’on se rend compte de la vraie nature de ce pelage c’est une autre histoire. Attraction, répulsion?

Marine, crâne de renard sur branche, cure-dents, plâtre.

  • Au lieu du marbre ou de la fourrure, la réalité est de paraffine, cure-dents, semences de tapissier. Le tout, pour susciter une émotion organique.

Des matières familières et intrigantes.

Fléaux, escargots et semences de tapissier.

Bijou ou armes de jet?

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Semences de tapissier pour donner comme une sorte de pelage avec quelque chose d’ acéré.

Tombés: bois, paraffine, toile.

Linceul, abandon à la mort?

Est-ce que cela renvoie à la statuaire classique?

  • Les vessies de bœuf qui recouvrent les meubles, le fil qui court sur le sol… Est-ce qu’ Entretien renvoie dans les recoins les plus sombres de l’ imaginaire? Est-ce que cela fait penser aux interrogatoire pendant les guerres ou de certaines dictatures.
  • Philippe Droguet emploie souvent le mot "tégument" pour parler son travail. C’est en biologie la peau, la protection comme les écailles ou la fourrure pour les animaux. Une membrane qui enveloppe et protège le vivant, sert de paroi entre l’ intérieur et l’extérieur. C’est ce qui révèle et soustrait au regard. Voilà le lien de son travail.

Pour un article sur Keith Haring, cliquez ici.

Pour un article sur l’ histoire de l’art contemporain, cliquez ici

Pour un article sur Daniel Firman, cliquez ici.

Daniel Firman

  • Daniel_Firman_74.jpgEst un artiste français né à Bron en 1966.Il a fait des études aux Beaux-Arts de Saint-Etienne et Angoulême et a eu l’occasion de participer à des événements prestigieux comme la FIAC ou la Biennale de Venise. On peut voir quelques unes de ses œuvres au MAC de Lyon jusqu’au 21 juillet. Les relations entre corps et espace , la gravité sont des notions qu’il affectionne et qu’il aborde avec les questions d’équilibre, de poids. Créer l’aide à s’ "abstraire de toute sensibilité ou stratégie formelle". Il inverse l’intérieur et l’extérieur, apesanteur et gravité tel l’éléphant ci-dessous. L’espace n’est plus une réalité physique mais le support d’une vision. L’animal anticipe un monde qui se tient dans un autre espace, sans gravité. L’ œuvre s’intitule Nasutamanus. Il faut la voir, c’est bluffant.

  • Les appareils électroménagers se font sculptures dans l’esprit du ready made. Daniel Firman utilise les codes de l’art minimal comme les néons et la forme élémentaire du cube. On peut se poser la question: est-ce une critique ou une sublimation des objets de consommation?

  • Avec les gens d’Uterpan, on s’interroge. On entend des souffles, des gens qui courent. Il y a des parois pour cacher, il y a forcément une sorte de frustration, une impression de passer à côté de quelque-chose. Cette œuvre veut exprimer "un intérieur que l’on dévoile".
  • On peut également croiser ce genre de "personnage". Souvent des gens des musées, moulés avec de la résine, habillés. Cela interpelle. Vrai ou faux?

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Cela suggère la relation espace-corps.

Pour un post sur l’histoire de l’art contemporain, cliquez ici

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Dessin

Image

Relation

Se détacher

En premier

Se lier

Pourquoi?

Regardons autour

Puis entrons dans la

Solitude

A la recherche de cet imperceptible

Et intangible lien.

Boris Vian

J’ai voulu jeter un coup d’œil à l’œuvre de Boris Vian. Je n’ai pas voulu commencer par un grand classique. J’ai découvert des nouvelles.
Dans la nouvelle L’écrevisse, la fin m’ a interpelé.
Jacques connaît un trop plein d’idées, un mal-être et voilà comment cela se termine:

Alors il prit un grand couteau et se coupa la tête. Il la mit dans l’ eau bouillante avec un peu de cristaux pour la nettoyer et ne pas fausser la pesée. Et puis il mourut avant d’avoir terminé, car ceci se passait en 1945, et la médecine n’ était pas encore perfectionnée comme maintenant. Il monta au ciel dans un gros nuage rond. Il n’avait aucune raison d’aller ailleurs.

Dans la nouvelle Le Rappel, deux choses m’ont marqué:

1) La simplicité du rapport entre les êtres:

Et pourquoi ne pas continuer comme ça, elle voulait bien aussi, les parents pourraient s’ entendre?

2) Le rapport avec la mort:

Personne ne veut mourir volontairement, conclut la fille. Il y a toujours un vivant et un mort qui vous y pousse. Il faut un vivant et un mort pour faire mourir un vivant. C’est pour cela qu’on a besoin des morts et qu’on les garde dans des boîtes.

Bref, j’ai découvert un Boris Vian plus complexe que je ne le pensais.

Boris Vian Virginia L

Biographie de Boris Vian

Né en 1920, il connaît un début de rhumatisme cardiaque en 1932.

En 1935, il a une typhoïde mal traitée.

Il obtient un Baccalauréat littéraire avec une option mathématiques.

Il s’ intéresse au jazz, joue de la trompette et adhère au Hot club de France.

Il fait des études de mathématiques supérieures et mathématiques spéciales.

Entre à l’ école centrale des arts et manufactures.

En 1941, il se marie avec Michelle Léglise.

En 1942, il entre dans l’orchestre de jazz amateur de Claude Abadie. Patrick, son premier enfant naît. Il obtient un diplôme d’ingénieur des arts et manufactures avec métallurgie comme spécialité.

1942-1943: Composition de Conte de fées à l’usage des moyennes personnes, et Trouble dans les andains.

1945: L’ orchestre Vian-Abadie triomphe au Tournoi amateur de Bruxelles.

1946: L’ orchestre triomphe à nouveau. Il publie dans un article dans Jazz Hot et dans Les Temps modernes. J’irai cracher sur vos tombes est publié sous le pseudo de Vernon Sullivan.

1947: Publication de Vercoquin et le plancton. Une plainte légale est déposée à l’encontre de Vernon Sullivan. Il publie L’écume des jours et L’automne à Pékin, ainsi que Les morts ont tous la même peau.

1948: Publie un recueil de poèmes: Barnu’s Digest, et naissance de son second enfant

1949: Publication de Cantilènes en gelée (Poésies) et de Fourmis (nouvelles)

1950: Il est condamné pour outrage aux mœurs par la voie du livre. Publication de Equarissage pour tous, Le dernier des métiersL’herbe rouge, et Elles ne se rendent pas compte.

1951: Membre du club des Savanturiers, fanatiques de science -fiction.

De 1951 à 1953: il traduit James M. Cain, August Strinberg, Bradbury… En 1952, il divorce de Michelle.

De 1952 à 1953: Plusieurs articles pour la revue La constellation.

En 1953: Emménage avec Ursula Kübler (danseuse du ballet Roland Petit). Il devient dignitaire du Collège de Pataphysique. L’Opéra Le chevalier de neige est représenté avec succès. Une amnistie annule le verdict touchant les œuvres de Vernon Sullivan.

1954: Mariage avec Ursula et composition de J’irai cracher sur vos tombes.

1955: Il enregistre ses Chansons possibles et impossibles.

1957: Il devient directeur artistique adjoint pour le jazz et les variétés à temps plein chez Philips.

1958: Publication d’En avant la zizique. Création à Berlin de Fiesta, un opéra.

1959: Devient directeur artistique chez Barclay.
Vian assiste à une projection privée de J’irai cracher sur vos tombes, réalisé en grande partie contre son gré; il tombe lors de la projection en syncope (œdème et crise cardiaque).

Une vie donc bien remplie et très riche.
Je vous conseille également cet article sur l’ adaptation en film de L’ écume des jours.

Le bonheur

Mais au fait, qu’est-ce que le bonheur? On se pose tous la question. J’ai trouvé un extrait des Propos d’ Alain. Je trouve que c’est joliment dit et j’aime sa déduction.

"Dès qu’un homme cherche le bonheur, il est condamné à ne pas le trouver, et il n’y a point de mystère là-dedans. Le bonheur n’est pas comme cet objet en vitrine, que vous pouvez choisir, payer, emporter; si vous l’avez bien regardé, il sera bleu ou rouge chez vous comme dans la vitrine. Tandis que le bonheur n’est bonheur que quand vous le tenez; si vous le cherchez dans le monde, hors de vous-même, jamais rien n ‘aura l’aspect du bonheur. En somme on ne peut ni raisonner ni prévoir au sujet du bonheur; il faut l’avoir maintenant. Quand il paraît être dans l’avenir , songez-y bien, c’est que vous l’avez déjà . Espérer, c’est être heureux.

Qu’ en pensez-vous?

  • Alain

 Alain

De son nom, Emile-Auguste Chartier (1868  -1951) de son vrai nom. Journaliste, essayiste, professeur. Agrégé de philosophie, il a eu comme élève Simone Weil, Julien Gracq. Bien que militant pour le pacifisme, il s ‘engage lors de la première guerre mondiale. Il publiera à la suite (1921) Mars ou la guerre jugée. En 1934, il est cofondateur du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. A partir de 1906, il met au point les Propos. Ce sont de courts articles qui traitent de l’actualité, des événements de la vie de tous les jours et traitent tous les secteurs.

La Fontaine et l’ écologie

JUPITER ET LE METAYER

Illustration de Jean-Baptiste Oudry

Jupiter eut jadis une ferme à donner.
Mercure (1) en fit l’annonce ; et Gens se présentèrent,
Firent des offres, écoutèrent :
Ce ne fut pas sans bien tourner.
L’un alléguait que l’héritage
Etait frayant (2) et rude, et l’autre un autre si (3).
Pendant qu’ils marchandaient ainsi,
Un d’eux le plus hardi, mais non pas le plus sage,
Promit d’en rendre tant (4), pourvu que Jupiter
Le laissât disposer de l’air,
Lui donnât saison à sa guise,
Qu’il eût du chaud, du froid, du beau temps, de la bise,
Enfin du sec et du mouillé,
Aussitôt qu’il aurait bâillé.
Jupiter y consent. Contrat passé ; notre homme
Tranche (5) du roi des airs , pleut, vente, et fait en somme
Un climat pour lui seul : ses plus proches voisins
Ne s’en sentaient (6) non plus que les Américains.
Ce fut leur avantage ; ils eurent bonne année,
Pleine moisson, pleine vinée.
Monsieur le Receveur (7) fut très mal partagé.
L’an suivant, voilà tout changé,
Il ajuste d’une autre sorte
La température des cieux.
Son champ ne s’en trouve pas mieux.
Celui de ses voisins fructifie et rapporte.
Que fait-il ? Il recourt au Monarque des dieux :
Il confesse son imprudence.
Jupiter en usa comme un maître fort doux.
Concluons que la Providence
Sait ce qu’il nous faut mieux que nous .

Les sources de la fable se trouvent chez les auteurs suivants : Faërne, Cesare Pavesi et Verdizotti. Chez ces auteurs, une contre-épreuve permet au paysan de reprendre en main avec plus de succès le gouvernement du temps. Chez La Fontaine, le second essai reste infructueux.

(1) le messager des Dieux
(2) était coûteux, occasionnait des frais
(3) si était un nom commun, dans le sens d’affirmation ou de condition
(4) … d’en obtenir un tel rendement
(5) fait le souverain
(6) ne s’en ressentaient
(7) Qui reçoit pour autrui. Les fermiers des terres seigneuriales s’appellent des Receveurs. (Dict. Furetière)

  • Jean de La Fontaine avait déjà conscience des problèmes environnementaux. Il ne faut pas oublier que le mot écologie vien t du grec Oikos qui veut dire maison.

portrait de Jean de La Fontaine

  • La Fontaine (1622-1695)

Son père Charles est conseiller du roi et Maître des eaux et forêts du Château-Thierry.

Il fait des études à l’Oratoire mais il n’est pas fait pour les éIl écrit etudes religieuses. Il écrit et commence des études de droit.

En 1652, il achète une charge de Maître particulier des eux et^forêts.

En 1654: il fait paraître l’Eunuque  sans signature.

En 1659, il écrit le Songe de Vaux pour Fouquet et son château de Vaux-le-vicomte.

La Fontaine reste fidèle au surintendant et demande clémence à Louis XIV.

1668: Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine.

avec pour dédicace "Je me sers d’animaux pour instruire les hommes."

1671: Il abadonne la charge de Maître des eaux et forêts

1672: Il perd sa charge de gentilhomme servant auprès de la duchesse douairière d’Orléans.

1674, paraissent les nouveaux contes de M. de la Fontaine.

1682, il occupe le fauteuil n°24 de l’Académie, qui était auparavant à Colbert.

En 1692, avant de mourir, l’ Abbé Pouget lui fait aurer ses "infâmes" fables et déchirer une comédie à peine terminée.

Rousseau disait qu’il ne fallait pas mettre les fables entre toutes les mains.

Il faut savoir en effet faire la différence entre moraliste et moralisateur

  • Petite réflexion sur l’ écologie:

Selon Michel Serres, avec l’ écologie nous entrons une nouvelle ère:

1) On se rend compte de que l’ être humain est mortel.

2) On se rend compte que notre groupe est mortel.

mais on découvre en plus:

3) La planète, le monde comme objet, également.

Alors passons un contrat naturel!

La forêt des renards pendus

Arto Pasilinna

Virginia L

J’avais envie de vous faire partager ce livre que l’ on m’ a offert.
Je ne connaissais pas cet auteur et il vaut vraiment le coup:

  • L’auteur
    Arto Paasilinna est né en Laponie finlandaise. Successivement bûcheron, ouvrier agricole, journaliste, poète, il a écrit une vingtaine de romans dont Le Meunier hurlant, Le Fils du dieu de l’orage et bien sûr La forêt des renards pendus.
  • date: 1996 éditions folio en 2011
  • Editions Denoël
  • L’histoire
    Imaginez un malfrat paresseux, Rafael Juntunen, qui a volé avec l’ aide de deux personnes, plusieurs gros lingots d’or fin. Prêt à tout pour protéger ces derniers, il va être obligé de quitter son confortable et moderne appartement de Stockholm pour se retrouver au fin fond de la forêt lapone en Finlnde où se croyant seul et en sécurité, il va rencontrer un militaire bourru, une vieille Skolte. Les trois compères vont résister aux complices de Rafael, aux réprésentants de la "civilisation". Mais on ne transgresse pas impunément les lois qui règlent la vie en société… Vous pourrez ainsi comprendre le titre du livre
  • Mon avis

C’est un roman qui mêle aventure (avec cette nature difficile), polard, humour (des situations rocambolesques) et fraîcheur (dans tous les sens du terme). On découvre le nord de l’ Europe, un peu de culture et d’ histoire finlandaises.
J’ adore le personnage de la vielle Skolte, Naska. Elle vaut vraiement le détour.
On ressent également la personnalité de l’ auteur à travers son style. Chapeau d’ ailleurs à la traductrice Anne Colin du Terrail.

Pour un article sur Cécilia Sainmartin, cliquez ici

Pour un article sur Pêcheur d’Islande, cliquez ici

Pour un article sur Clochemerle Babylone, cliquez ici

dessin du parc Bazin

dessin du parc

Virginia L

Cela vient d’une scuplture du parc Bazin à Lyon

Les Nabis

Maurice Denis en 1890 dans Définition du néo-traditionnisme, en réaction aux Impressionnistes explique qu’ un tableau est "essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblés."

  • Tout commence à Pont-Aven où Gauguin réside, il s’oriente vers le japonisme, le primitivisme et le symbolisme en en faisant une synthèse. Selon lui, il ne faut pas peindre d’après nature car "l’ art est une abstraction".  "C’est le seul moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer." Il peint la Vision après sermon, un chef-d’oeuvre qui révolutionne la peinture.

gauguin, la vision après sermon

La vision après sermon de Gauguin

  • Il rencontre Paul Sérusier à qui il dit d’ utiliser "le plus beau vert de votre palette" pour représenter un arbre et du vermillon si les feuilles de celui-ci sont rouge. Il invite donc à la simplification des procédés picturaux, aux couleurs pures pour transposer l’ équivalent passionné d’ une sensation reçue.

Le Talisman de SérusierPaul Sérusier, le Talisman

  • De retour à Paris, ce dernier montre ce qu’il appelle le "talisman" (ce secret) à ses amis Henri Ibels, Pierre Bonnard, Maurice Ranson qui sont à l’ Académie Julian comme lui. Ils décident de s’appeler "Nabis" (prophète en hébreu).Ils discutent avec les autres élèves de l’ académie sur l’ art, la philosophie, la musique, le théâtre et aussi les religions orientales.

Au cirque de Ibels

Sérusier "le nabi à la barbe rutilante", Denis "le nabi aux belles icônes", Bonnard "Le nabi japonard" se retrouvent à l’atelier de Paul Ranson appelé Le Temple pour des soirées avec le sculpteur Maillol, Gauguin, le compositeur Ernest Chausson.  Arrivent en 1889 Vuillard "le nabi zouave" puis de Ker-Xavier Roussel, Rippl-Ronai "le nabi hongrois", Jean Verkade "le nabi obéliscal" et Frédéric Vallotton "le nabi étranger".

Roussel, Vuillard, Coolus, Vallotton

  • L’ art des nabis s’inspire du symbolisme mais aussi de l’art populaire et primitif, des estampes japonaises, de Gauguin, Cézanne.

Gauguin: " La couleur, vibration comme l’ est la musique, atteint ce qu’il y a de plus général dans la nature [...] sa force intérieure."

Cela s’exprime avec des couleurs vives, des formes entrecroisées et des arabesques décoratives. Plus la couleur est pure, plus l’ œuvre est belle. Ils décorent les théâtres, illustrent des poèmes, travaillent dans les arts graphiques (affiches, vitraux, paravent…). Ils collaborent à La revue blanche et on peut noter deux tendances.

La raison probante de Félix Vallotton, gravure sur bois

Et après?

  • Certains sont plus attirés par le symbolisme, la religiosité  dans la démarche de la simplification primitive en suivant Gauguin comme Sérusier. Ils seront à l’origine d’ un nouvel art sacré d’obédience catholique. 
  • D’ autres son plus amateurs de Degas, du japonisme dans un esprit plus profane comme Vuillard qui  représentent la vie quotidienne, juxtaposent des motifs et font des cadrages atypiques pour se diriger plus tard vers une peinture subtile et raffinée.

En 1903, la disparition  de la Revue blanche marquera la fin des nabis mais en 15 ans ils auront bouleversé la peinture et ouvert la voie aux révolutions picturales du siècle à venir.

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