Virginia L.

Poésie. Dessin.

L’ iroha-uta, poésie japonaise

L’iroha-uta ( Chant de l’iroha ), ou plus couramment iroha, désigne la traduction en japonais d’un hymne du Sutra du Nirvana. Il date du XIIe siècle. Il a longtemps utilisé pour l’apprentissage des kanas Il est maintenant utilisé pour l’initiation à la calligraphie et également dans certains théâtres japonais où l’on utilise encore l’ordre des  hiragana de l’iroha pour désigner les rangées de siège. D’auteur inconnu, ce célèbre poème est composé avec la totalité des quarante-sept hiragana, à l’exception du (n)  ultérieur, ainsi que le "Ye" qui est antérieur à l’ère Edo du poème.

Le poème:

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La prononciation

Iro ha nihohe to

Chirinuru o

Wa ka yo tare so

Tsune naramu

Ui no Okuyama

Kyo Koete

Asaki yume misi

Ei mo sezu

 

La traduction:

Les couleurs sont parfumées

Mais pourtant elles disparaissent

Qui peut dans notre monde

rester sans changements.

La haute montagne des aléas,

aujourd’hui j’irai dessus.

N’ayant ni les rêves vains,

Ni l’ivresse du vin.

 

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Simona, documentariste d’avenir

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Simona est une documentariste italienne. Elle a reçu le prix Adda film festival pour son court métrage L’histoire d’une goutte d’eau. J’ai eu l’occasion de lui poser des questions. Elle partage son amour de la musique et sa vison du métier.

Dis-moi qui tu es?

Je suis enseignante, chercheuse universitaire, une passionnée de musique et de cinéma. Passionnée au point de faire un film sur la musique.

Pourquoi as-tu voulu réaliser des documentaires?

J’y suis arrivée de façon indirecte! J’ai commencé en écrivant de tout: des poésies, des histoires brèves et puis j’ai acheté un appareil photo numérique capable de filmer et je l’ai dirigé sur ce qui me plaisait. J’ai étudié la photographie donc j’ai adapté mon approche au mouvement. Pendant que j’étais à Londres, à un concert, tant d’idées que j’avais se sont rassemblées et j’ai pensé à un documentaire sur la création des chansons. Et maintenant, c’est fini, je suis un documentariste.

Tu as des films, des cinéastes de prédilection?

De nombreux. Martin Scorsese (J’aime tout ce qu’il fait!), Paolo Sorrentino (Ses films sont des symphonies merveilleuses qui caressent), Clio Bernard (Un œil pointu), Terry Gilliam (Solaire avec un sens propre à lui et amusant).

Comment peux-tu qualifier ton film SongBirth?

SongBirth est une déclaration d’amour.

C’est ton premier long métrage. Il y a des différences entre un court métrage et un long métrage? Il y a des façons de concevoir, des conceptions différentes?

Il y a différentes techniques dans les dynamiques et il y a des difficultés à garder le bon tempo, le bon rythme quand on fait un long métrage conceptuel.  Dans le cas de film de fiction, les règles sont les mêmes mais dans un court métrage on peut expérimenter davantage et cela coûte moins. Le court métrage est idéal pour apprendre mais il n’y a ni marché ni distribution… Cependant Je crois que la conception est commune parce que cela concerne l’histoire plus que la durée.

Il y a des sujets plus adaptés à certains types de métrage?

On peut raconter certaines histoires en quelques minutes et d’autres demandent plus de temps.

C’est le même but?

Je ne suis pas sûre d’avoir compris la question mais je crois que le but est de communiquer quelque chose et ce quelque chose peut passer par de nombreuses voies. Donc si le but est de communiquer alors c’est le même but, indépendamment du moyen. Mais celui qui le reçoit est différent, le public des festivals et celui de la télévision peuvent être très différents.

Avec L’histoire d’une goutte d’eau et Death and resurrection, cela semble des vidéos orientées vers l’humanité et l’environnement. C’est vraiment le message que tu veux transmettre?

Le message de la goutte d’eau -et peut-être parce que c’est difficile de voir et articuler mes messages- mais peut-être est-ce l’essence même de la beauté. Death and resurrection est ma façon d’honorer celui qui travaille à reconstruire. Dans les deux cas je cherche ce qui est pour moi beau de toute façon.

Tu peux qualifier ton travail d’engagé?

Je ne saurais le dire. Je m’amuse beaucoup mais les choses cachées et petites m’intéressent. Est-ce engagé?

La musique semble importante pour toi et ton travail?

La musique est fondamentale dans ma vie, toujours. Comme dans la chanson "Vivo per lei."

J’ai entendu dire que tu avais un projet de comédie dramatique. L’histoire d’un musicien?

Je suis en train d’écrire deux scénarios. Leçon d’un italien est l’histoire d’un italo-américain en Italie. Johnny Stow est l’histoire d’une très jeune idole pour adolescents, une star anglaise de la pop qui veut être musicien!

 

L’histoire d’une goutte d’eau:

 

 

Interview théâtrale

Qu’est-ce que l’on ressent quand on se lance dans le théâtre à l’âge adulte? Qu’est-ce que l’on recherche vraiment? Voilà l’interview d’Eric Mansoun, débutant et passionné. Suite à une année de formation au théâtre Le fou, il vient de faire ses premières armes lors de la pièce de fin d’année intitulée Les Egarés.

photoEric Mansoun dans son  costume de la pièce Les égarés

Pourquoi , pour quoi faire du théâtre ?

Cela faisait déjà quelques années que l’idée me trottait dans la tête, mais je n’osais pas franchir le pas. Je ne pensais pas être capable de pouvoir restituer un texte, tout en jouant un rôle sur scène et devant un public. C’est une façon pour moi de dépasser mes limites.

Qu’est-ce que cela apporte ?

Tout d’abord, la satisfaction d’avoir pu concrétiser un rêve. Ensuite, je suis content de ma progression dans ma façon de jouer, grâce aux conseils avisés de notre professeure. Par ailleurs, je pense avoir acquis une meilleure aisance à parler devant un public.

Quelles sensations éprouve-t-on quand on se trouve la première fois sur scène ?

Au delà du trac, j’ai ressenti une grande émotion à me retrouver face au public. Ensuite, on pense surtout à rester concentrer pour ne pas perdre le fil.

Comment peux-tu qualifier la pièce?

C’est avant tout une pièce contemporaine, qui délivre une émotion intense, avec des rôles très différents.

Qu’est-ce que tu peux dire sur ton rôle ?

Je joue un rôle de séducteur, qui est sûr de lui, et qui essaie de séduire une jeune femme avec une approche pleine de sous-entendus.

Pourquoi avoir choisi des extraits de différentes pièces ?

Ce sont avant tout le choix de notre metteur en scène, Pascaline, qui souhaitait monter une pièce faite à partir d’extraits de textes de pièces contemporaines.

Pourquoi avoir pris le thème de la gare ?

On a fait le choix d’un endroit insolite comme celui d’une gare, car cet endroit est le lieu de rencontres idéales et qui permet de faire évoluer des personnages dans différentes situations.

 

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Mise en scène: Pascaline Chambon

A travers un florilège de textes contemporains, des personnages à la fois drôles et touchants vous embarquent dans un univers sensible à la quête des uns et des autres résonnera en chacun de nous

Avis:

  • Les extraits sont choisis
  • J’ai bien aimé "le ballet" de gens qui se croisent sans vraiment se rencontrer au début.
  • L’idée de la gare est classique mais bien vue.
  • On a tous les sentiments: tristesse, amour, innamoramento, désespoir.
  • On pleure, on rit.
  • Les élèves ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

En espérant que cela vous incite à vous inscrire à des cours de théâtre…

L’art moderne brésilien

  • Pour célébrer le premier siècle d’indépendance du Brésil en 1922, São Paulo accueille la Semaine d’art moderne, événement fondateur du modernisme brésilien. Le but: rassembler des artistes (poésie, littérature, peinture, sculpture, musique) pour rompre avec l’académique pour former une identité culturelle propre.
  • Le Manifeste anthropophage, écrit par 1928 par Oswald de Andrade devient le noyau théorique du mouvement. Il prône le mélange de la culture colonisatrice aux caractéristiques des Indiens Tupi vivant au brésil avant la conquête. Il faut assimiler la culture portugaise pour en faire une déclinaison spécifique.

sans-titre (114)Oswald de Andrade

  • Le décentrement de la vie artistique de Rio de Janeiro (alors capitale fédérale) à São Paulo (nouveau centre économique) se confirme dans les années 40 avec la création d’importantes institutions: le Musée d’art d’ art, le Musée d’art moderne, la Biennale. La question d’identité nationale s’empare de la politique surtout avec l’idée de la création d’une capitale fédérale lancée par le président Juscelino Kubitschek.

sans-titre (110)Juscelino Kubitschek

L’urbaniste est Lúcio Costa et l’ architecture de Style international mais avec des échos à la nature environnante est d’Oscar Niemeyer.

images (37)Brasilia

  • Les années 50 sont aussi marqués par l’émergence de mouvements artistiques qui se revendiquent du Manifeste anthropophage. Tandis que qu’Augusto de Campos et Décio Pignatari, chefs de file de l’Art Concret à São Paulo veulent enlever toute connotation lyrique, symbolique et subjective de la peinture et de la poésie pour des simples éléments plastiques ou d’une poésie "verbi-voco-visuelle"

01_01Poésie d’Augusto de Campos

roland3 Poésie de Décio Pignatari

  • Certains signent le Manifeste Néo-concret, ils veulent rompre la distance entre public et œuvre. Hélio Oiticica, Lygia Clark et Lygia Pape proposent de digérer également la culture populaire.

31 mars 1959, le présent Goulart est renversé.

tropicalia1Tropicalia de Hélio Oiticica

  • Elle inspire aux musiciens Caetano Veloso et Gilberto Gil l’album Tropicalia ou Panis et Circensis. C’est la pierre angulaire du mouvement Tropicalistequi concerne la littérature, théâtre, poésie, arts plastiques et cinéma. Il faut montrer la culture brésilienne avec les formes populaires traditionnelles, la culture de masse et les techniques de l’avant-garde internationale. A cette époque, l’art conceptuel fait son entrée dans la création brésilienne avec des artistes comme Cildo Meireles et Tunga

5013s1Cooking crystals expanded (2010) de Tunga

MEIRELES19Marulho (1991-1997) de Cildo Mereiles

Ils mélangent art, vie, poésie, engagement politique.

  • A la fin des années de plomb, c’est le moment de faire le point sur l’histoire de l’art moderne brésilien. Aracy Amaral participe en 1987 à la réalisation de l’expo Modernidade-Art brésilien du XXe siècle au Musée d’art Moderne de la ville de Paris.
  •  Années 90: le retour de la démocratie et la croissance économique entraînent la multiplication des structures et institutions destinées à la création contemporaine au Brésil.
  • En 1998, une exposition lors de la 24e Biennale de São Paulo montre l’influence de l’art brésilien sur le reste du monde.
  • 2009: Le 31st Panorama da Arte Brasileira, à São Paulo, invitent les artistes étrangers pour qui la modernité brésilienne est une source d’inspiration.

sans-titre (117) Oeuvre de Pedro Moraleida

AU-TES-pbbs-39œuvre de J. Borges

Cela nous permet de nous interroger, dans un monde globalisé, sur les processus de contamination, sur les origines, la réappropriation.

Je vous conseille d’aller voir  l’exposition Imagine Brazil au musée d’art contemporain de Lyon jusqu’au 17 août 2014.

Pour l’histoire du Brésil

 

Petite histoire du Brésil

 

 

Ben-vindos dans cette petite histoire du Brésil avec quelques dates. C’est un pays passionnant que l’on ne connaît pas tant que ça.

1500: Le Portugal arrive. Pedro Álvares Cabral et les caravelles débarquent à Bahia.

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1532: Brasileiros

La ville de São Vicente devient le point de départ des expéditions fluviales. Les Portugais découvrent un produit lucratif, un arbre, le bois-brésil, qui donne de la teinture rouge. Ses négociant sont alors appelés les "brésiliens".

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On recherche de l’or, des pierres précieuses et de la main d’œuvre pour cultiver la canne à sucre récemment implantée. Après les Indiens, ce sont les populations africaines devenues esclaves qui arrivent à Salvador dans la deuxième moitié du XVIe siècle.

1792: Inconfidência mineira

C’est un soulèvement contre  paiement du "quinto" (impôt sur l’or) échoue. Les conspirateurs sont dénoncés et condamnés.

1808: Installation de la famille royale portugaise.

Alors que Napoléon Ier envahit le Portugal, le Prince régent Dom João VI s’installe à Rio de Janeiro.

sans-titre (107)Dom João VI

1822: L’Indépendance

Après la défaite de Napoléon Ier en 1814-1815. Le Royaume-Uni du Portugal, du Brésil et des Algarves est déclaré mais une révolution libérale à Porto contraint Dom João, devenu roi, à rentrer au Portugal. Alors que le pays traverse une crise mêlant menaces révolutionnaires des brésiliens et l’ insubordination des troupes coloniales. Les Cortes (Congrès souverain) dissolvent le gouvernement central établi à Rio de Janeiro et ordonne au Prince Régent, Dom Pedro, de rentrer à son tour à Lisbonne.

220px-DpedroI-brasil-fullDom Pedro

Il choisit de rester et déclare l’Indépendance le 7 septembre 1822 en disant "Fico" je reste.

1888-1930: Abolition de l’esclavage et proclamation de la République.

La Princesse Isabel do Brasil abolit l’esclavage en signant la Loi d’orle 13 mai 1888 contre l’avis des grands propriétaires.

images (36)Princesa Isabel do Portugal.

Ils organisent un coup d’État qui aboutit à la République le 15 novembre 1889. Cette période conservatrice avec une prospérité économique qui repose sur les grandes exploitations de café  se poursuit jusqu’en 1930.

1930-1954: La Révolution de 1930 et l’Estado Novo:

Suite à l’élection présidentielle, le candidat éconduit Getúlio Vargas, fait un coup d’État. De 1937 à 1945, l’Estado Novo s’inspire du fascisme italien en favorisant l’industrialisation et l’armée. Sous la pression des entreprises multinationales et de l’armée qui veulent son départ, il se suicide le 24 août 1954.

sans-titre (109)Getúlio Vargas

 

1955- 1961: Brasilia

Juscelino Kubitschek, élu président annonce un plan quinquennal de développement économique financé en empruntant aux banques américaines.

sans-titre (110)Juscelino Kubitschek

Brasilia, nouvelle capitale fédérale, est inaugurée en janvier 1961. La création de la ville à l’intérieur des terres vise à mieux répartir richesse et population surtout concentrées sur le littoral.

1964-1989: La dictature

Un coup d’État militaire renverse le Président João Goulart et instaure une dictature de 20 ans.

sans-titre (111)João Goulart

Des escadrons traquent les opposants au pouvoir. Exil, déportation, tortures, emprisonnement. La dictature prend fin avec de nouvelles élections démocratiques en 1989.

2002, Luiz Inácio Ferreira da Silva, Lula, est élu. Le pays connaît une croissance économique  et des réformes et a eu deux mandats successifs.

sans-titre (113)Lula

1er janvier 2011: élection de Dilma Rousseff. Le pays devient la sixième puissance mondiale avec bien sûr encore des problèmes sociaux.

sans-titre (112)Dilma Rousseff

 
Pour l’histoire de l’art brésilien

 

 

Marta Morazzoni

 

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C’est une écrivaine italienne pas comme les autres. Alors que d’autres traitent des problèmes d’aujourd’hui. Elle, vous parle de sujets historiques, vous parlent du Nord, des Inuits qu’elle a étudiés lors de ses études d’anthropologie. Elle a eu de nombreux prix prestigieux. Marta Morazzoni recherche la perfection du style, fouille, souffre ou se fait plaisir quand elle écrit. Une grande dame qui a beaucoup à nous dire…

Alors que beaucoup d’écrivains italiens parlent de la société d’aujourd’hui, pourquoi avez-vous cette influence du passé?

J’ai toujours aimé l’histoire et j’ai toujours considéré l’histoire comme une façon de voyager. D’un autre côté, il y a la distance des choses racontées temporelle ou géographique. J’ai pourtant écrit quelque chose sur notre temps Casa materna mais cela se passe en Norvège donc j’avais la distance nécessaire avec mes personnages. J’ai le besoin d’être froide dans le récit.

Il y a chez vous un refus de parler de soi alors qu’il y a une tendance à l’autofiction en ce moment?

Je crois que n’importe quel écrivain est autobiographe. Nous parlons de nos expériences, de nos mémoires, cela  fait que nous avons un passé derrière nous. Tout roman finit par être autobiographique. Mais le lecteur ne doit pas savoir à quel point l’auteur entre dans l’autobiographie. Je me rends compte après coup que j’ai parlé de quelque chose qui m’est proche.

Quelle est l’importance accordée aux lieux et plus particulièrement aux lieux clos?

Travailler sur Jeanne d’Arc fut une période compliquée, problématique. La nota segreta fut comme des vacances, une bouffée d’air frais. Le plaisir de l’écriture, rien que ça. C’est une histoire déjà écrite par un autre écrivain: Cento anni de Giuseppe Rovani. Un écrivain du XIXe siècle qui nous raconte l’histoire de Milan. Il travaillait à la bibliothèque de Brera. Dans cette histoire, il a dédié quinze pages à une religieuse Paola Teresa Pietra qui a été obligée d’être enfermée mais elle rêvait d’être chanteuse et elle chantait très bien. Elle était contralto. Avec une autre sœur, Rosalba, maîtresse de chant soprano, elles chantaient dans l’église. Mais quelqu’un tombe amoureux d’elle et l’aide à sortir du couvant. C’est vraiment arrivé même si j’ai inventé certaines situations. Elle a demandé à Rome d’être délivrée de ses vœux.

On peut faire un parallèle entre la musique et la composition de vos livres. La note secrète a très bien marché en France.

Lorsque l’on écrit avec plaisir, cela veut dire que le lecteur le ressent. Je sentais qu’il y avait des choses belles. Il y a le hasard. En même temps qu’elle chantait, Pergolèse écrivait son Stabat Mater pour deux voix: soprano et contralto que j’avais imaginées dans l’histoire. Ce fut la même aisance d’écriture que pour L’affaire Alphonse Courrier.

Le vrai art du romancier est peut-être le mentir vrai?

Comment tisser ensemble John Ruskin et l’avancement de la tapisserie de Bayeux? John Ruskin est mort fou, passionné par le Moyen-Âge et les cathédrales de l’Europe du Sud: France et Italie. Je n’étais pas intéressée par une vraie autobiographie. J’avais besoin d’un soutien. Les cathédrales, on voit l’envers à l’extérieur et l’endroit à l’intérieur. Il y a aussi la tapissière qui fait de l’art sans le savoir et puis cette discussion sur l’art entre Ruskin et celle qui en produit. Amiens, fut sa dernière visite avant de terminer fou dans le Nord de l’Angleterre. Un passionné du temps perdu. J’ai imaginé un langage qui met en relation la vue et la possibilité de lire. On peut voir cette tapisserie en la regardant et en la lisant. Il y a cet Anglais qui venait en France pour essayer de comprendre la raison d’être de l’art gothique en France. Il y a cette femme, la tapissière qui va au bord de la mer pour mieux retranscrire les vagues sur cette tapisserie. J’ai imaginé que c’étaient des femmes, que c’étaient trois cents femmes mais en fait c’étaient trois cents hommes. On ne pouvait confier une tâche si importante aux femmes.  En ce qui concerne L’affaire Alphonse Courrier, je suis allée dans ce village et la grande église m’ a marquée. J’ai commencé à l’écrire sans savoir comment cela allait se terminer. C’est un homme qui veut tout contrôler, ne jamais être soumis.

C’est peut-être un de vos livres les plus ironiques, cruels sur l’espèce humaine…

Sa maîtresse est la plus laide du village du village. Ils se cachent et lui se marie avec la plus belle, parfaite en apparence. Quand  sa maîtresse meurt dans un incendie, il se rend compte qu’il est passé à côté du vrai amour. Il faut être impitoyable quand on écrit. La pitié arrive après. Il faut aller jusqu’au bout des personnes. La pitié, c’est quelque chose de plus important, de plus profond. Il est important de ne pas avoir de pitié gratuite. J’ai traduit deux romans d’ Edith Wharton qui m’a donné envie d’écrire L’affaire Alphonse Courrier. J’avais envie d’emmener mes lecteurs dans mon récit.

Quant à Jeanne d’Arc?

Ce fut compliqué. Je n’avais pas envie d’écrire une biographie ni ou mieux une hagiographie car il y a beaucoup d’hagiographies autour d’elle. J’ai l’impression de ne jamais la rejoindre. C’est une lutte entre elle et moi. C’est une autobiographie, une biographie, un essai. C’est seulement une quête comme le Graal que l’on ne trouve pas. Je n’ai jamais trouvé Jeanne d’Arc. J’ai cherché, voyagé. Plus je m’approchais, plus je m’éloignais. Par contre, j’ai trouvé d’autres personnes comme Charles VII qui sans courage apparent devient le protagoniste de la fin de la Guerre de Cent ans. J’ai lu Le journal d’un Bourgeois de Paris, c’est sûrement un chanoine de Notre-Dame de Paris. De 1405 à 1449, ce journal raconte jour par jour des choses intéressantes sur la vie de tous les jours. C’est bouleversant. A lire, c’est fantastique.

Quelle est la part de la philosophie dans votre œuvre?

C’est surtout de l’anthropologie. J’aime Spinoza et Kierkegaard. C’est la philosophie de l’Europe du Nord qui m’attire. En général, je choisis l’histoire.

Est-ce que vous lisez des auteurs contemporains?

Je lis beaucoup d’auteurs contemporains de l’Europe du Nord. L’auteur italien le plus récent que j’ai lu est Cesare Pavese.

Quels sont vos modèles?

Manzoni car il entre dans l’histoire de l’Italie, ancrée dans la religion et avec une écriture extraordinaire. Il écrit un monde et il écrit de façon rigoureuse. Il a eu des maîtres à Paris. Sa mère a eu une histoire avec la France. Il n’a pas une croyance aveugle. En ce qui concerne les poètes: L’Arioste car ses poèmes sont à la naissance du roman. Et Giovanni Boccaccio pour son plaisir d’écrire, d’inventer des personnages et des situations. L’année dernière, pour fêter l’anniversaire de sa naissance, la télévision suisse m’ a demandé de réécrire une histoire de Boccace. La dernière histoire que je ne voulais pas: celle, horrible, de Griselda. J’ai imaginé un dialogue entre Pétrarque et Boccace à la Chartreuse de Milan où Pétrarque était hébergé par les Visconti. Pétrarque lui demande pourquoi il a écrit cette histoire qui conclut le Décaméron.

Vous parlez de plaisir et de difficulté dans l’écriture? Pourquoi ce paradoxe? Pourquoi continuer quand c’est difficile?

On ne peut plus se libérer quand on a commencé. C’est une malédiction. Parfois c’est une bénédiction. Pour Jeanne d’Arc, c’est vraiment un "travaglio" comme on dit en italien. Quand on a commencé avec un personnage, c’est difficile de le lâcher. Et puis on trouve d’autres personnages. J’ai trouvé le personnage de John Falstaff dans les méandres de Jeanne d’Arc. Diffamé par Shakespeare et réhabilité par Verdi. D’ailleurs, sur une idée de Schiller mise en musique par Verdi, Jeanne d’Arc est tuée sur le champ de bataille.

Quels sont vos projets?

Je n’ai plus de projets. J’ai recommencé à lire. C’est plus facile. C’est ce que j’aime le plus. Mes intérêts sont portés sur la Grèce. Je lis L‘Iliade et L’Odyssée. Il y a peut-être quelque chose à faire.

Est-ce que vous écoutez de la musique quand vous écrivez?

J’écoute de la musique à la radio et je vais souvent à La Scala car la musique, il faut la voir, voir la position des instruments.

Vous avez d’ailleurs écrit votre première nouvelle sur Mozart, la deuxième et d’autres sur Da Ponte et sa difficulté de travailler avec le plus grand…

J’aurais voulu être musicienne ou chanteuse alors je cherche de la musique dans la parole.

 

 

La Note secrète

Enfermée contre son gré dans un couvent milanais, Paola Pietra, une très jeune aristocrate, y révèle un don extraordinaire, sous la houlette de soeur Rosalba, sa maîtresse de chant : en effet, sa voix de contralto attire rapidement les foules, qui se pressent dans l’église de Sainte-Radegonde pour l’écouter. Cette “note secrète”, lancée à travers les grilles qui cachent la prisonnière, bouleverse un diplomate anglais, un certain John Breval. Lors d’une messe, Paola s’évanouit, et John lui porte secours : ce contact, à la fois bref, intense et sensuel, marque la naissance d’une passion qui va faire basculer le destin de la jeune femme et la jeter dans le “vrai” monde.
Inspiré d’un fait réel, ce roman, situé au XVIIIe siècle, affirme le talent de Marta Morazzoni, tout en retenue et en jouissance, plein d’une grâce charnelle. Et la figure de Paola Pietra, tranquillement rebelle, nous émerveille autant qu’elle nous questionne encore longtemps après que les derniers accords du livre se sont tus…

 

Agora

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Film de 2009

De Alejandro Amenàbar (Sorti après Mar adentro)

Avec: Rachel Weisz:Hypatie

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Michael Lonsdale: Théon

Max Minghella: Davus

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Oscar Isaac: Oreste (acteur principal de Llewyn Davis)

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Rupert Evans: Synésius

Sammy Samir: Cyrille

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Ce film a été sélectionné à Cannes et a obtenu 7 Goya en Espagne dont celui du meilleur scénario original et a été récompensé au Festival du film des Hamptons.

L’histoire

"Au IVe siècle après Jésus-Christ. L’Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la Brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l’aide de ses disciples. parmi eux, deux hommes se disputent l’amour d’Hypatie: Oreste, futur préfet de la ville, et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d’être affranchi s’il accepte de rejoindre les chrétiens, de plus en plus puissants…"

Pourquoi le voir?

  • Ce film se veut être un ambitieux péplum. Faire ressusciter le genre, ce n’est pas évident.

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  • Cela fait réfléchir sur l’intolérance religieuse.
  • Et les thèmes suivants:
  • La raison contre la croyance.

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  • Les femmes et les sciences.
  • Les avancées techniques et scientifiques de l’époque.

 

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Hypatie d’Alexandrie (370-415)

Voici l’article de Pierre Hadot de l’ Encyclopoedia Universalis:

Fille du mathématicien Théon d’Alexandrie, elle est peut-être la seule femme versée dans les sciences exactes qu’ait connue l’Antiquité. Elle commente, dans des ouvrages malheureusement perdus, les écrits mathématiques de Diophante et d’Apollonius; elle écrit un "canon astronomique" et sait fabriquer des appareils scientifiques (planisphère, hydroscope, ainsi qu’en témoignent les lettres et ouvrages de son disciple Synésius de Cyrène. Elle tient aussi école de philosophie à Alexandrie. A en juger par les œuvres de Synésius de Cyrène (370-415), sa doctrine se situe dans la tradition de Plotin de Porphyre. les historiens anciens insistent sur le fait que, malgré sa beauté, elle resta vierge toute sa vie. Son genre de vie présente des traits qui tiennent pourtant de l’impudeur des cyniques. Elle parcourt les rues d’Alexandrie en proposant son enseignement philosophique et éteint l’amour trop passionné d’un disciple en lui montrant les linges tachés de son flux menstruel. Elle meurt assaillie en pleine rue et mise en pièces par la populace chrétienne d’Alexandrie, qui lui reproche d’empêcher la réconciliation entre le préfet Oreste et le patriarche Cyrille. Cette fin tragique est souvent évoquée dans la littérature moderne comme exemple des méfaits de l’intolérance religieuse.

Le film: Inside Llewyn Davis

 

Rencontre avec Sofi Oksanen

 

Dans le cadre des Assises Internationales du Roman orchestrées par la Villa Gillet, la Bibliothèque de la Part-Dieu a organisé une rencontre avec l’écrivaine finlandaise Sofi Oksanen

Rencontre modérée par François Perrin

 

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Après dans l’ordre de la publication en France: Purge, Les vaches de Staline et Quand les colombes disparurent, voilà Baby Jane. Celui-ci ne parle pas de l’ Estonie mais de la ville de Helsinki dans les années 90 avec un fond musicale de Courtney Love, Madonna, de la recherche amoureuse et d’homosexualité féminine.

Vos autres livres parlent de l’Estonie, celui-ci est différent des autres…

Baby Jane aurait pu être mon premier roman. Je l’avais écrit au début pour le théâtre et en même temps j’écrivais Les vaches de Staline. Purge était également au début une pièce de théâtre puis est devenu un roman. Mon éditeur lit très vite et du coup la pièce est sortie par la suite. Lorsque j’ai commencé Baby Jane , je trouvais tout à fait logique que ce soit une pièce de théâtre. J’ai toujours été intéressée par la maladie mentale. En tant que femme, je suis intéressée par l’hystérie.

Dès qu’il y a des problèmes en ce qui concerne l’alimentation par exemple, on dit que c’est une femme. En France, les auteurs femmes sont considérées depuis longtemps. Dans d’ autres pays ce n’est pas le cas. Elle ne deviendra rien si elle écrit. Concernant les gens paniquant en public, j’ai vu beaucoup de livres sur les problèmes liés à l’alimentation. Concernant les autres problèmes mentaux, il n’y a pas de littérature. Cela n’intéresse pas les chercheurs et pourtant cela touche autant de monde mais surtout les femmes.

Je vous ai formulé une réponse un petit peu longue à une question simple. L’idée me vient du film What ever happened to Baby Jane film de Robert Aldrich d’après le roman de d’Henry Farrell. J’avais envie de parler de ce type de phobie et le film en parle sans l’annoncer très clairement comme une métaphore. Aucun traitement n’est recherché. Ce sont des personnages dans la lignée des Vaches de Staline, il s’agissait de troubles alimentaires sauf qu’ici il s’agit de panique comme celle d’interagir avec les autres.

 

Il s’agit de perceptions qui jouent sur le développement de ces troubles?

Oui, bien sûr, il y a certains chercheurs qui disent qu’il y a des facteurs de panique causés par des troubles biologiques même si tout dépend de l’héritage que l’on reçoit de sa famille comme quand on a peur d’aller au marché ou de manger dehors. Comment la famille doit agir face à la dépression?

On a tendance à oublier comment se comportaient les gens il y a dix ans. J’ai des amis qui sont morts du SIDA et les médecins et les infirmiers ont été cruels à l’époque tout en sachant ce qu’était la maladie. Hallucinant dans nos pays du Nord modèles soi-disant qui recherchent le rationnel. Il pourrait y avoir une autre maladie dans le même genre et dans ces cas-là, cela pourrait recommencer.

Malgré la recherche du rationnel, on est dans des sociétés plus dures qu’avant. Vous êtes l’auteur de l’histoire de l’Estonie du XXe siècle. Est-ce que vous êtes l’auteur de l’actuel, des troubles actuels?

Quand je travaillais sur Baby Jane, je travaillais surtout sur une micro-histoire, de l’histoire ancienne alors qu’en fait non. Hier, c’est déjà de l’histoire. Baby Jane, écrit en 2003, pas les mêmes moyens de communication qu’avant, pas les mêmes réseaux, donc on entre dans l’histoire. Je voulais représenter les groupes de personnes marginalisées. C’était une culture déjà invisible et donc invisibles pour l’histoire. C’est le cas aussi pour Les vaches de Staline, j’avais quelque part cette ambition et je me suis accrochée à des détails comme les communications et les réseaux et auxquels je ne me serais pas accrochée si j’avais juste voulu écrire un roman.

Vous dépeignez les hommes lâches, peu glorieux. En perdant de leur violence et de leur capacité à interagir sur l’histoire sont-ils devenus des ectoplasmes?

Non. Il y a beaucoup d’auteurs hommes qui ont des personnages hommes. Ce n’est pas quelque chose que je fais forcément. C’est l’histoire qu’il faut pour moi. Je ne me dis pas qu’il y a autant de personnages féminins que masculins. Les hommes homosexuels souffrent également de panique ce qui peut s’expliquer car ils se sentent plus hommes objets que les autres hommes. La question que je me pose effectivement dernièrement: est-ce que j’aurais pu mettre des personnages plus exceptionnels? Dans Purge, j’ai choisi une femme abusée sexuellement, dans Les colombes disparurent, c’est un homme qui écrit l’histoire pour le KGB car ce qui est le plus vraisemblable. J’aurais pu inverser les rôles mais est-ce que cela aurait été intéressant?

La question de la dépendance matérielle, la logistique comme les courses est très importante et difficile dans ce livre-là?

Mais je pense que nous considérons que nous sommes indépendants, je n’en suis pas sûre. On a tous besoin d’interconnexion avec les autres pas par besoin mais pas par conviction comme le personnage de Martin.

La personne la plus indépendante, que tout le monde adore est en fait celle qui se retrouve enfermée. Est-ce que c’est le plus dur, rude de vos romans?

C’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre. J’ai du mal à mettre un adjectif sur mon travail et les lecteurs peuvent aussi chacun le voir différemment. En anglais, dur c’est hard , ce n’est pas le même sens et c’est difficile de répondre à la question.

Dur avec la B.O de Courtney Love…

Effectivement, il y a eu une vague noire de chanteurs de groupes extrêmement négatifs en dehors de Marianne Faithfull. Ces chansons parlent de rêves de jeunesse qui s’étiolent, qui se perdent comme les personnages qui voulaient devenir pilotes et qui ne le seront pas. Des rêves qui quittent le monde des rêves pour devenir des tragédies. C’est plus intéressant de parler des rêves perdus que des rêves tout simplement.

Vous avez parlé de l’histoire de la communauté lesbienne. Quels sont les détails auxquels vous avez fait plus attention. Est-ce que vous avez lu des documents communautaires?

Quel que soit le sujet sur lequel on écrit on a tous besoin de ressources écrites. Cela dépend des sujets. Il y a des documents sur la théorie des gais, l’histoire des gais. Il y a le problème des gens réticents qui n’ont pas envie de parler aux chercheurs. Dans les villes ils sont plus facilement d’accord mais pas à la campagne. Je suis très intéressée par l’histoire orale. Je suis sûre que l’on peut combiner l’histoire orale et écrite et il faut se dire qu’il y a des périodes de l’histoire sans histoire écrite ni orale car il y a un refus de parler.

Il y a beaucoup de musique et un regard politique dans vos livres…

Au niveau de la musique, ce n’est jamais ma musique préférée à moi même si je fais l’effort d’écouter la musique de mes personnages. Quand on écrit, dans ce que l’on fait, il y a toujours une teneur politique. On fait toujours un acte politique, un geste politique. Quand j’ai écrit Baby Jane, je savais qu’il allait être traduit en Estonie et je savais qu’il n’y avait pas de littérature dessus en Estonie. Il est important d’écrire ce genre de livre. Quand il y a eu Cinquante nuances de Grey, ce fut très difficile à traduire en estonien. On s’est rendu compte que des mots manquaient dans la langue et j’espère que cela peut rendre service maintenant que les mots sont venus à la surface et c’est la même chose quand je parle des troubles de comportements et alimentaires. Egalement, comme cela a été dit, des mots qui manquaient dans la langue écrite mais cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas dans la langue orale dans les pays de l’Est. Voilà pourquoi il était important que je mette ces mots-là par écrit.

Quelle est l’importance de l’autobiographie dans votre œuvre?

Les romans sont des romans. Il y a des livres qui traitent de problèmes de façon autobiographique. Lorsque l’on écrit, il y a forcément une part autobiographique, je ne dis pas jusqu’où. A part Les carnets d’Anaïs Nin, il y a bien plus de littérature que dans ces livres-là. C’est bien que les éditions publient des romans qui traitent de ces sujets.

Vous êtes plus connue que Le lièvre de Vatanen d’Arto Paasilinna. Est-ce que vous êtes devenu un emblème?

Ce n’est pas la première fois que l’on me pose la question. Je ne suis pas la bonne personne pour y répondre.

 

 

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« Elle payait le taxi, cherchait des sièges libres, veillait sur le bien-être de sa compagne. Dans les bars homos, on coupait la file d’attente et elle me présentait à tout le monde. Dans les soirées nanas, on dansait des slows et elle respirait encore sur ma nuque. C’était la perfection. »

Qu’est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ? Submergée par de terribles crises d’angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Faire des courses ? Impensable. Boire un verre dans un bar ? Impossible. Sans compter sur les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu’on refuse d’interagir avec le monde ? La narratrice, son grand amour, tente de l’aider comme elle peut. Ensemble, elles vont monter une entreprise d’un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes. Au mépris d’elle-même, elle va essayer de la sauver. Mais à quel prix ?

 

 

Il fut

Un temps

Où tu m’emmenais

Dans une Bohème

De nos vingt ans

 

Juste pour humer

Tu le sais

L’Air du temps

 

On croyait alors l’arrêter

Pour être enfin

Victimes de nos orages

 

Rester sur notre faim

Et oublier ton visage

Sélection aux Trophées de la communication

 

Quoi de mieux pour fêter les deux ans de mon blog que de recevoir ceci:

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Et oui, il a été sélectionné et j’en suis flattée.

Pour en savoir plus sur ce que sont les Trophées de la communication, vous pouvez aller sur leur site:

http://www.trophees-communication.com/

Je vous tiendrai au courant du résultat.

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