Virginia L.

Poésie. Dessin.

Tabac rouge, James Thiérée

imagesCA4MPJOB

James Thiérée

  • Il apprend l’acrobatie, la danse, le trapèze et le violon auprès du Cirque imaginaire et du Cirque invisible. Il se forme au théâtre au Piccolo Teatro de Milan puis à la Harvard Theatre School. Il travaille avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs comme:  Peter Greenway, Beno Besson, Claude Miller, Coline Serreau. Depuis la fin ’90, il crée et met en scène: La Symphonie du Hanneton en 1998 (Il a reçu le prix Adami, et quatre Molière), La Veillée des abysses en 2003, au revoir parapluie en 2007, Raoul en 2009.

 

  • Dans le cadre de la 16ème Biennale de la danse à Lyon, James Thiérée nous présente son dernier spectacle: Tabac rouge. Un  spectacle qui fait la part belle aux danseurs et au décor. Sans texte, le tout dans le genre tastico-toxique.

sans-titre (143)

C’est noir, halluciné avec le personnage central vieillard qui se comporte comme un sale gosse. Il est installé dans son vieux fauteuil avec à ses pieds une sorte de peuple rampant ou sur des roulettes, ça dépend. Le décor est un fatras de tuyauteries, des échafaudages, des miroirs. Du pur imaginaire avec des personnages mystérieux comme la "couturière". Tabac rouge traite aussi de la mort, fait preuve aussi de drôlerie et de tristesse. C’ est très riche avec beaucoup de trouvailles dont une seule pourrait suffire à faire un spectacle. Le volume de la scène est entièrement utilisé, le tout dans un métalangage invité qui permet aux danseurs d’aller au-delà de la communication corporelle. La musique et les sons font partie intégrante du spectacle. A garder en mémoire certaines scènes comme le moment où le "tyran" porte un manteau de "roi" doré avec une traîne qui bouge grâce aux danseurs qui sont dessous ou encore la scène du "papier recousu". Une sorte de Ubu Roi.

Tabac  rouge:

Cela résume bien une de ses citations de l’artiste:

Tout passe par l’envie de voir surgir des images sur scène.

La mode au XVIe siècle

 

Histoire:

Face à l’Empire de Charles Quint, la France joue un rôle essentiel. Après les guerres de religion et l’Edit de Nantes en 1598, l’économie est dynamique et soutenue par une reprise des échanges. L’Angleterre s’affirme sur le plan international grâce  à la stabilité du règne d’Elisabeth 1er (1558-1603). Le Danemark émerge. Les Pays-Bas et l’Italie s’effacent.

La période des modes italiennes:

Sous Louis XII, l’homme a trois pièces essentielles:

  • Le Pourpoint décolleté pour laisser voir la chemise avec ses manches fendues et qui forment deux manchons.
  • Le haut- de chausse séparé du bas-de-chausse. C’ est devenue une véritable culotte à pont. La partie du devant commence à former une poche saillante: la braguette.
  • Le manteau a des formes diverses.
  • Quant à la robe, elle n’est plus portée que par les gens âgés ou comme insigne de fonction.

Louis-xii-roi-de-franceLouis XII (1462-1515)

 

La robe des femmes se porte sur une chemise, des chausses et une cotte et un corset. Elles mettent le touret en soie et en velours.

Pour les deux sexes subsiste la fourrure soit en broderie, en revers ou en doublure. L’influence des modes italiennes pénètre à la cour dès l’expédition de Charles VIII et surtout sous François 1er avec les bas de soie et les  velours venant de Gênes, Florence, Venise, Milan.

Pour les hommes, deux vêtements de dessus possibles:

  • La chamarre: ouverte devant, doublée de fourrure ou d’une soie avec des emmanchures très bouffantes souvent ornées de galons ou de passementeries.
  • La casaque: sorte de paletot sans ceinture, fendu sur le côté et noué. Elle atteint les genoux et elle est à courtes et larges et manches refendues laissant l’avant-bras découvert.

 

images (44)Henri III et Louise de Lorraine, estampe du XIXe siècle

Le pourpoint très souple, avec son décolleté -bateau , laisse voir le bord de la chemise froncée, brodée et, par ses taillades, une doublure de soie. Une basque le prolonge à la taille.

Les chausses, également à crevés, sont souvent parties, c’est-à-dire d’une couleur ou d’une ornementation différente pour chaque jambe. Celles en tonnelet moulent la cuisse jusqu’au genou. Plus tard, au fil du temps, on l’appellera la chausse à la martingale, première forme de la culotte à pont. La braguette deviendra de plus en plus proéminente.

Braguette, crevés et taillades sont d’origine suisse et germanique, tandis que les chamarres rappellent les mantelets italiens. On allège la forme des chaussures avec les escafignons (chaussure décolletée large et renflée au bout du pied) puis les eschappins (sans talon, couvrant le pied et taillade sur le dessus).

Portrait_de_Francois_IerFrançois 1er

  • La barbe est à la mode à partir de 1515 et les cheveux raccourcissent. C’est à l’Italie qu’est emprunté le couvre-chef le plus courant: la toque de Florence, à bords relevés et ornés d’une enseigne. Il y a le chapeau de feutre à fond plat entouré d’une grande plume qui retombe sur le côté. On porte aussi le béret rond et plat en feutre et les chapeaux d’estrain en paille ou til.
  • Une nouveauté dans le port de l’épée en costume civile qui modifie le comportement et ce, jusqu’en 1789. Elle sert de signe distinctif social.

Il y a beaucoup d’étoffes précieuses, galons, broderie d’or et d’argent mais les lois somptuaires de 1532 et 1554 ne parviennent pas à freiner ce luxe.

  • Dès le début du siècle, il y a un changement en ce qui concerne la mode féminine: la robe est fendue devant et laisse voir la cotte dans une échancrure triangulaire. Le décolleté reste carré avec une ligne en arceau. Vers le milieu du siècle, ce décolleté sera couvert par une gorgerette de tissu léger avec des broderies de perles. S’ y adaptera le col montant bordé d’un ruche. Mais la fin du règne de François 1er  verra apparaître la vertugade espagnole.
  • Dès le règne de François 1er, une coiffe, une résille perlée dite escoffion, enveloppe les cheveux. Elle est portée avec le bonnet-chaperon, coiffe légère maintenue par un ou deux cercles de perles ou d’orfèvrerie. Elle est recouverte en arrière par une cornette de chaperon.

sans-titre (140)Diane, comtesse de Guiche dite la Corisande et sa fille, 1580

ME0000057470_3Bal de nuit aux noces du duc de Joyeuse

  • Les veuves portent un chaperon rigide, légèrement arqués sur les côtés.

La période des modes espagnoles

Après 1525, l’influence espagnole simplifie progressivement la tenue. Cela est très net à la fin du règne de François 1er et surtout sous celui de Henri II.
Henry_II_of_France.Henri II, 1559, portrait de François Clouet

  • Les tissus sont sombres et tracés d’or
  • Le pourpoint est appliqué au buste
  • Le collet est montant
  • Les basques sont plus longues
  • Les manches sont moins bouffantes

De 1540 à 1575

  •  Chez les hommes, on fait place aux détails des modes flamande et espagnole aux dépends de la mode italienne. Les chausses ont des poches où se mettent les montres en vogue fabriquées à Nuremberg. La cape espagnole remplace la chamarre. La barbe se taille en pointe. les bas, généralement plus longs, s’attachent aux chausses et sont faits en tricot de soie. Mais cela n’empêche pas les exagérations d’où la loi somptuaire de 1561. Elle est cependant inefficace car elle ne s’applique ni aux princes ni à la cour.
  • Le costume féminin suit également cette tendance vers l’austérité. Le corsage baleiné, décolleté et souvent lacé, laisse apparaître les manches de la chemise comme un pourpoint masculin. La jupe, toujours fendue sur la cotte, est soutenue par la vertugade. La robe est montante avec un collet et des manches plus ou moins volumineuses serrées au poignet. L’amincissement de la taille s’accentue sous Charles IX avec le corps piqué rigide. La vertugade se  modifie. Au jupon cerclé espagnol se substitue un bourrelet circulaire répartissant autour du corps l’ampleur d’une jupe montée à fronces. Cet équivalent français du vertugade se diffuse largement en Hollande. Il fallut faire des chaises hautes dites chaises à vertugadin mais elle ne fut jamais portée par les Espagnoles. De quoi susciter l’ironie de certains…

chaise-a-vertugadin chaises à vertugadin

  • Le corps baleiné, plus rigide, comprime étroitement le buste. Un véritable instrument de torture. A la fin du siècle arrive la troisième forme de plateau ou de tambour plat sur lequel s’étale la robe généralement recouverte d’un volant froncé. Inspiré par la ropa espagnole, la marlotte est un manteau mi-long à manches rembourrées à l’épaule ouvert devant. La berne, elle, est un vêtement de femme du genre marlotte, droit, ample du dos.

La recherche d’une mode nouvelle

  • L’organisation du travail se modernise. Certaines industries connaissent un développement important. Les progrès de la bonneterie  et de la teinturerie sont sensibles à Paris avec les bonnets "façon Saint-Marcel" et les écarlates des familles Gobelins et Canaye sont réputés. Dans la première moitié du siècle, la production en draperie légère est en pleine expansion à Amiens. C’est également le cas pour la soie: la manufacture de Tours a 8000 métiers et Lyon, centre de distribution des étoffes italiennes, devient un centre de production. La ville profite de la protection royale. En 1536, Etienne Turquet et Barthelemi Nariz, marchands d’origine italienne ont l’autorisation de François 1er d’y installer des métiers à tisser et d’embaucher des ouvriers. La ville est la seule à avoir le privilège d’entreposer la soie grège. 12000 personnes y sont employées à la fin du siècle. A Nîmes et Montpellier, on fabrique des velours et des satins. On fabrique des bas de soie à Dourdan et des étoffes de soie à Orléans.

charles_IX_clouet_musee_louvreCharles IX, François Clouet, 1565

Francois-duc-de-guiseFrançois de Guise, portrait au crayon par François Clouet

  • Au début du XVIIe siècle la production séricicole se développe en France. Par ailleurs, la fabrication de futaines de coton réunit à Lyon 2000 ouvriers. Pour protéger ses industries , l’état établit des droits d’entrée sur les tissus étrangers destinés à l’habillement. L’ordonnance du 18 juillet 1540 pour les draps d’or et d’argent et autres tissus venus de l’étranger. Celle de 1572 interdit d’exporter sans autorisation les matières premières textiles et d’importer les draps, toiles, velours, taffetas…

FRANOI~1 François 1er

  • Après l’alliance de François 1er et Soliman, l’Orient est à la mode avec des habillements, chatoyants de satin cramoisi constellé d’or azuré ou vert, empanachés de plumes et ruisselants de pierreries. Et ceci malgré la religiosité espagnole et l’austérité protestante.
  • Un des excès les plus caractéristiques a été la fraise. Elle remonte au collet droit du pourpoint ou de la robe qui laisse dépasser le ruché de la chemise. La ruche se développa lentement à partir de 1550 et ne deviendra la grande fraise indépendant qu’après 1575. Henri III, en 1578, inaugura une fraise empesée  d’un demi-pied de largeur. Elle souleva les quolibets des Parisiens la comparant au plat portant la tête de Saint Jean-Baptiste

imagesCAB2V69Vcritique de la fraise

La fraise sera unie, à un seul rang de tuyaux parfois ouverte devant jusqu’à l’apparition, à la fin du siècle de la fraise non empesée dite à la confusion et du collet monté bordé de dentelle.

  • Les hommes et les femmes portent les cheveux en raquette ou en ratepenade, relevés tout autour du visage. Les femmes les soutiennent grâce à des arceaux. La même petite toque garnie d’une aigrette coiffe les deux sexes mais les femmes mettent un chaperon en forme de cœur dont la pointe avance sur le front. La coiffure sur les côtés. On a donné le nom d’attifet à cette coiffure. Ensuite, les toques disparaitront et les femmes ne porteront plus de chapeau durant près de deux siècles sauf par caprice ou des circonstances spéciales comme la chasse. Subsisteront les chaperons, coiffes et autres cornettes. Arriva la mode des conques: voiles en tissu léger montés sur une vaste armature métallique d’où ils se dressaient derrière la tête et parfois même enveloppaient le dos. En France, il est surtout adopté par les veuves.
  • C’est sûrement le caractère sans cesse changeant de l’habillement qui a servi la réputation de la France en Europe. Plus qu’une activité créatrice, c’est la vivacité de l’esprit français qui exerce son rayonnement sur les pays d’Occident. En face d’une Allemagne austère, une Allemagne protestante,  une Italie divisée, une Angleterre intransigeante, elle offre des variations séduisantes de l’élégance malgré les troubles et les violences.

 

Les petits trucs en plus:

  • Jacques Cartier va au Canada.
  • Le français devient vraiment la langue officielle avec l’Ordonnance du 10 août 1539 de Villers-Cotterêts
  • Les pierres alourdissent énormément les vêtements.
  • Les pierres les plus chères sont les rubis et les perles sont très chères car elles viennent de Ceylan.
  • François 1er invite les artistes italiens qu’il paie très cher dans le but d’aller plus loin que la Renaissance: c’est ce que l’on appelle l’école de Fontainebleau.

La mode au XVIIe siècle

La mode au XVIIIe siècle

La mode au XIXe siècle

La mode au XXe siècle Partie 1

La mode au XXe siècle Partie 2 

Etienne Martin

Jusqu’au 16 septembre, le Musée des Beaux arts de Lyon propose une exposition sur Etienne Martin (1913-1995).

images (42)

Le musée a déjà fait une exposition dédiée à l’artiste mais celle-ci est là pour marquer l’acquisition faite par le musée de la sculpture Hommage à Brown (1988-1990). Un véritable totem.

Etienne-Martin_hommage-Brown_AR0048_250-250

En effet, James Jacques Brown était un artiste très proche d’Etienne Martin. Ce qui est intéressant est qu’elle est exposée face à celle-ci, Etienne Martin écrase l’envie et la médiocrité du sculpteur J. Brown:

sans-titre (135)

Il a été formé aux Beaux Arts de Lyon et a enseigné. C’est un hommage à une figure majeure du XXe s. De La Sauterelle (1933) , emblématique des années de formation:

sans-titre (134)

à l’ Ecce Homo (1993),

images (41)

C’est une racine d’oranger avec des chaînes, de quoi voir un Christ supplicié. Le bois est le matériau préféré du sculpteur comme pourrait l’indiquer son œuvre Le Pommier-Homme dont le titre prouve bien qu’il faisait passer l’arbre, le bois avant l’homme.

En passant par le Nautilus, hommage à Jules Verne:

images (43)

et la Pietà (en tilleul, 1945):

sans-titre (133)

L’exposition nous parle de l’artiste amateur d’architecture qui dessinait des plans de sa maison de famille de Loriol et qui avait une vision architecturale de la sculpture comme le montrent aussi ses Etudes pour demeure en fil de fer.

sans-titre (136)

L’œuvre de l’artiste est représentée chronologiquement. Cela témoigne des enjeux de son temps. Avec ses récompenses nationales et internationales, Etienne Martin s’inscrit dans l’histoire de l’art du XXe s. par la liberté accordée au matériau employé et par la diversité de ses inspirations.

 

La Cappella San Severo

Il n’y a que Naples qui peut accueillir ce genre de mystères. En plein cœur de la ville, le  Musée Chapelle Sansevero è un bijou du patrimoine artistique. Créativité baroque et beauté e mystère se mêlent en créant une atmosphère unique, presque hors du temps.

Parmi les chefs-d’ œuvre, il y a les célèbres sculptures de Giuseppe Sanmartino comme le Christ voilé (Cristo velato) pour son image qui  fait le tour du monde pour la prodigieuse texture de son voile en marbre. Selon notre angle de vision, le Christ semble avoir des expressions différentes.

sans-titre (129)

Il y a aussi des merveilles de virtuosité comme le Disinganno (le fait de sortir de la tromperie), une sculpture dédiée au père de Raimondo di Sangro. Ce dernier espère que son père a retrouvé la morale religieuse avant sa mort. On le voit sortir du filet qui représente la tromperie.

phpThumb_generated_thumbnail

Un soldat allemand, en 1942, n’ a pas voulu croire que c’était uniquement fait de marbre. Pour "vérifier", il a cassé une partie du filet.

Ou encore cette vierge Marie:

sans-titre (130)

Mais il y a aussi des présences énigmatiques comme ces Machines anatomiques. La Cappella Sansevero représente un des plus singuliers monuments che le génie humain aie jamais conçu.

 

imagesCAXH48VD

Ce ne sont pas des squelettes mais des machines fabriquées. Elles représentent le système sanguin. C’est du haut niveau pour l’époque même si maintenant, avec nos connaissances actuelles, on peut relever quelques erreurs.

C’est donc un mausolée mais aussi un temple initiatique dédiée à la franc-maçonnerie avec certains de ses symboles comme le dédale que l’on voit au sol.

sans-titre (131)

De quoi refléter la personnalité de son concepteur: Raimondo di Sangro, septième prince de Sansevero (1710-1771).

sans-titre (132)

 

 

 

Le conte de la princesse Kaguya

sans-titre (118)

Voilà le dernier né des studios Ghibli crées par Miyazaki et Takahata et il y a de grandes chances pour que ce soit leur dernier film. En effet, les studios Ghibli, créateurs de Mon voisin Totoro et du Voyage de Chihiro, ont informé qu’ils arrêtaient la création de grands films. Le Made in Japan coûte trop cher.

sans-titre (128)

Le Conte de la princesse Kaguya, sorti au Japon le 23 novembre 2013 et en France le 25 juin 2014, reprend le conte traditionnel du Coupeur de bambous.

Histoire:

Une petite princesse de la Lune est envoyée sur terre et confiée à une famille qui vit dans la nature. Le père la trouve en coupant du bambou. Elle est alors de la taille d’une toute petite poupée.

images (40)

Avec sa femme, ils l’éduquent et voient le bébé grandir vite, vite…

sans-titre (121)

Elle rencontre un garçon qu’elle aime mais il est l’heure de parfaire son éducation de jeune fille qui vit à la campagne. Elle doit alors partir mais face au codes de la cour, la princesse Kaguya souffre.

sans-titre (123)

et doit faire face au peuple de la lune qui revient la chercher. Comment va-t-elle réagir?

images (38)

 

A méditer:

- La Nature contre la culture représentée par les codes de la Cour impériale.

- Qu’est-ce que vivre? Est-ce ressentir des sentiments?

C’est également plein de poésie comme d’habitude dans les films de Miyazaki. Les couleurs, les traits et le thème sont touchants. Il y a des moments où des traits s’ accélèrent et se font plus sec:

imagesCATSBHLR

Dans la salle, les gens semblaient emportés.

Parler

Pour quoi dire?

Toute cette pression.

Tous c es clichés.

C’est juste un amour.

Que veux-tu.

Tu vois, c’est comme ça.

Un amour.

Une rencontre.

Une habitude.

Et puis, oust

C’est la fin.

Aucune idée

Juste du fugitif

Un mouvement hâtif

Un truc à garder;

Un rien

Un tout petit

A conserver

Une façon d’éprouver

Notre amour

La vie

Notre sincérité

L’ iroha-uta, poésie japonaise

L’iroha-uta ( Chant de l’iroha ), ou plus couramment iroha, désigne la traduction en japonais d’un hymne du Sutra du Nirvana. Il date du XIIe siècle. Il a longtemps utilisé pour l’apprentissage des kanas Il est maintenant utilisé pour l’initiation à la calligraphie et également dans certains théâtres japonais où l’on utilise encore l’ordre des  hiragana de l’iroha pour désigner les rangées de siège. D’auteur inconnu, ce célèbre poème est composé avec la totalité des quarante-sept hiragana, à l’exception du (n)  ultérieur, ainsi que le "Ye" qui est antérieur à l’ère Edo du poème.

Le poème:

iroha_0002

La prononciation

Iro ha nihohe to

Chirinuru o

Wa ka yo tare so

Tsune naramu

Ui no Okuyama

Kyo Koete

Asaki yume misi

Ei mo sezu

 

La traduction:

Les couleurs sont parfumées

Mais pourtant elles disparaissent

Qui peut dans notre monde

rester sans changements.

La haute montagne des aléas,

aujourd’hui j’irai dessus.

N’ayant ni les rêves vains,

Ni l’ivresse du vin.

 

sans-titre (125)

 

Simona, documentariste d’avenir

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Simona est une documentariste italienne. Elle a reçu le prix Adda film festival pour son court métrage L’histoire d’une goutte d’eau. J’ai eu l’occasion de lui poser des questions. Elle partage son amour de la musique et sa vison du métier.

Dis-moi qui tu es?

Je suis enseignante, chercheuse universitaire, une passionnée de musique et de cinéma. Passionnée au point de faire un film sur la musique.

Pourquoi as-tu voulu réaliser des documentaires?

J’y suis arrivée de façon indirecte! J’ai commencé en écrivant de tout: des poésies, des histoires brèves et puis j’ai acheté un appareil photo numérique capable de filmer et je l’ai dirigé sur ce qui me plaisait. J’ai étudié la photographie donc j’ai adapté mon approche au mouvement. Pendant que j’étais à Londres, à un concert, tant d’idées que j’avais se sont rassemblées et j’ai pensé à un documentaire sur la création des chansons. Et maintenant, c’est fini, je suis un documentariste.

Tu as des films, des cinéastes de prédilection?

De nombreux. Martin Scorsese (J’aime tout ce qu’il fait!), Paolo Sorrentino (Ses films sont des symphonies merveilleuses qui caressent), Clio Bernard (Un œil pointu), Terry Gilliam (Solaire avec un sens propre à lui et amusant).

Comment peux-tu qualifier ton film SongBirth?

SongBirth est une déclaration d’amour.

C’est ton premier long métrage. Il y a des différences entre un court métrage et un long métrage? Il y a des façons de concevoir, des conceptions différentes?

Il y a différentes techniques dans les dynamiques et il y a des difficultés à garder le bon tempo, le bon rythme quand on fait un long métrage conceptuel.  Dans le cas de film de fiction, les règles sont les mêmes mais dans un court métrage on peut expérimenter davantage et cela coûte moins. Le court métrage est idéal pour apprendre mais il n’y a ni marché ni distribution… Cependant Je crois que la conception est commune parce que cela concerne l’histoire plus que la durée.

Il y a des sujets plus adaptés à certains types de métrage?

On peut raconter certaines histoires en quelques minutes et d’autres demandent plus de temps.

C’est le même but?

Je ne suis pas sûre d’avoir compris la question mais je crois que le but est de communiquer quelque chose et ce quelque chose peut passer par de nombreuses voies. Donc si le but est de communiquer alors c’est le même but, indépendamment du moyen. Mais celui qui le reçoit est différent, le public des festivals et celui de la télévision peuvent être très différents.

Avec L’histoire d’une goutte d’eau et Death and resurrection, cela semble des vidéos orientées vers l’humanité et l’environnement. C’est vraiment le message que tu veux transmettre?

Le message de la goutte d’eau -et peut-être parce que c’est difficile de voir et articuler mes messages- mais peut-être est-ce l’essence même de la beauté. Death and resurrection est ma façon d’honorer celui qui travaille à reconstruire. Dans les deux cas je cherche ce qui est pour moi beau de toute façon.

Tu peux qualifier ton travail d’engagé?

Je ne saurais le dire. Je m’amuse beaucoup mais les choses cachées et petites m’intéressent. Est-ce engagé?

La musique semble importante pour toi et ton travail?

La musique est fondamentale dans ma vie, toujours. Comme dans la chanson "Vivo per lei."

J’ai entendu dire que tu avais un projet de comédie dramatique. L’histoire d’un musicien?

Je suis en train d’écrire deux scénarios. Leçon d’un italien est l’histoire d’un italo-américain en Italie. Johnny Stow est l’histoire d’une très jeune idole pour adolescents, une star anglaise de la pop qui veut être musicien!

 

L’histoire d’une goutte d’eau:

 

 

Interview théâtrale

Qu’est-ce que l’on ressent quand on se lance dans le théâtre à l’âge adulte? Qu’est-ce que l’on recherche vraiment? Voilà l’interview d’Eric Mansoun, débutant et passionné. Suite à une année de formation au théâtre Le fou, il vient de faire ses premières armes lors de la pièce de fin d’année intitulée Les Egarés.

photoEric Mansoun dans son  costume de la pièce Les égarés

Pourquoi , pour quoi faire du théâtre ?

Cela faisait déjà quelques années que l’idée me trottait dans la tête, mais je n’osais pas franchir le pas. Je ne pensais pas être capable de pouvoir restituer un texte, tout en jouant un rôle sur scène et devant un public. C’est une façon pour moi de dépasser mes limites.

Qu’est-ce que cela apporte ?

Tout d’abord, la satisfaction d’avoir pu concrétiser un rêve. Ensuite, je suis content de ma progression dans ma façon de jouer, grâce aux conseils avisés de notre professeure. Par ailleurs, je pense avoir acquis une meilleure aisance à parler devant un public.

Quelles sensations éprouve-t-on quand on se trouve la première fois sur scène ?

Au delà du trac, j’ai ressenti une grande émotion à me retrouver face au public. Ensuite, on pense surtout à rester concentrer pour ne pas perdre le fil.

Comment peux-tu qualifier la pièce?

C’est avant tout une pièce contemporaine, qui délivre une émotion intense, avec des rôles très différents.

Qu’est-ce que tu peux dire sur ton rôle ?

Je joue un rôle de séducteur, qui est sûr de lui, et qui essaie de séduire une jeune femme avec une approche pleine de sous-entendus.

Pourquoi avoir choisi des extraits de différentes pièces ?

Ce sont avant tout le choix de notre metteur en scène, Pascaline, qui souhaitait monter une pièce faite à partir d’extraits de textes de pièces contemporaines.

Pourquoi avoir pris le thème de la gare ?

On a fait le choix d’un endroit insolite comme celui d’une gare, car cet endroit est le lieu de rencontres idéales et qui permet de faire évoluer des personnages dans différentes situations.

 

10336718_656953987708375_3855300935523474122_n

Mise en scène: Pascaline Chambon

A travers un florilège de textes contemporains, des personnages à la fois drôles et touchants vous embarquent dans un univers sensible à la quête des uns et des autres résonnera en chacun de nous

Avis:

  • Les extraits sont choisis
  • J’ai bien aimé "le ballet" de gens qui se croisent sans vraiment se rencontrer au début.
  • L’idée de la gare est classique mais bien vue.
  • On a tous les sentiments: tristesse, amour, innamoramento, désespoir.
  • On pleure, on rit.
  • Les élèves ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

En espérant que cela vous incite à vous inscrire à des cours de théâtre…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.