Virginia L.

Poésie. Dessin.

Toi

Le jour

La nuit

Dans l’attente

De quoi?

Si la vie me le permet

Je ne saurai

Si je peux

Dans la mort

Te suivre

Te voir

Te sentir

Une dernière fois

 

Joyeux Noël

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Joyeux Noël

Merry Christmas

Buon Natale

Bom Natal

Feliz Navidad

Glaedelig Jul

CRECHE

Entre ciel et terre

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Jón Kalman Stefansson:

(né le 17 décembre 1963 à Reykjavik) est un auteur islandais. Après avoir fini ses études au collège, il travailla par exemple dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie. Il entreprit ensuite des études en littérature à l’ université d’Islande de 1986 à 1991, mais sans les terminer. Pendant cette période, il donna des cours dans différentes écoles et rédigea des articles pour le journal Morgunblaðið. Ensuite, il vécut à Copenhague, où il participa à divers travaux et s’adonna à une lecture assidue. Il rentra en Islande et s’occupa de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbær jusqu’en 2000. Depuis, il se consacre à la production de contes et de romans.

Il a publié jusqu’à aujourd’hui :

  • 1997, L’Été derrière la montagne
  • 1999, La Lumière sur les montagnes
  • 2001, Diverses choses à propos des séquoias et du temps
  • 2003, Le Crépitement des étoiles
  •  Gallimard, 2010, Entre ciel et terre
  • 2011 La Tristesse des anges
  • Gallimard, 2013 Le Cœur de l’homme
  • Gallimard, 2015 D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds.

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  • L’HISTOIRE

Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre.

  • Cette œuvre est pleine de poésie qui est difficile à définir, alors voilà un extrait:

Deux matelots s’étaient noyés, leurs corps n’avaient jamais été retrouvés et ils étaient allés rejoindre la foule des marins qui errent au fond de la mer, se plaignant entre eux de la lenteur du temps, attendant l’appel suprême que quelqu’un leur avait promis en des temps immémoriaux, attendant que Dieu les hisse vers la surface et les attrape dans son épuisette d’étoiles, qu’il  les sèche de son souffle tiède et les laisse entrer à pied sec au royaume des cieux, là, il n’y a jamais de poisson aux repas, disent les noyés qui, toujours aussi optimistes, s’occupent en regardant la quille des bateaux, s’étonnent du nouveau matériel de pêche, maudissent les saloperies que l’homme laisse dans son sillage, mais parfois aussi, pleurent à cause de la vie qui leur manque, pleurent comme pleurent les noyés et voilà pourquoi la mer est salée.

La Marseillaise

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Suite aux attentats de vendredi dernier, aux hommages aux victimes, les gens ont chanté la Marseillaise: C’ est un chant patriotique de la Révolution française adopté par la Convention pendant neuf ans du 14 juillet 1795 jusqu’à l’Empire en 1804.

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Elle est reprise en 1830 pendant la révolution des Trois Glorieuses qui porte  au pouvoir. Berlioz en élabore une orchestration qu’il dédie à Rouget de Lisle. Cela devient définitif en 1879 sous la Troisième République. Pendant la période du régime de Vichy, bien qu’elle soit toujours l’hymne national, elle est souvent accompagnée par le chant Maréchal, nous voilà!. En zone occupée, le commandement militaire allemand interdit de la jouer et de la chanter à partir du 17 juillet 1941. Son caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans la Constitution du 27 octobre 1946 par la IVe République, et en 1958.

Les six premiers couplets sont écrits par Rouget de Lisle en 1792 pour l’Armée du Rhin à la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Autriche. Dans ce contexte originel, la Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire, un hymne à la liberté, un appel patriotique à la mobilisation générale et une exhortation au combat contre la tyrannie et l’invasion étrangère.

Premier couplet

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

Refrain :

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Couplet 2

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

Refrain
Couplet 3

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Refrain
Couplet 4

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain
Couplet 5

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Refrain
Couplet 6

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain
Couplet 7
(dit « couplet des enfants »)

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

(couplet pour les enfants 2e)

Enfants, que l’Honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

Refrain

La Frontière de Lucie Léanne

  • 1

Elle a décidé de partager ce qu’elle a vécu avec humour, critique et finesse dans son roman:

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Pourquoi l’écriture ? Ce n’est pas la première fois ?

J’ai toujours écrit . L’écriture est un refuge, une drogue. Très tôt, j’ai décidé d’être écrivain: à sept ans ; j’ai commencé par de petites rédactions (sourire), plus tard, sont venus des poèmes, des nouvelles, ensuite des romans. Mes publications : un roman : Le fou de Littérature (éditions Lettres du monde, 1999),  des poèmes : Instants de vie (éditions Manuscrit.com, poèmes, 2001). J’ai écrit d’autres romans qui ont été rejetés par les maisons d’édition car ils ne faisaient pas l’unanimité des comités de lecture.

Est-ce que vous n’utilisez le thème de la folie que pour le style ?

Non, pour décrire l’absurde, l’humour, la dérision. Dans un hôpital psychiatrique, les gens dits « fous » ont un humour complètement décalé, déjanté ; certains ne s’en rendent pas compte. Quand je suis sortie de ma chambre d’isolement et que j’ai pu me joindre au reste des patients, un homme est venu vers moi, l’air heureux et m’a dit, en se tenant sur une jambe, : « Je suis un héron » ! Ca m’a fait rire… La folie a aussi des côtés sombres, je m’y suis intéressée, malgré moi.

Vous parlez du rapport avec le corps…

Un rapport très douloureux. J’ai été anorexique pendant de longues années. Enfant, adolescent et à 23 ans, j’ai été internée de force car j’avais un poids très faible. Il y a deux sortes d’anorexie : celle liée aux régimes, le désir d’être mince puis une autre liée à un désarroi profond, l’envie de mourir. On n’a plus faim, plus goût à rien. Dans la Frontière, les deux personnages qui symbolisent cette déchéance du corps, cette destruction, sont Miléna et Mambo : j’emploie les mots « carcasse », « corps déguigandé », « corps qui se craquèle ». J’ai été élevée par des parents toxiques, extrêmement violents . L’anorexie vient de là. J’ai survécu grâce à l’écriture, y ai trouvé une dignité. L’écriture m’a sauvée quelque part. Je parle de ça, aujourd’hui, non pas pour susciter une quelconque pitié; ce n’est vraiment pas mon genre. Mais parce qu’une enfant à 7 ans qui ne mange plus, il faut le signaler, surtout si la famille présente bien, agréable, très polie. Donc le rapport au corps dans la Frontière, est synonyme de souffrance.

Mais il y a aussi le rapport à autrui et à l’environnement…

Mon rapport avec autrui a évidemment été tortueux, difficile; avec un tel passé, vous n’êtes rien, juste un insecte; vous ne parlez à personne, vous vous repliez sur vous même (d’où le personnage de Mambo) ; avec les gens, au début c’était pareil. Cette phrase du roman résume l’état dans lequel j’étais pendant plusieurs années: «dignité séquestrée durant des années, impossible construction de l’être, frontière plantée tout autour, la zone du rien, tente de vivre comme tu le peux, le cœur plein de morve. » Mais aujourd’hui, je vais bien ; jamais je n’ai voulu être une victime, j’ai toujours lutté. J’ai toujours eu cette pensée en moi, comme un garde-fou : « je deviendrai un grand écrivain ». Le bouddhisme, la méditation m’ont énormément apporté.

Cela peut faire penser parfois au style de Boris Vian et son œuvre L’Ecume des jours, des influences ?

La Frontière comparé à l’Ecume des jours ? Au point de vue du style alors car Miléna est bien vivante, contrairement à l’héroïne de Boris Vian. Merci pour la comparaison. (sourire) Mes influences sont différentes : adolescente, j’ai découvert J.M.G Le Clézio et Marguerite Duras : un choc littéraire ! Un bonheur ! Plus tard d’autres auteurs, comme Thomas Mann, Marguerite Yourcenar, Nabokov et William Burroughs.

Vous utilisez des personnifications, dans quel but précis ?

Définition de la personnification (pour les lecteurs) : La personnification est une figure de style qui consiste à attribuer des propriétés humaines à un animal ou à une chose inanimée (objet concret ou abstraction) que l’on fait vouloir, parler, agir, à qui l’on s’adresse (source Wikipédia). C’est drôle car je ne l’avais jamais remarqué ; ça doit être inconscient.Ex: l’espoir « Un essaim de rêves tombé à terre. Il grouille de sons, d’odeurs et d’un noir mat. J’essaie de le ramasser mais l’espoir me pique avec son dard de libellule géante »

Votre livre semble critiquer les soins psychiatriques, un côté engagé de votre part ?

Ah bon ? (rire). Miléna dans le roman dit « : J’ai l’hospitalisation rancunière ». Franchement l’hôpital psychiatrique n’est fait pour personne ; on mélange des personnes dépressives avec des fous qui ont de lourdes pathologies mentales ; vous voyez des hommes, des femmes parler tous seuls, se cogner la tête contre les murs, crier, hurler. Comment voulez-vous reprendre goût à la vie dans un tel endroit ? Et l’internement, enfermée seule dans une pièce, vêtue juste d’une blouse ; aucun effet personnel ; le lit, la table de nuit sont scellés au sol : une vraie prison. En plus on vous gave de calmants : la fameuse camisole chimique. Gare à vous si vous ne les avalez pas ! Il y a peu d’humanité . Ah ! c’est pas Disneyland….(sourire). Régulièrement je reçois des courriels de lecteurs qui ont eu un parent ou un proche placé dans un hôpital psychiatrique, souvent pour une dépression, ou pour anorexie  : ils en ressortent, abîmés, cassés. Il faut trouver d’autres solutions. Pour l’anorexie mentale (quelles qu’en soient les causes), PPDA a fondé l’association : « La maison de Solenn » pour aider les adolescents : voilà une autre solution. Attention ! Dans La Frontière, je ne condamne pas TOUS les psychiatres ; j’en ai vus de très biens, humains qui vous parlent sans vous rabaisser, qui vous écoutent.

Selon vous, est-ce difficile de trouver une place dans cette société ?

C’est difficile tant qu’on ne sait pas qui l’ont est. Nous vivons dans une société violente, (chômage, précarité) où l’apparence est primordiale ; tout repose sur l’image. C’est très superficiel en fait. Quand on sait qui l’on est, sa propre essence, on est invincible ; je parle pour moi. J’ai fait une démarche spirituelle et le jour où je me suis trouvée, où je suis entrée dans le monde de l’être, tout m’a paru beaucoup plus simple et ça l’est vraiment. Bouddha a dit : « Soyez votre refuge, soyez votre lumière » Vivre dans le moment présent , c’est la clef pour se trouver soi-même.

Est-ce que ce livre est avant tout un message d’espoir ?

OUI ! Rien que l’image de l’oiseau récurrente dans tout le roman et même sur la couverture du livre, symbolise l’espoir. Je n’ai pas écrit La Frontière pour être plainte, faire pleurer dans les chaumières, mais pour dire que de toute situation catastrophique, on peut s’en sortir. Cela demande une force immense ( je ne donne pas de leçon). Et l’humour ? Vous n’avez pas mentionné l’humour dans ce roman . (sourire). Miléna a beaucoup d’humour, les fous aussi . La frontière est une ode à la vie.

Il y a un moment où vous jouez sur le contraste entre le rouge et le blanc. Pourquoi ?Cela fait pensez à Chrétien de Troyes ou encore au Roi sans divertissement de Jean Giono …

Je n’ai pas vu ça du tout : le blanc oui, avec la métaphore de la banquise ; et pour rendre hommage au fils de J.M Charcot (éminent neurologue, ) devenu célèbre pour ses explorations dans les régions antarctiques. Le rouge, je le vois très peu. 

Est-ce que vous avez de nouveaux projets ?

Plein, j’ai recommencé à écrire, je prends des notes sur un calepin, j’observe beaucoup. Mes romans commencent toujours comme cela. Une pièce de théâtre aussi, mais surtout je dois trouver un éditeur version papier pour qu’il publie La Frontière. Ce roman plaît aux lecteurs. Alors messieurs les éditeurs, pourquoi ne pas travailler ensemble ?

aussi des côtés sombres; je m’y suis intéressée, malgré moi.

 

site: http://www.lucieléanne.com 

Twitter: @lucieleanne75

Acheter le livre sur http://www.lulu.com/

Facebook https://www.facebook.com/lucieleanne.ecrivain

Cremona

  • Cremona est une ville de 72 000 habitants près de Milan (à moins que ce ne soit Milan qui soit à côté de Crémone :-) ) située sur la rive nord du Pô.

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  • Ses origines remontent à 220 ans avant J.C. Elle a même un musée archéologique. Mais c’est surtout une ville médiévale

sans-titre (215)Piazza del Duomo

  • Mais bien sûr on en parle surtout pour ses luthiers, son école internationale de lutherie ouverte en 1937, ses école de musique, conservatoire, académie de très haut niveau, son salon international d’instruments artisanaux et d’accessoires Mondomusica et les laboratoires des universités de la région qui travaillent avec la ville sur l’acoustique par exemple.

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La ville donc bat pour le violon, la lutherie. on compte 150 ateliers soit 250 personnes surtout situés autour de la place principale.

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Il y a même un grand concours international de lutherie qui a lieu tous les trois ans. Cette année, c’est un Français qui a gagné: Charles Coquet, formé à Paris et un grand musée du violon dédié à Stradivarius, à la lutherie avec un magnifique auditorium.

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  • La lutherie à Crémone:

La technique a été mise au point par Amati avant d’être ensuite améliorée par Stradivari. Il faut faire la table, la caisse, le manche.

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Puis le violon est séché avant d’être peint et vernis.

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Il y a d’ailleurs, dans la ville des artistes peintres et sculpteur sur bois, des métiers qui se complètent. Le 5 décembre 2012, la lutherie de Crémone a été inscrite au Patrimoine mondial matériel et immatériel de l’humanité de l’Unesco.

  • Monteverdi avait l’habitude de venir avec ses musiciens travailler avec les luthiers. Andrea Amati est né en 1505 et ses descendants ont poursuivi le travail. Leurs violons étaient connu jusque dans les Cours d’Espagne et de France. Nicolò , son fils, eut également d’autres enfants. D’autres formes naissent sous la protection des Jésuites. Antonio Stradivari (≈1644-1737) arrive donc deux siècles après les tout premiers luthiers. Il ne fait pas que des violons  mais aussi des luthes, des guitares, des harpes décorées… On connaît par exemple le Clesbee, 1666:

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Un œuvre de « jeunesse ». on reconnaît une forme fine s’inspirant beaucoup d’Amati. Alors que Hellier, 1679, quelques années plus tard est plus rond de quelques centimètres ce qui rend le son plus rond. Il est tout en marqueterie.

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Il est connu en Espagne et la famille Médicis est également cliente…

sans-titre (218)Viola tenore medicea pour la famille Médicis

Il y en a bien d’autres comme, en 1715, année où a été créé le Cremonese:

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Sa longue vie explique sa production prolifique. On estime qu’entre 1665 et 1734, il a fabriqué 1036 instruments. On calcule plus de 600 instruments encore présents. Il meurt en 1737 enterré dans l’église San Domenico  mais elle est détruite en 1868. Ses fils, Francesco et Omobono, meurent peu de temps après lui. Reste son troisième fils, Paolo, qui conserve l’atelier et le revend ensuite avec instruments et documents.

N’oublions pas une autre dynastie de luthiers de Crémone dont le plus célèbre représentant est Bartolomeo Giuseppe Antonio Guarneri né et mort à Crémone (1698-1744). Il a eu de célèbres clients dont Paganini.

C’est bien gentil tout ça mais écoutons Edoardo Zosi qui joue du violon Stradivarius Joachim-Ma fabriqué en 1714. Il a choisi l’Ave Maria de Charles Gounod:

 

Alors, envie d’y aller?:

http://www.turismo.comune.cremona.it

http://www.museodelviolino.org

http://www.friendsof Stradivari.it

http://www.musei.comune.cremona.it

Lyon et la lutherie

Big man Japan

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Big Man Japan (Dai Nippon-jin, 大日本人) est le premier long-métrage du réalisateur japonais  Hitoshi Matsumoto, sorti en 2007. Il s’agit d’une parodie de films de kaijū (monstres géants).

HISTOIRE

L’histoire se présente comme un reportage consacré à Masaru Daisatō (Hitoshi Matsumoto), un marginal japonais détesté de ses voisins.

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On découvre qu’il est régulièrement appelé par le gouvernement pour combattre des monstres géants. Pour cela, il doit « cuire » comme il dit en se rendant dans une centrale électrique où il se transforme en géant. Une fonction qui a perdu tout prestige : son attachée de presse l’oblige à se financer grâce des publicités peintes sur son corps. Une série de fiascos contre des monstres particulièrement grotesques achève de le décrédibiliser.

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La fin du film se présente différemment avec un décor en carton-pâte et des costumes rappelant la série télévisée des années 1960 Ultraman : une famille de super-héros américains. C’est une sorte d’habitude pour Matsumoto que l’on voit entre autre dans son film Symbol. Une façon d’utiliser à sa façon ses influences américaines.

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AVIS

Ce film est touchant, caustique, drôle avec un emploi particulier des couleurs… Il montre une société vénale (par l’intermédiaire de l’agent) qui n’accepte pas les différences. Matsumoto peut également se montrer sensible quand il aborde le thème de la famille. Incompris, peut-être que sa place est ailleurs…

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Révélé en France grâce à ses films, notamment Saya Zamuraï, Hitosho Matsumoto est également acteur, chanteur, écrivain et animateur de télévision. A la manière de son prédécesseur Takeshi Kitano. Matsumoto a débuté sa carrière comme amuseur à la télévision. Ses trouvailles visuelles et narratives le placent davantage dans la lignée des surréalistes, des burlesques, voire des artistes Pop-art. C’est un inventeur audacieux et ludique qui fait du cinéma hors piste.

Le monastère royal de Brou

Monastère royal de Brou

© S. Buathier

L’endroit est magique et la visite vaut le détour !

  • C’ est un complexe religieux situé à Bourg-en-Bresse, une des capitales de l’ancien duché de Savoie. Le site accueille depuis deux millénaires des tombes antiques, paléochrétiennes ou burgondes.
  • Vers 927, Saint Gérard, alors évêque de Mâcon (886-926), se retire sur le site et y fonde avec quelques compagnons un ermitage dans lequel il meurt et est enterré en 958. Ses disciples suivirent ses traditions sous la direction d’un prieur.
  • Dépeuplé, dans les premières années du XIVe siècle, il fut remis, en 1319, par Jean de Clermont, au comte Amédée V de Savoie, à la condition d’y entretenir un religieux pour le desservir.
  • Mais c’est à une belle histoire d’amour que le Monastère royal de Brou doit sa naissance.

 Marguerite d’Autriche (par Bernard Van Orley), duchesse de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons, marraine et tante de Charles Quint.

Veuve inconsolable du duc de Savoie, elle érige ce joyau du gothique flamboyant pour abriter trois somptueux tombeaux : ceux de Philibert le Beau, de sa mère et le sien propre.

Tant pour accomplir un vœu de Marguerite de Bourbon, sa belle-mère, que pour laisser à la postérité un témoignage de son immense douleur, elle acheta le prieuré de Brou et y fonda une église dédiée à saint Nicolas de Tolentin (édifiée de 1513 à 1532), et un monastère (édifié de 1506 à 1512). Elle suivra ce grand chantier, mené en 25 ans, où elle enverra les meilleurs maîtres d’oeuvre et artistes de France, puis de Flandres : l’architecte Loys van Boghem, les peintres Bernard Van Orley et Jean Van Roome, le sculpteur Conrad Meyt…

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Sa haute toiture de tuiles vernissées et colorées, ses fastueux vitraux historiés, son jubé orné de dentelles de pierre,

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sa chapelle, ses tombeaux, ses retables, statues et autres splendeurs décoratives en font un exceptionnel musée de sculpture flamande du 16e siècle…

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  • Le monastère possède trois cloîtres. Marguerite d’Autriche avait prévu d’y achever son veuvage, mais meurt trop tôt. La construction s’achève deux ans après sa mort. Les Augustins restèrent les gardiens des tombes. La Révolution chassa ces derniers. Durant l’automne et l’hiver 1793-94, le cloître abrite le 1er Régiment de Hussards et est ainsi sauvé des démolitions. Le 31 janvier 1794, la municipalité de Bourg fait enfermer les prêtres abdicateurs à Brou.

En  2014, le monastère a été désigné « monument préféré des Français  »

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Le 5 février 2015, le Monastère royal de Brou a reçu le trophée du « Bressan de l’Année 2014 » par l’Académie de la Bresse.

Monument National

  • Thomas Riboud (1755-1835), avocat lyonnais, député de l’Ain et membre du conseil des Cinq-Cents sauve l’ensemble de Brou de la destruction en le faisant déclarer « Monument national ».
  • L’église du monastère fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862, les deux premiers cloîtres en 1889, le troisième cloître fait l’objet d’un classement en 1935. Quant à la grille en fer forgé du troisième cloître, elle provient du château de la Moussière et est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1950.

Le musée municipal de Bourg-en-Bresse

Les bâtiments monastiques sont propriétés de la ville de Bourg-en-Bresse, qui y a installé son musée en 1922. Ce musée présente au rez-de-chaussée un ensemble de statues religieuses allant du XIIIe au XVIIe siècle et, à l’étage, une collection de peintures du XVIe au XXe siècle et d’art moderne.

 

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Et oui :-)

 

Nanuq et ses deux oursons

Depuis quelques temps, j’apprécie le Danemark et il faut dire que des séries comme Borgen et 1864 n’ont rien arrangé :-). J’a donc commencé à apprendre le danois et pourquoi pas, pour commencer à lire dans la langue, un livre pour enfant et je suis tombée sur: Nanuq et ses deux oursons ou en danois:  Nanuq og sine to isbjørneunger aux éditions L’Harmattan

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  • C’est une très bonne lecture pour les enfants entre 3-6 ans et pour une fois c’est également un livre écrit par eux. En effet, c’est un texte de la classe de CE2 de l’école Montoy-Flanville.
  • C’est une édition bilingue dans la collection Contes des quatre vents.
  • Le mélange photos-collages de Rosette Choné sont intéressants. Les photos ont d’ailleurs été prises au Nunavut au bord de l’océan Arctique en août 1996.
  • Le message est positif avec notamment des valeurs comme le courage et la morale de La Fontaine:

    « Patience et longueur de temps

        Font plus que force ni que rage »

L’histoire:

Nanuq, une maman ourse initie ses deux petits, Nanuquino et Nanuqua, à l’apprentissage de la pêche, dans le grand Nord. Mais Nanuquino, le petit frère, a du mal à suivre. Mais après de grands efforts il vaincra sa peur et rejoindra sa mère et sa sœur.

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