Virginia L.

Poésie. Dessin.

Emilie Gormand d’ Epingle et compagnie

 

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Quel est ton parcours ?

Dans la couture, je n’ai pas de formation, j’ai appris avec ma grand-mère, sur le tas.

Explique-nous ton concept ?

J’allie l’uni et les imprimés.

Ton rapport aux couleurs ?

J’utilise beaucoup de rouge, c’est une couleur très communicante, et c’est ma couleur fétiche.

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Est-ce que ça marche ?

Malheureusement, ce n’est pas mon métier premier en raison de ma faible expérience et de mon manque de technique. C’est ma grand-mère qui m’a donné envie de coudre et qui m’a appris.

J’ai vu qu’il y a des ateliers ?

Je proposais des ateliers pour les enfants pour apprendre les rudiments , mais faute de local, c’est difficile de mettre en place ce genre d’événements

Il y a également la possibilité d’avoir des articles sur mesure ?

Oui tout à fait, selon l’envie et les besoins, les couleurs et le temps qui m’est accordé.

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Quels sont tes futurs projets ?

On vient de monter une association et on crée le marché de la création qui aura lieu en décembre.

Mise en lumière de créateurs :

A travers ce projet, cette association affirme son attachement pour une « création partagée » favorisant l’épanouissement de l’individu dans son art. Tout est un Art aimerait mettre à la portée de tous, la possibilité de connaître des créateurs par le biais de manifestations et ainsi contribuer à la découverte d’un répertoire de compétences.

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A la découverte de l’Art :

Au travers de l’association, les habitants, (le public) pourront découvrir par le biais de manifestations éphémères, l’Art par des créateurs de tous les horizons, tous les âges, toutes les cultures et de toutes les passions. Le but ici est le partage et la transmission de « savoir faire » pour peut- être dans un second temps atteindre un « faire ensemble » sur des projets qui s’épanouiront sur le long terme avec la rencontre du public. L’association commencera donc par la mise en place d’un marché de la création.

Quelques autres idées en suspens….

– journée découverte d’un savoir faire avec des démonstrations ex : (la marqueterie)

– exposition, mise en lumière sur des arts de rue ex : (le graphe)

– un défilé de mode

– journée curiosité sur des métiers artistique peu dévoilés ex : (le maquillage de cinéma)

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BLOG:

 epingleetcie.blogspot.com/

 

 

Hafid Aggoune et Anne F.

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Hafid Aggoune présente

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Paru aux éditions Plon

Résumé:

Anne Frank peut-elle réconcilier un homme désespéré avec son époque ?
Après un attentat commis par l’un de ses élèves, qui réveille les plus sombres heures de la vieille Europe, un professeur est au bord de l’effondrement.
Rongé par la culpabilité, décidé à en finir, il redécouvre un soir le Journal d’Anne Frank ; bouleversé par son actualité et sa vivacité, il se met à écrire à sa « petite soeur juive » disparue à quinze ans à Bergen-Belsen.
Entre ses lignes, la jeune fille vive et courageuse renaît, avec son désir d’écrire, sa volonté de devenir une femme indépendante et forte, et sa vision d’un monde meilleur.
A travers cette invocation qui renouvelle notre regard sur ce symbole universel d’espoir qu’incarne Anne Frank, ce roman poignant interroge notre présent, invite à la réflexion et ravive le courage de résister.

Quel est le rôle des parents selon vous ?

C’est une grande question, d’autant qu’avant d’être parent on est un enfant, puis un adolescent et enfin un adulte sans enfant. Devenir parent est propre à chaque individu, je pense. Il y a différentes manières de se préparer à cette responsabilité. Certains se retrouvent parents et doivent affronter ce bouleversement, et parfois le fuient. D’autres l’assument et ont pu s’y préparer, le désirer, ce qui a été mon cas récemment, puisqu’avec ma compagne nous avons choisi de prendre notre temps (13 ans !) et de nous consacrer à notre couple et nos projets artistiques avant de concevoir un enfant, un garçon qui a la chance d’être un vrai enfant de l’amour du coup… ce qui n’est pas donné à tout  le monde.
Je ne vais pas avoir la prétention de répondre en déclarant le rôle qui doit incomber aux parents, mais je dis simplement que mon rôle en tant que « récent » parent sera de chérir, protéger, éduquer mon fils pour qu’il devienne une belle personne, intelligente, bonne et heureuse quel que soit l’état du monde… C’est mon ambition en tant que père. Après, je n’oublie pas l’imprévisible, l’influence du monde, l’expérience personnelle, le destin.
Faire de son mieux pour le bien de l’enfant et du monde qui l’entoure, comme mon père et ma mère, tous deux ouvriers, l’ont fait pour moi et mon frère ; il faut avouer qu’ils s’en sont bien sortis.

Et quel est celui des professeurs ?

Il est vrai que, comme le narrateur de mon roman et auteur de cette lettre imaginaire à Anne Frank, je donne des cours de français (du soutien scolaire chez des particuliers, et non à l’éducation nationale). Mais selon mon point de vue c’est le mot transmission qui doit primer, surtout à une époque qui connaît de multiples fractures culturelles, identitaires, avec cet abandon progressif et dangereux des savoirs anciens et humanistes qui fondent les sciences humaines.
Je pense que tout professeur digne de ce beau métier se doit de défendre la connaissance, mais aussi la curiosité, l’esprit critique, la soif d’apprendre et de développer son esprit. Or, les conditions de travail de certains établissements et de vie de certains élèves font qu’il est difficile d’arriver à cet idéal, et c’est là tout le dilemme qui ronge mon personnage principal.
Par le passé, la figure de l’enseignant imposait le respect et j’ai le souvenir du nom de la plupart de mes professeurs du primaire au supérieur. Aujourd’hui le statut peine à s’imposer, il change, se fragilise, se trouve bousculé. Il revient aux parents et aux politiques de remédier à cela. Il faut éduquer les parents parfois, leur faire comprendre l’importance de l’enseignement, des règles de vie commune. Il faut que le plaisir d’apprendre et celui d’enseigner se rejoigne. C’est l’avenir d’une société qui est en jeu lorsqu’on évoque ce métier, ce n’est pas rien, c’est même crucial et priritaire.

Est-ce que l’on n’en demande pas trop aux professeurs ?

Je pense que tout le monde est concerné pour redresser la barre du grand navire de l’éducation. On ne peut pas instituer des règles verticalement et se détacher de la réalité du terrain. Notre pays va dans le mur quand les ministères ne sont dirigés que par des personnes qui ne connaissent rien à la multiplicité des réalités sociales, économiques, psychologiques des personnes qui vivent réellement une année scolaire.
Tout professeur rêverait d’enseigner sa matière avec la notion de plaisir, sans avoir à faire le flic ou le parent. Tout professeur rêverait de finir son programme, de le rendre intéressant, concret, de susciter l’envie générale, mais comment l’aider à créer cet idéal ? Sûrement pas en prenant des décisions inapplicables ou en demandant plus sans y mettre les moyens humains, temporels et matériels.
Un professeur est plus important qu’un animateur télé ou un banquier… un jour il faudra le comprendre et le mettre en pratique. Tous les métiers tournés vers les autres sont les ponts qui font qu’un pays tient debout et peut se prendre à rêver un peu. Il faut en finir avec le cynisme et le profit sans état d’âme.

Le thème de l’enfance est très présent dans votre livre, comment est-ce que vous pourriez qualifier cette période de la vie ?

Mes romans parlent pour moi et répondent très bien à cette question tant l’enfance, la mienne, est présente à travers la fiction qui englobe mes personnages. J’ai vécu l’expérience d’un double déracinement précoce. Edmonde Charles-Roux (que je ne remercierai jamais assez, paix à sa belle âme) écrivait à propos de mon premier roman , Les Avenirs, que j’avais vécu un exil inversé. Double déracinement car je suis né en France, à Saint-Étienne, donc ma langue maternelle, natale, est le français, mais à l’âge de deux ans mon père a décidé de m’envoyer en Kabylie pour que sa propre mère me connaisse, le temps que je sois en âge d’être scolarisé. Je suis resté là-bas deux ans au lieu de deux mois. J’ai donc perdu ma langue et ma mère. Vous imaginez les dégâts affectifs, structurels, émotionnels que cela aurait pu engendrer. C’est pour cela que je suis tombé amoureux de la langue française, des livres, des écrivains et que j’ai tout de suite où était ma place dans le monde : entre les lignes, dans les yeux des gens, dans les pages, sur le corps des mots. Je dis souvent que lire m’a sauvé la vie et qu’écrire m’apprend à vivre et ce n’est pas une simple formule, c’est la clé de mon existence, la phrase de mon temple.

Qu’est-ce qu’apporte la relecture d’une œuvre une fois adulte ?

Tout l’intérêt d’avoir écrit sur Anne Frank résidait dans cette relecture d’un texte fondateur pour de nombreux adolescents. Malheureusement, une fois adulte, la plupart oublient les mots si lourds, si importants de cette jeune fille. Il faut relire Anne Frank, surtout à notre époque, surtout dans les banlieues, surtout à cause de la perte de la notion d’universalité, d’humanisme. Le Journal d’Anne Frank ne concerne pas seulement le peuple juif dont je fais partie par le biais de ma grand-mère maternelle, mais tout le monde, de toute origine, de toute confession.

Vous parlez du nazisme d’alors et du fanatisme d’aujourd’hui. Que pensez-vous de l’évolution de notre société?
Permettez-moi de citer un auteur important à mes yeux et qui nous a quitté récemment, Imre Kertesz :
« Ni Auschwitz ni le nazisme ne sont des accidents de l’Histoire. Cela peut recommencer. »
Il n’y a rien à ajouter à cette vérité implacable.
Agnostique, je n’ai rien contre les religions, mais l’extrémisme islamiste mérite d’être éradiquer et il ne faut pas avoir honte de se proclamer islamistophobes comme on a pu être anti-nazi ou résistant.
Pour le bien de toutes les communautés, les musulmans doivent faire ce que les chrétiens ont fait pour que les nuits de la Saint-Barthélémy ne se reproduisent jamais : se moderniser, créer leur unité. Avoir peur des amalgames ne suffit pas, car il est évident qu’il n’y a pas de bons musulmans et de mauvais musulmans, comme il n’y a pas de bons juifs et de mauvais juifs, chrétiens, boudhistes, animistes, etc. Il y a de bonnes personnes et des terroristes, des êtres qui respectent la vie et d’autres qui la méprisent, l’assassine au nom d’un nihilisme destructeur. C’est cela qu’il faut combattre, ce cynisme-là qui bafoue la vie, la liberté, la jouissance de l’existence, la différence, les orientations sexuelles, l’amour des uns et des autres.
Mes parents ont élevé leur deux enfants sans religion à la maison. Culturellement ils venaient de pays où la majorité des populations sont musulmanes, à savoir l’Algérie pour mon père et le Maroc pour ma mère, mais pour des raisons qui leur sont personnelles ils ne sont pratiquant d’aucune religion. Mais je ne pense pas que les religions sont le mal incarné, au contraire, la spiritualité est fondamentale dans une existence et chercher un sens à la vie est naturel, mais cela ne doit se mêler de politique ou de diriger la vie des autres.

Quel est votre rapport à l’écriture et au corps ?

Je crois l’avoir déjà dit… c’est intimement lié chez moi.
J’ai très tôt construit ma personnalité dans le refuge de la lecture puis, à la puberté, dans celui de mes propres mots, de mes idées, fictions, poèmes, journal intime. C’est pour cela que le désir a été naturel d’écrire sur Anne Frank, de redonner de l’importance au dialogue avec soi, donc avec l’Autre et enfin les autres.
Mon corps est heureux quand il fait l’amour à la femme qu’il aime comme quand il écrit, fait du skateboard, nage dans l’océan, embrasse mon enfant. Il est important de rendre son corps heureux, vital même. C’est revigorant, jouissif. Écrire, quand on donne à l’idée qui pousse le livre, plus qu’on ne se donne à soi, est réellement une jouissance au sens platonicien, dionysiaque dans le sens de la puissance comme l’entend Nietzsche (que j’aime relire et qui trône sur mon bureau, comme le livre des questions de Jabès ou Écrire de Duras et une biographie sur Henry Miller).
Les livres que j’aime lire ou relire et ceux que j’écris sont partie intégrante de ma nourriture, de mes sécrétions comme la sueur, les larmes, les râles et manifestations physiques de plaisir, le souffle…
Perdre ma langue natale, le français, et ma mère pendant deux ans, m’a obligé à me réinventer et à ne pas me suffire du réel. C’était cela ou périr lentement.

Votre livre traite de la solitude. Quel est votre rapport à celle-ci ?

J’aime la solitude. Mais paradoxalement je suis rapidement à l’aise avec tout le monde, quels que soient les milieux sociaux. Je ne sais pas si je suis un faux philanthrope ou un vrai misanthrope.
On ne peut pas aimer lire et écrire, ou peindre, sculpter, si on n’a pas apprivoisé ses propres démons et, du coup, un vrai plaisir à être confronter au pire ennemi qui soit : ce « je » qui nous regarde autant qu’on le regarde dans le miroir.
Savoir être seul est primordiale pour être fort dans ce monde.

Vous écrivez qu’Anne Frank cherchait la vérité en écrivant. Et vous ?

Je n’ai pas la prétention de la détenir, mais je cherche la vérité de mes personnages ? D’ailleurs je n’écris jamais un roman si je ne sens pas une véracité, quelque chose de tangible, qui tient debout comme un squelette animé par des nerfs. Chercher est le plus beau des métiers car vous ne vous en lassez jamais. Écrire c’est chercher ce qui ne se voit pas, tapi sous l’épaisse moquette blanche de la page, enfoui dans les méandres comme des poussières, ces lambeaux de peaux mortes, des parties de nous, un monde qui grouille et qui ne demande qu’à naître sous des yeux inconnus.

Quels sont vos prochains projets ?

Vous envoyer, enfin, cette interview et continuer à chercher ce prochain roman qui a déjà commencé et que mes éditeurs attendent…

 http://www.hafidaggoune.com

Francis Towne et l’Italie

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Francis Towne (1739-1816)

  • Il a été baptisé en 1739 à Isleworth (Middlesex) et travailla à Londres comme professeur de peinture. Cependant, dans les années 1760, il déménagea à Exeter dans le sud ouest où il travailla comme peintre de paysages locaux et maître en dessin. Cela lui permit de voir la vanité, la cupidité et la duplicité de la ville moderne par rapport à la vie plus contemplative, simple et vertueuse d’Exeter.
  • Il a étudié en Italie de 1780 à 1781. Il ramena 200 travaux d’Italie dont 54 de Rome. Elles lui permirent d’être reconnues en étant à la base d’une grande rétrospective qui lui a été dédié en 1805.

AN00214017_001_lView on the Hollow road near the Arco Oscuro, 1780

  • Nombreuses esquisses ont été dessinées lors de ses promenades à la campagne dans le nord de la ville. La ville moderne n’y est pas représentée et il sélectionnait avec soin les ruines antiques. Tout est intentionnel, clair et choisi. Un peintre avait dit de lui qu’il avait « la gravité et la formalité d’un philosophe profond ».
  • Il travailla pour un travail à grande échelle avec les imprimeurs Giovanni Volpato et Louis Ducros. Il passa à du papier trois fois plus grand à la recherche d’un résultat toujours plus lumineux et n’hésitait pas s’il le fallait à utiliser les doigts. Le but: enregistrer les effets de la lumière du soleil à différents moments de la journée. Il aborda le thème de l’ancien empire romain de façon directe et avec ampleur en s’appuyant sur le travail de Giovanni Battista Piranesi.
  • La chute de l’empire de Rome représentait un avertissement à propos des risques encourus par la liberté et la prospérité en cas d’abandon de la civilisation pour la luxure et la corruption. Ce message avait beaucoup de résonance durant les années 1760-1770 à l’époque du réformateur John Wilkes et de la révolte des colons américains. Exeter était un lieu de refuge pour les libertés avec notamment des discours, des pétitions, de la poésie et l’étude de Rousseau.

images (106)View Under an arch of the Colosseum

Derrière ce tableau, Towne a écrit:

through a Divine impulse with a greatness of mind, and by force of arms he [the Roman emperor Constantine] delivered the Commonwealth at once from the Tyrant and all his Faction.

Le but étant la sauvegarde de la Magna Carta et du Bill of Rights.

Dans A Ruin on the Road to the Ponte Nomentana

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le message est la fugacité. Il a introduit un humble berger et son troupeau, ce qui sert de contraste entre la splendeur d’antan ( autodiscipline, vigueur et industrie) et l’état en décomposition de maintenant.

  • Il rendit compte de son voyage de façon précise à travers des lettres, des journaux et des dessins en indiquant les jours et les heures. Cela renforça son statut auprès de la Exeter society.
  • A son retour, il vendit des copies à des marchands et des propriétaires terriens. Dans les années 1790, l’aquarelle subit une grande transformation grâce à une nouvelle génération qui utilise des couleurs vives et des effets de peinture. Ses commissions diminuèrent. Il échoua, malgré ses nombreuse tentatives, à être reconnu par la Royal Academy alors que son élève John White Abbott était célébré par les critiques. Il retravailla ses vues au niveau des couleurs et des compositions et leur donna de nouveaux noms. Ce fut le cas par exemple de:

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The Baths of Caracalla

Le but est d’adapter son travail à la demande à l’époque de Turner et de Girtin.

Ses œuvres furent léguées par l’intermédiaire de James White en 1818 selon les volontés de Towne. Pendant un siècle elles restèrent sur les étagères de la pièce dédiée aux impressions. L’ère victorienne estimait peu les aquarelles. Trop timides et sans couleurs selon elle par rapport aux effets de la peinture à huile. Au début du XXe s, un groupe de chercheurs commença à réévaluer l’héritage du XVIIIe s et le travail élégant de Towne fait consensus. Comme le disaitle collectionneur Paul Oppé:

To those who are bound to an old fashioned conception of an English water colour school which is divided into a grey period before Girtin and Turner and a blaze of colours afterwards, Towne’s Roman drawings are a disconcerting anomaly, far better left in the obscurity of th British Museum portfolio.

Dans les années 1920-1930, le goût était aux plans plats, aux angles droits, aux carrés. Exactement comme Arricia

Arricia

Francis Towne fut alors considéré comme un pionnier. Une bonne collection de ses dessins fut disponible à la vente et dans les années 1950, son travail est largement représenté dans des musées et des collections privées en Grande-Bretagne et aux USA.

 

 

 

 

 

 

 

Histoire du Japon

Le Japon: De la préhistoire à maintenant

Le Japon a développé avec succès une société florissante, moderne et high-tech tout en célébrant les éléments de sa culture traditionnelle.

  • De 13 500 avant Jésus-Christ à 1 200 après Jésus Christ

Les îles japonaises sont habitées depuis plus de 30 000ans. De chasseurs vivant dans des huttes, ils sont passés à des fermiers cultivant du riz et fabriquant des objets en métal. Puis ils ont commencé à construire des installations permanentes  et des tombes élaborées. Vers 500 après J.C. , le bouddhisme et les nouvelles idées de gouvernement furent introduits d’Asie.

sans-titre (246)Sculpture tombale d’un chef vers 500 après J.C.

sans-titre (242)Dans les années 600 après J.C.

  • Japon médiéval: traditions religieuses (de 1 200 à 1 600)

Les premiers textes bouddhiques et  les statues ont été apportés de la Corée dans les années 500. Le bouddhisme reste une part vitale de la vie japonaise aujourd’hui. Il y a également l’adoration des Kamis.

(Le terme kami désigne en japonais les divinités ou esprits vénérés dans la religion shintoïste. Les kamis sont la plupart du temps des éléments de la nature, des animaux ou des forces créatrices de l’univers, mais peuvent aussi être des esprits de personnes décédées.)

sans-titre (240)divinité (bouddhisme) Fudõ (Myõ-Õ, 1 100s)

sans-titre (241)(armure et casque de samouraï; 1 500- 1 800)

(Le samouraï est un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal durant près de 700 ans.)

  • Période Edo: samouraï, cour et villageois

En 1603 les dirigeants samouraï établirent un nouveau gouvernement militaire dans la cité d’Edo (Tokyo maintenant). L’empereur et sa cour restèrent dans l’ancienne ville de Kyoto.

sans-titre (247)Masque de jeune femme pour le théâtre Nõ (1700-1800)

Masque_de_No_Guimet_271173Nõ, masque de femme émaciée, période Edo.

(Le nô allie des chroniques en vers à des pantomimes dansés avec un jeu dépouillé et codifié. Ces acteurs sont accompagnés par un petit orchestre et un chœur. Constitué fin XIIIe s, le nô unit deux traditions : les pantomimes dansées et les chroniques versifiées récitées par des bonzes errants. Le drame, dont le protagoniste est couvert d’un masque, était joué les jours de fête dans les sanctuaires. Au lieu de narrer une intrigue compliquée, il développe une simple émotion ou une atmosphère. Le nõ a été inscrit en 2008 au patrimoine de l’UNESCO.)

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sans-titre (243)Portrait d’un villageois (1600-1700)

sans-titre (245)Horloge d’un samouraï avec un socle en laque.

Il fallait quelqu’un pour la mettre régulièrement à l’heure.

  • Quatre voix vers l’extérieur

En 1639, le gouvernement interdit de voyager outre-mer. Il contrôlait les contacts étrangers par l’intermédiaire de quatre portes: Tsushima, Satsuma, Nagasaki et Matsumae. En dépit des restrictions, ces voix permirent de commercer et d’avoir des relations avec l’extérieur.

sans-titre (244) Kakiemon, des éléphants pour l’export (1660-1690)

(Les porcelaines Kakiémon étaient produites dans les ateliers d’Arita durant le milieu du XVIIe siècle. La superbe qualité de ses décorations en émaux était très recherchée en Occident, et fut largement imitée par les producteurs de porcelaine occidentaux. En 1971, cette technique artisanale entra dans la liste du Patrimoine culturel du Japon.)

  • Le Japon moderne: de 1853 à maintenant

En 1868, le gouvernement samouraï a été remplacé par un gouvernement plus moderne au nom de l’empereur Meiji. La cour a été déplacée à Edo qui a été renommé Tokyo. Les estampes, les livres montrent un grand changement politique, culturel et social.

sans-titre (248)Plat en  porcelaine, Dawn, 1992 par Tokuda Yasokichi III

 

 

 

 

Under milk wood Au bois lacté de Dylan thomas

Je suis « tombée par hasard » sur cette citation en français et j’ai voulu en savoir plus:

Nous ne sommes ni tout à fait mauvais ni tout à fait bons

Nous qui vivons à l’ombre du Bois lacté

Et toi je sais tu seras le premier

A voir nos vertus plutôt que nos vices

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Et j’ai découvert ceci. C’est extrait de ce que dit le Révérend Eli Jenkins quasiment à la toute fin de Au bois lacté. Qu’en pensez-vous?

REV. ELI JENKINS

Every morning when I wake,
Dear Lord, a little prayer I make,
O please to keep Thy lovely eye
On all poor creatures born to die

And every evening at sun-down
I ask a blessing on the town,
For whether we last the night or no
I’m sure is always touch-and-go.

We are not wholly bad or good                
Who live our lives under Milk Wood,
And Thou, I know, wilt be the first
To see our best side, not our worst.

O let us see another day!
Bless us all this night, I pray,
And to the sun we all will bow
And say, good-bye–but just for now!

C’ est à l’origine une pièce radiophonique de l’auteur gallois Dylan Thomas , devenue plus tard une pièce de théâtre, un film et un opéra. Le conteur invite le public à écouter d’une oreille indiscrète les rêves des habitants du petit village gallois de Llareggub (village fictif), et leurs pensées les plus intimes nous sont livrées.

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Lorsque Dylan Thomas séjourna à New Quay, il partit se promener au petit matin, et écrivit des vers au sujet des habitants lui vinrent alors à l’esprit. Il les couche sur le papier dans Quite Early One Morning (Un matin très tôt) en 1944, et enregistre l’histoire pour la radio en 1945. Il continuera à travailler sur cette idée pendant huit ans, en s’inspirant aussi du village de Laugharne dans lequel il s’installe en 1949. En septembre 1953, il livre à la BBC une version complète de Au bois lacté (Under milk wood). Il en lit un extrait pour la première fois en public aux Etats-Unis. Il meurt deux mois plus tard. La pièce est enregistrée en 1954 par la BBC sur une musique composée par Daniel Jones, ami de longue date de Dylan Thomas. Elle est diffusée pour la première fois le 25 janvier 1954. Le rôle de la ‘Première voix’ était assuré par Richard Burton. Dylan Thomas expliqua que Au bois lacté avait été conçue en réponse au bombardement atomique de Hiroshima, comme un moyen de réaffirmer la beauté du monde. Son écriture poétique ainsi qu’une liste de personnages inoubliables en font une pièce importante dans l’histoire de la radio et du théâtre.

 

Le pays du lieutenant Schreiber

 

Voilà un extrait du livre d’Andreï Makine Le pays du lieutenant Schreiber:

Le sentiment d’injustice est insupportable. Un paradoxe.: tout un flot de bavardages  et d’images qui se déversent quotidiennement des journaux, des radios, des écrans – et pas une ligne, pas un mot qui rendrait comptait compte de ces soldats sur le point de s’effacer dans l’oubli. Des millions de couvertures lustrées, des clones innombrables, féminins ou masculins, étalant toujours la même obscénité de la mode, des vacances, des sports, du showbiz- un ignoble égout qui impose aux milliards d’humains décérébrés ce qu’il doivent penser, aimer, convoiter, ce qu’ils doivent apprécier ou condamner, ce qu’ils doivent savoir de l’actualité, de l’histoire. Le seul but de cette entreprise de crétinisation est le profit, on le sait, déguisé sous le nom de « tirages », de « parts d’audience ».

Qu’en pensez-vous?

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Andreï Makine, né en Sibérie a publié de nombreux romans parmi lesquels Le testament français, La musique d’une vie, L’amour humain, La vie d’un homme inconnu, Une femme aimée. Il a reçu de nombreux prix. Il est désormais membre de l’Académie française.

 

Jean-Claude Servan-Schreiber

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(né en 1918 à Paris) est un homme de presse et homme politique français. Il est le fils de Robert Servan-Schreiber et de Suzanne Crémieux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est lieutenant dans la cavalerie blindée. Dès 1947, il travaille aux Échos dont il devient directeur à la place de son père en 1958. Il crée L’Express avec son cousin Jean-Jacques en 1953 . À la demande de De Gaulle et de Pompidou, il met en place la publicité à la télévision en 1968 et, à ce titre, est à l’origine de la Régie française de publicité. Engagé en politique dans les rangs gaullistes, il devient député de la 11e circonscription de la Seine, en tant que suppléant de Roger Frey.Lors des élections législatives de juin 1968, il défie en vain François Mitterrand dans sa circonscription de la Nièvre.En 1981, il entre au Conseil d’administration de l’Institut Arthur Vernes, en devient président de 1994 jusqu’à 2009.

Andreï Makine à propos de Jean-Claude Servan-Schreiber

Je n’aurais jamais imaginé un destin ouvert sur le sens de la vie. Une existence où se sont incarnés le courage et l’instinct de la mort, l’intense volupté d’être et la douleur, la révolte et le détachement. J’ai découvert un homme qui avait vécu à l’encontre de la haine, aimé au milieu de la pire sauvagerie des guerres, un soldat qui avait su pardonner mais n’avait rien oublié. Son combat rendait leur densité aux mots qu’on n’osait plus prononcer: héroïsme, sacrifice, honneur, patrie…

Histoire de Guignol

Laurent Mourguet, après la crise de la canuserie, se proclama arracheur de dents. Il trouva les marionnettes pour attirer la clientèle et couvrir les cris des patients.

Très vite ce fut le succès et il créa son propre théâtre au Café du Caveau. Un cordonnier, le père Thomas, habitué des lieux, donnait spontanément de sa table la réplique à Mourguet, et amusait les spectateurs. Lors d’une séance, le joyeux buveur ne fut pas là; la pièce fut un échec. Mourguet décida alors de créer la marionnette du savetier, au cas où son absence se répéterait. Gnafron était né avant Guignol.

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La première trace de Guignol remonte aux environs de 1808.

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Son premier nom était Jean Siflavio Chignol, un voisin canut d’origine lombarde. Guignol incarne l’humour, l’indépendance et la joie de vivre.

Laurent Mourguet ne savait ni lire ni écrire. Les pièces constituant le répertoire nous sont parvenues grâce à un magistrat « Onofrio » habitué des spectacles… qui les mit noir sur blanc.

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Guignol réprésenta également la voix du peuple critiquant les autorités et ses représentants et eut à subir la censure. Il est l’ascendant de l’émission de Canal+ Les Guignols.

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Parlez-vous lyonnais?

Gone / Enfant

Fenotte/ Femme

Bambanner/ Flâner

Décaniller/ Partir

Bajafler/ Parler

Trabouler/ Voyager

Cuchon/ Tas

La revoyure/ A nous revoir

Peter la maille/ Embrasser

Ce que l’on peut retenir de l’histoire

Nous avons tant de choses à retenir des faits passés. Et les hommes politiques devraient accorder une plus grande part à l’ histoire. Voilà trois faits que j’ai retenus.

  1. Dur de vouloir son indépendance quand il y a des intérêts économiques en jeu.

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Les Romains le savaient et commençaient par créer des relations économiques avant tout. Difficile pour les Gaulois de vouloir leur indépendance quand leurs principaux clients étaient romains. « Que se passerait-il si les Romains partaient? » Il a fallu des hommes rassembleurs comme Vercingétorix pour sortir de cette « prison dorée ».

2. Calais

En août 1347, le roi d’Angleterre Edouard III envahit Calais et le Calaisis. Calais reste anglaise jusqu’en 1558. Rien d’étonnant que l’Angleterre se sente un peu chez elle là-bas si vous voyez ce que je veux dire…

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En effet, c’est également le cas des rapports anciens colonisateurs- colonisés.

3. Le champ libre à tout

Dans la Rome antique, pas de vide. Un empereur tyrannique est zigouillé pour qu’un autre prenne la place. Mais que se passe – t-il quand un vide se crée. C’est comme en physique, le vide n’existe pas. En histoire, c’est pareil. La Révolution française a fait un vide qui permet tous les possibles. Une place libre pour tous les caractères forts du genre « poussez-vous de là que je m’y mette ». Dans le chaos, les gens ont besoin d’une figure solide. Cela donne la place à:

200px-Bonaparte_Premier_consulNapoléon 1er Consul

En fait l’histoire nous prouve que certaines choses ne changent pas car tout simplement l’être humain reste fondamentalement le même.

Qu’en pensez-vous?

 

 

Dictons et proverbes/ Sayings and proverbs

Never look a gift horse in the mouth

A cheval donné on ne regarde point les dents

sans-titre (227)

The Customer is always right

Le client a toujours raison

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Revenge is sweet

La vengeance est un plat qui se mange froid

sans-titre (228)

Ask no questions and be told no lies

S’abstenir de poser des questions c’est se garantir des mensonges

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All roads lead to Rome

Tous les chemins mènent à Rome

sans-titre (231)

Time will tell you

L’avenir le dira

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All work and no play make Jack a dull boy

Il n’y a pas que le travail dans la vie

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Call a spade a spade

Appeler un chat un chat

sans-titre (229)

Bad news travels fast

Les mauvaises nouvelles vont vite

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It’s raining cats and dogs

Il pleut des cordes

sans-titre (230)

Speech is silver, silence is golden

La parole est d’argent, le silence est d’or

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Silence means consent

Qui ne dit mot consent

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Man is a wolf to man

L’homme est un loup pour l’homme

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No news is good news

Pas de nouvelles bonnes nouvelles

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Toi

Le jour

La nuit

Dans l’attente

De quoi?

Si la vie me le permet

Je ne saurai

Si je peux

Dans la mort

Te suivre

Te voir

Te sentir

Une dernière fois

 

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