6000 miles away

par virginielebrun

Ce spectacle est composé de trois pièces.

Pourquoi ce titre? En hommage à Fukushima qui se trouvait à 6000 miles away de l’ Angleterre où Sylvie Guillem travaillait alors. On sait d’ ailleurs que Sylvie Gillem et soutient l’ association Sea shepherd 

 1) Rearray

Chorégraphie et costumes de William Forsythe

Musique de David Morrow

Lumières: Rachel Shipp

On a affaire à une pièce très attendue car c’ est la première que Nicolas Leriche et Sylvie Guillem travaillent ensemble et il fallait bien quelqu’ un comme William Forsythe qui comprend et admire  l’ école de l’ opéra de Paris pour les réunir. En effet, William Forsythe puise dans la formation clasique, dans ses origines pour détourner et aller plus loin. On est dans la structure et la déstructure: si le haut du corps est structuré on aura le bas de celui-ci destructurés. Le but étant que les bras se comportent comme les jambes et vice versa. Sans oublier la grande difficulté due aux changements importants de tempo. La sobrité du décor, de l’ éclairage et j’ oserai presque dire de la musique également laissent toute la place au duo et à leur technique. Un pur moment de danse.

2) 27′ 52″

Chorégarphie et décor de Jiri Kyliàn

Musique: Dirk Haubrich (d’ après deux thèmes de Malher)

Costume: Joke Visser

Lumières: Kees Tjebbes

Duo de Aurélie Cayla et de Lukas Timulak

Cette chorégraphie est touchante et marquante, à voir. Ce qui frappe avant tout est la très grande présence et technique de Aurélie Cayla. La musique est là et dosée comme il faut pour aider à raconter l’ histoire qui se déroule sur scène. Une très belle pièce et un langage fait de force et de sensibilité propre à Jiri Kyliàn. Tout semble être dit et en même temps pas. Ce duo est presque un effet miroir pour les couples spectateurs et tout reste ouvert. Kyliàn travaille avec ses interpètes pour qu’ ils puissent donner un maximum de leur intreprétation, en les associant à ses créations même si Aurélie Cayla et Lukas Timulak reprennent une pièce créé en 2002.   

3) Bye

Chorégraphie: Mats Ek

Musique : Ludwig van Beethoven

Décors et costumes : Katrin Brännström

Lumières: Erik Berglund

Vidéo: Elias Benxon

Solo de Sylvie Guillem

C’ est la quatrième fois que la Française et le Suédois travaillent ensemble et le chrégarphe lui a créé un petit écrin idéal dans lequel son interprète peut s’ épanouir. Un solo et une histoire dans laquelle Syvlie Guillem peut transmettre tout ce qu’ elle est. Une histoire ( car Mats Ek pense surtout à créer une histoire même quand il donne des directives chorégraphiques) pleine d’ humour et de poésie et de sensiblité avec un costume marquant et une musique qui nous transpporte dans cet univers quasi onirique et plein d’ humour. Un gros travail fait par la vidéo (Elias Benxon) qui est utile à l’ histoire et donne une touche d’ humour fort agréable. Soulignons l’ effort d’ enchaîner des pièces avec des styles et des difficultés complètement différentes. Petit bémol cependant: trop court. En effet, la totalité des pièces est d’ environ 70 minutes.   Image

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