Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : juillet, 2013

Squirrel

J’aime bien ces petites bêtes et c’est triste de les voir écraser au bord de la route alors voilà:Image

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Les années difficiles

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Je vous conseille ce film italien.

Il est le premier d’ une trilogie de Luigi Zampa:

1) Gli anni difficili (1948)

2) Gli anni facili (1953)

3) Gli anni ruggenti (1962)

Les années difficiles a été primé lors de la neuvième Mostra de Venise. C’est une adaptation de l’ œuvre Il vecchio con gli stivali de Vittorio Brancati.

Lors de sa sortie, cette comédie satirique néoréaliste provoqua de durs affrontements au Parlement italien par sa critique de la complaisance fasciste et de l’épuration de la guerre. En effet, les événements étaient récents et on peut voir les personnages tourner leur veste lors de la guerre. C’est ce qu’ aimait dépeindre Luigi Zampa, la vie et le comportement des gens « normaux » lors de la seconde guerre. Cela raconte l’ histoire d’Aldo Piscitello, modeste employé municipal en Sicile, contraint par le maire de prendre sa carte du Parti Fasciste sous peine de perdre son emploi. A contrecoeur il accepte et participe aux événements tandis qu’à un rythme effarant l’invasion de l’ Ethiopie, la guerre d’Espagne, la seconde mondiale se succèdent. Vient la Libération…

C’est un film intéressant, à voir car il permet de mieux se rendre compte de la propagande, de l’ endoctrinement, de la fascination de certaines femmes pour Mussolini sans oublier l’axe Berlin-Rome 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tranche de vie n°10

 CHEZ LE MEDECIN .  

« Tous les Français sont un peu médecins! »

Michel Strogoff, Jules Verne

  Non …mais! Je suis enceinte, pas malade. J’ ai juste l’ impression que je vais exploser. Nicolas? Il mange autant que moi. Il panique. On dirait deux baleines quand on nous voit marcher dans la rue. Il est tellement anxieux et angoissé qu’ il en devient difficile à vivre. Il ferait même fléchir les plus stoïques. Il a fait peur à toutes les filles du cours de respiration en racontant tous les risques et dangers possibles. Vu tous les livres écrits sur le sujet. Au début, il les avait achetés pour passer le temps puis pour s’ informer mais c’ est raté. La sage-f emme a même fini par le sortir du cours. Il angoisse tellement le bébé qu’ il n’ aura pas envie de sortir et de voir la tête de ses parents. Qu’est-ce que j’ en ai marre d’ être un ballon de baudruche, de ne plus voir mes pieds. Il finira bien par sortir, je le garantis.  

 –  «Mon bébé doit arriver fin décembre, début janvier. Y aura-t -il un anesthésiste sur place pendant les fêtes de fin d’ année? » Voilà la question que j’ ai posée pour me rassurer et aussi parce que je n’ai pas envie d’ avoir mal. Je n’ ai jamais eu de tendances masochistes.

 –   «De toute façon, on sera tous bourrés! » me répond le médecin, fier de lui.

 Déjà qu’ un médecin avec un niveau de langage comme celui -là, c’est absolument choquant. Non … mais! Si les médecins parle comme ça mais où va le monde? En pleine déliquescence, j’ en suis sûre. Autant dire que sa plaisanterie ne m’ a pas fait rire du tout.

 Cette remarque langagière à part, je me vois déjà en train de souffrir et les autres, un verre à la main, bavardant gentiment sur les derniers cadeaux et se souhaitant une «Bonne et heureuse année» et tout le blablabla habituel. Dites-moi que je cauchemarde. C’ est ça, oui, ça ne peut être que ça. Ma fille, tu ne fais qu’ un mauvais rêve mais pourtant tu vois bien assis en face de toi ton médecin attitré. Il faut bien te rendre à l’évidence: que tu es bel et bien en état d’ éveil. Et oui, consciente. Peut-être trop consciente. Bref, ça promet.  

Tranche de vie n°9

 

 LE MARIAGE OU COMMENT S’ENCHAÎNER GAIEMENT 

« Beaucoup de courtes folies, c’est ce qui, chez nous, se nomme amour. Et votre mariage finit beaucoup de folies en une longue bêtise. »

Nietzsche

 

    Et arriva le moment tant attendu. Tout le monde était présent et essayait de faire bonne figure. Pas de panique! Étrange ce sentiment, ce mélange de trac et de bonheur. Nicolas, lui, a l’air tout blanc. C’est sûrement dû à la fête d’ hier soir. Enfin bon, même comme ça il est toujours aussi chou surtout, et c’ est à marquer d’ une pierre blanche, dans son costume. Il f aut dire qu’il n’est pas du genre à aimer les cravates. Quant à moi, j’ai évité l’ impression d’ être une tarte couverte d’une grosse couche de chantilly. Le jour où il m’ a demandée en mariage, dans un restaurant, il avait mis un genou à terre. Tout le monde nous avait félicités. Il faut dire que c’ était très discret. Je ne savais plus où me mettre. J’ avais les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres.  Depuis le temps que j’ attends ce moment. On ne se séparera plus Nicolas, je te le jure et ça pour le meilleur comme pour le pire et oui je le veux. Tout le monde crie, les parents pleurent. J’ai même eu droit à un «Je ne l’ espérais plus, je te croyais un cas désespéré. Je me demandais même ce que j’ allais pouvoir faire de toi.» Dans ces cas-là, il vaut mieux ne rien répondre. Avez-vous remarqué que les mères ne sont guère encourageantes parfois? Mais elle n’ arrivera pas à gâcher ma journée. Enfin bon, Judith s’est comportée correctement et même avec une courtoisie inhabituelle envers Paul. C’ est déjà ça. Pas de scandale. Je suppose qu’ elle voulu faire bonne figure vis à vis de sa compagne. 

Je ne pus alors m’ empêcher de penser que ce n’ était pas la fin des ennuis et qu’il fallait que je reste vigilant. Le pire allait peut-être survenir. Décidément…

Tranches de vie n°8

LE DEMENAGEMENT

« Malheureusement… Nous ne sommes pas des escargots. »

Nathalie 

Quand deux tourtereaux se rencontrent, ils doivent avant tout aménager un petit nid: un endroit bien à eux.

   Après des jours, des semaines et des mois de tergiversations, d’hésitations et de discussions passionnées, ils avaient fini par trouver un endroit pas trop loin de leur travail. Une maison qu’ils avaient toujours voulu de plain-pied, seul point commun dans leur choix.

   Après avoir fatigué, usé les agences immobilières et surtout leurs agents qui finissaient par se décourager, ils avaient fini par trouver la maison de leurs rêves et qui, surtout, correspondaient à leur budget. Je peux quasiment dire que l’étape suivante fut aussi difficile et pénible: le déménagement. Des tonnes de cartons à répertorier. Si Nathalie était très organisée, Nicolas, lui, ne l’était pas. Bien ranger dans des cartons représente tout ce qu’il déteste. Quand il était étudiant, des cannettes de bière et des cartons à pizza jonchaient le sol de son studio. Nathalie, avec son flegme légendaire,lui fit comprendre qu’il valait mieux qu’il cessât de perdre son temps à dire «j’en ai marre» et à rouspéter. Elle, classa tout par pièce puis le nombre de cartons par pièce était répertorié tout en indiquant le contenu de chaque carton et placé à part, le «kit de survie» qui serait plus que nécessaire le temps de l’emménagement.

     Quand les déménageurs arrivèrent, ils trouvèrent le tout bien rangé, emballé, classé. Ils furent ravis du travail mâché mais ils déchantèrent vite quand Nathalie les ennuya rapidement avec ses «ça va par ci … par là» et ses «attention». Comme s’ils ne s’en doutaient pas, vu que tout était indiqué sur chaque carton.  Mais le pire arriva quand ils commencèrent à s’occuper des plantes notamment son crocus Libellule (allez savoir pourquoi il s‘ appelait ainsi) et surtout… surtout son orchidée en pot à laquelle elle tenait tant: la bien-nommée Orkhidion (Par contre, là, je sais.C’est le nom grec de l’orchidée parce que ce jour-là elle pensait aux philosophes grecs). Bref, quand elle vit les déménageurs prendre ses chères plantes comme si elles étaient des sacs de pommes-de-terre elle faillit tomber à la renverse. Pour tenter d’expliquer aux pauvres travailleurs qui ne comprenaient pas la raison de tout ce chamboulement, Nicolas ne put dire que «Laissez, il ne faut pas chercher, elle a toujours été comme ça.». Une fois installés chez eux, il fallut donc s’occuper de tous les travaux car la maison fânée, légèrement flétrie par le temps, avait besoin d’un rafraîchissement. Fatigués par tous ces travaux, ils se demandèrent pourquoi ils n’ étaient pas des escargots. Avoir sa maison sur son dos, c’est plus pratique.  

 J’étais fier de mon travail accompli, pensai-je, avec ingénuité mais en regardant tout le déménagement, je ne pus m’empêcher de me poser la question suivante: pourquoi , pour des êtres habitués au nomadisme depuis des millénaires et récemment sédentaires à l’échelle de l’humanité, était-ce si difficile de déménager à quelques kilomètres de chez soi?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tranches de vie n°7

INNAMORAMENTO

 

« Peu me tente le bonheur, lequel n’a point de forme. Mais en gouverne la révélation de l’amour. »

Citadelle, Antoine de Saint-Exupéry

  Une simple poignée de mains et tout devint clair pour Nicolas. Celle qui cherchait depuis si longtemps se trouvait en face de lui. Elle retira sa main pour s’en aller. Moult souvenirs… Tout se bouscula dans sa tête. Elle qui croyait ses blessures cicatrisées… Nicolas fixa ses yeux verts et lui dit:« Attends… Et si on prenait un verre ensemble… tu sais… pour parler… » Il ne s’était jamais senti si gauche. Les yeux de Nathalie regardèrent le sol et elle répondit: « Ecoute, Nicolas, je n’ai pas le temps, je suis pressée. Il approcha sa main de la sienne, la dévisagea et ajouta: « Juste un verre, je t’en prie.» C’ était bien la première fois qu’il priait quelqu’un. Il ne se reconnaissait plus. Elle dégagea ses doigts de la main de Nicolas, se mordit les lèvres et s’entendit prononcer un faible «d’accord». Elle avait accepté pour lui dire tout ce qu’elle pensait de lui, régler ses comptes, lui jeter à la face toute cette rancœur mais elle s’ entendit dire cette simple réponse, un simple «d’ accord». Depuis cette simple réponse, ils avaient pris un verre puis deux. Ils s’étaient vus et revus. Ils étaient faits l’un pour l’autre. Elle avait pu constater qu’il avait changé. Ce n’était plus celui qui l’avait fait souffrir. Il avait grandi. Il avait oublié cette adolescente un peu trop capricieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tranches de vie n°6

 LA RENCONTRE .  

«  Le bonheur ne se cherche pas: on le rencontre. Il n’est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l’accueillir. » 

Bernard Grasset

 

      Prof, c’est stressant. Et oui, je suis professeure, qui l’ eût cru? Ce qui fait tenir? Notre côté mystique, quasi une vocation, celle qui nous fait espérer que l’on réussira à allumer une petite étincelle dans une de ces paires d’ yeux qui vous scrutent pendant des heures car, figurez – vous, elles sont souvent atteintes de «flemmite aiguë » surtout le lundi matin à huit heures du matin. Mais si, vous savez, c’est ette maladie qui fait que l’ on n’ a pas envie de se lever, de sortir du lit. Dans ces cas-là, les chers bambins ont un regard vide encerclé de violet  toute la journée. Désabusée, moi? Non, juste lucide sur notre société et son évolution.

       Digression à part, je viens de louper mon bus (manque de pot oblige). Pas de panique.Tout ce monde qui court, on se demande  pourquoi d’ ailleurs. On court après quoi? Je déteste ce misanthrope qui un jour, allez savoir pourquoi, a inventé un système pour calculer le temps écoulé. Système qui s’ est ensuite perfectionné en montre et a servi à aliéner toute la société. Bref, le résultat est que nous courons derrière ce temps. On bouscule, on est bousculés… après tout, c’est du pareil au même. On se « crisponne », et bien quoi… Pas le droit d’inventer de nouveaux mots en pleine bousculade? Après tout, je m’en «fichoutre» , ce matin je suis plutôt, d’humeur « monologue intérieur »…

 

-« Aie, Vous ne pouvez pas faire attention!  Nicolas, c’est toi?  

      Ils auraient pu y mettre un peu plus du leur. Enfin, je me console comme je peux en me disant qu’ils se sont finalement retrouvés. C’est déjà ça mais j’ai quand même eu chaud.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Est-ce que cela va marcher?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Compagnie de la Reine

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Très belle soirée dans le décor du parc des oiseaux de Villars-les-Dombes en compagnie de Gérard Holtz et de la Compagnie de la Reine. En outre, pour une pièce qui est peu jouée: Le mariage forcé de Molière.

Histoire: Un barbon de 53 ans, Sganarelle (Gérard Holtz), veut se marier avec  Dorinmène (Tiphaine Vaur). Geronimo (Olivier Lecoq) tente de l’ en dissuader car la fidélité de la demoiselle est douteuse et lui conseille d’ en parler avec deux philosophes: Pancrace (Richard Delestre) qui ne fait que s’ écouter et Marphurius ( Alexandre Tourneur) qui pense que tout paraît et qu’ il n’ y a pas  de certitudes. Sganarelle surprend une conversation entre Dorimène et son amant  Lycastre ( Cédric Miele). Sganarelle ne veut donc plus se marier mais Alcidas (Antoine Holtz), le frère de Dorimène, le force à respecter son accord. Le tout avec une touche de modernité que le public a bien apprécié.

Le spectacle est gratuit pour promouvoir l’art théâtral et a un but humanitaire. C’ était pour la bonne cause en effet car les gens pouvaient à la fin de la pièce contribuer à l’ AFM (association française de myopathie).

La Compagnie de la Reine a été fondée en 1999 avec les élèves des meilleures écoles de théâtre.

www.lacompagniedelareine.com

vous pouvez trouver des critiques de théâtre

avec un article sur La mouette

Tranches de vie n°5

     J’ ai préféré laisser s’écouler quelques années. En effet, seul le temps était alors mon allié

 

 Nathalie:

 

       Vive la galère.Toute seule dans une ville que je ne connais pas. Bref une petite fourmi dans une grande fourmilière.

Heureusement que j’ ai une bourse mais bon… Je dois avouer que je tire quand même la langue mais je ne veux rien demander et je ne veux rien devoir.

  Il paraît que la moyenne du quotient intellectuel humain est de cent. Je suis certaine d’ en avoir un de quatre-vingt-dix-neuf. Vous savez, juste le petit neurone en moins. Quand je vois la  pile de bouquins sur le bureau, ça me donne le tournis. J’ ai une  dissertation à rendre pour demain et le sujet est: «Qu’ est-ce que philosopher?». Rien que ça … On commence bien. Mais ce n’ est pas à moi qu’ il faut poser la question.  Demandez plutôt à Platon, Kant et les autres. Bon, d’ accord, je vous le concède, ils sont morts. En plus, le prof a dit: «Huit pages minimum et surtout ne faites pas les malins.».En fait, je pourrais répondre en une seule phrase brève et concise qui a le mérite de tailler dans le vif: «Philosopher, c’ est se poser trop de questions.».  La vie est faite de telle sorte que si l’on réfléchissait énormément on se pendrait haut et court. C’est comme un poisson rouge dans un bocal, il oublie très vite, question de ne plus se rappeler qu’il vient déjà de faire dix tours de son aquarium et que la seule fausse plante présente est là depuis des lustres… autrement il n’y aurait que des poissons rouges déprimés. Bref, en ce qui concerne mon devoir, je n’ai pas de tendances  suicidaires et je me contenterai donc de répondre à la question gentiment posée. En plus, il y a les étudiants, les «mecs». Ici, toute la journée, ils ne parlent tous que de Freud. De quoi vous soûler. D’ après les trois points de l’ horoscope: l’ amour, l’ argent et la santé, il ne me reste donc que la santé.

  

       Nicolas:

Quand Nicolas a dû partir de la maison pour faire des études, il s’est retrouvé seul. Désespérément seul. Surtout en ce qui concerne la cuisine, le ménage et le repassage. Maman n’était plus là pour mijoter de petits plats et le fer à repasser lui était inconnu.

Il trouvait que les études ce n’était pas si mal que ça. Les matières l’intéressaient. Il avait fait la connaissance d’autres personnes, d’autres étudiants avec les mêmes centres d’intérêt.  Après avoir tenté l’ informatique, il avait opté pour une formation dans le commerce. Ses parents l’ avaient forcé, poussé à continuer après le Bac. Lui, il se serait bien vu en train de faire le tour du monde lors d’une année sabatique.

 

Je me préoccupais vraiment pour ces deux âmes perdues, je devais donc leur donner un petit coup de pouce. Est- ce que cela suffirait? Mais je ne pouvais faire plus. Je jouais mon dernier joker, après… Je n’osais y penser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tranches de vie n°4

Une Lettre

 

« Tant d’années, tant d’années avec cette bouteille pour une lettre qui n’est pas arrivée […] rien au monde à part le chat qui me traque n’a plus d’importance , que cette lettre au fil de l’eau. »

 

Robert Pinget

  Il était temps de recoller les morceaux. Même si Nathalie donnait l’impression de ne plus penser à son père, je savais qu’elle était malheureuse. Quelqu’un manquait.

 

Je fis glisser une lettre qui était restée endormie dans un tiroir.

Le père de Nathalie passait de temps en temps pour voir sa fille mais en vain. Il ne voyait que son ex-femme. Chaque fois que Paul venait, il se retrouvait devant un seuil qu’ il ne pouvait franchir, il avait fini par écrire une lettre à sa fille. Lettre dans laquelle il expliquait tout et racontait qu’ il pensait toujours à elle. Mais voilà, ce jour-là, c’était Judth qui était allée chercher le courrier et elle s’était bien gardée de le lui dire. Paul réitéra l’opération mais en vain. Nathalie, elle trouva un coin de papier blanc qui dépassait d’un tiroir et finit par la découvrir ainsi que la supercherie.

Il y eut des noms d ’oiseaux et des larmes, beaucoup trop de larmes. Elle ne savait plus comment réagir… et puis son père… depuis le temps. DESEMPAREE. Un vide l’ empêchait d’ être heureuse mais Nathalie avait fini par apprendre à vivre avec. Est-ce qu’ elle devait le contacter?… Tant de choses à dire, tant de rancœur. C’ était trop d’un coup… Elle termina la journée enfermée dans sa chambre en position de fœtus. Juste le besoin de se rassurer. 

Judith, sa mère, resta décontenancée après avoir maintes fois essayé de se réconcilier avec sa fille. Attristée et dépitée, elle s’ était décidée à se coucher en se disant que la nuit porterait conseil. Le lendemain, elle organisa une rencontre entre Nathalie et son père. Elle vit sa fille  regarder son père avec son regard noir qu’ elle faisait les mauvais jours et les lèvres pincées de quelqu’un qui se retenait de dire un mot qu’ il pourrait regretter. Ensuite, elle la vit petit à petit esquisser un sourire.

 

Mission réussie.