Joseph Cornell

par virginielebrun

Dans l’exposition au Musée des Beaux Arts de Lyon, ils sont tous là et c’est rare:

Joseph Cornell (1903-1972) avec les Surréalistes: Man Ray, André Breton, Salvador Dali (trois tableaux à voir absolument), Marcel Duchamp, Luis Bunuel qui étaient alors à New-York. Joseph Cornell est une figure essentielle de la création en Europe et aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale. L’exposition se concentre sur les années 1930-1950 correspondant aux années de maturité de l’artiste et de diffusion importante du surréalisme aux États-Unis.

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Le travail de Joseph Cornell se caractérise par la diversité et  l’interrelation des pratiques et des formats en deux et trois dimensions : collages, pièces et boîtes réalisées à partir d’objets trouvés.

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Ces boîtes sont comme des petits mondes très intimes et personnels, une impression de retourner en enfance, le tout avec des objets de récupération. L’artiste utilise aussi la photographie et le cinéma, ses « films  collages » sont novateurs. Joseph Cornell connaît sa première expérience surréaliste au contact des collages de Max qui est très représenté dans cette exposition. A l’aide de gravures du XIXe siècle, Max Ernst invente un autre monde avec des collages très maîtrisés. Joseph Cornell lui a rendu hommage en créant « Une Histoire sans nom -pour Max Ernst. On y retrouve d’autres influences comme Giorgio de Chirico et Marcel Duchamp avec qui il fit du compagnonnage. Il y a également ce qu’il appelait ses «  explorations », archives pêle-mêle de documents imprimés. Le surréalisme fut déterminant et à l’origine de sa méthode de travail : le collage et les processus associés que sont le montage, la construction et l’assemblage et dans sa conception fondamentale de l’image comme produit de la juxtaposition poétique. Mais l’inverse est également vrai. L’exposition montre également le trajet artistique et poétique très personnel de Joseph  Cornell, entre les scènes artistiques européenne et américaine lors du conflit mondial dont l’année 1945 est l’emblème. Il fut peut-être l’Américain connaissant le mieux l’Europe à l’Europe.

Exposition jusqu’au 10 février.

www. mba-lyon.fr

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