Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : janvier, 2014

Lyon et le violon

On connaît Lyon grâce à la soie, à sa gastronomie et au cinéma. Mais on oublie l’histoire qu’ a la ville avec le violon. Pourtant nous avons beaucoup de luthiers sur les Pentes de la Croix-Rousse et dans le quartier de la Guillotière.

  • Un des inventeurs, Gaspard Tiefenbrücker, a vécu à Lyon au XVIe siècle tandis que ses cousins s’installent et fondent leur fameuse école à Crémone! Depuis, on a beaucoup écouté le violon, l’alto, le violoncelle à Lyon. Fabricant de luths, de violes, de harpes, c’était un luthier raffiné, connaissant bien son métier. Il eut très probablement l’idée de modifier un instrument, le rebec, fort utilisé en Europe dès le Moyen Âge, et plus particulièrement pratiqué à Lyon. Cet instrument avait trois cordes et on rajouta une quatrième corde pour en augmenter l’étendue et lui donner un corps « noble » à la manière des violes
  • Le plus virtuose des violonistes français du XVIII e siècle, Jean-Marie Leclair, né entre Rhône et Saône, a mené une carrière européenne notamment en Italie et en Hollande. sans-titre (45)
  • Aimé Gros commence la sienne à dix ans avant de diriger le Grand-Théâtre et de fonder en 1872, le conservatoire de Lyon.
  • Fondé en 1905, l’Orchestre de Lyon devient rapidement un point de passage obligé pour les grands virtuoses et cette tradition se perpétue.
  • L’époque actuelle est aussi brillante en ce qui concerne les luthiers: Jean-Frédéric Schmitt et Jacques Fustier. Et voilà des noms pour illustrer maintenant l’école lyonnaise des interprètes: la violoncelliste Anne Gastinel et les violonistes Marie-Annick Nicolas ou Virginie Robilliard…

sans-titre (46)Anne Gastinel

  • Lyon propose l’hiver un festival  Sons d’hivers Cordes mettant en valeur les instruments à archet avec des concerts, des master class et des sessions pédagogiques ainsi que des conférences.

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programmation: www.conservatoire-lyon.fr

Cela me rappelle une poésie que j’ai écrite:

Un atelier en Italie

Du bois.

Des formes.

Des mains qui glissent.

Des sons, des cordes.

Elles insufflent une âme.

Jean Moulin ou Romanin

  • On l’oublie souvent mais Jean Moulin n’a pas été que préfet et grand résistant cher aux Lyonnais mais il a aussi été galeriste et dessinateur. Romanin était son nom d’ artiste Il a fait des crayonnages, des eux fortes, des gravures, encre de chine… Il faisait avec ce qu’il avait sous la main pour croquer une scène ou un personnage et s’essayait à toutes les techniques. Le dessin le prit dès l’enfance. Il griffonnait machinalement et affirma son trait jusqu’à être repéré et publié dans la presse. On peut voir son regard acéré sur la société avec une conscience sociale et politique précoce.

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Poilus planqués, caricatures de professeurs, et plus tard des députés ventrus. Son trait est humoristique et même caustique. Il s’inspire de la bonne société, des milieux culturels, des femmes et leur frivolité et leur inconstance (cliché? Macho?). Il illustra également le poème Armor de Tristan Corbière.

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Vous pouvez les retrouver au musée de Béziers, lieu de naissance de Jean Moulin.

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La mode au XVII, suite

  • Dès 1650, le costume est moins épuré et on adopte jusqu’en 1675 la rhingrave.

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C’est une culotte d’une extrême largeur avec beaucoup de plis. Le pourpoint qui l’accompagne est comme une sorte de brassière ouverte devant et assez courte pour laisser voir la chemise bouffante à la candole: sous les manches très courtes du pourpoint dépassent celle de la chemise. Tout le costume était surchargé par des bouclettes de ruban. En même temps, un surtout, déjà utilisé par les militaires, de forme longue et un peu évasée du bas commença à être utilisé par les civils. Le justaucorps devient un vêtement de dessous sous le nom de veste. Le justaucorps à brevets est une manifestation de privilège royal et il fallait avoir un brevet, une autorisation pour le porter. En effet, dès 1665, des mesures restrictives sont prises  à l’encontre des broderies en or remplacées par d’autres garnitures. En revanche, les pierreries prennent de l’importance dans l’habillement masculin et féminin.

sans-titre (42)Louis XIV visitant la grotte de Thétis.

  • Arrive la robe décolletée en ovale appelée fenne avec une superposition de jupes souples. Seule véritable innovation: le grand collet de lingerie ou de dentelles qui suit l’échancrure au lieu d’entourer le cou.

A partir de 1680, les garnitures se multiplient avec des passements sur les devants de corsage et les jupes. Le corps à baleines est rigide et allongé en pointe sur le devant. Apparent, il est alors muni de manches courtes qui laissent passer celles de la chemise. Les bourgeoises et les femmes du peuple continuent de porter la jupe retroussée d’avant. Pour l’hiver, il y bien sûr le mantelet en forme d’écharpe, à capuchon mobile et la robe doublée de panne et de manchons.

  • De 1675 à 1705

Le port du justaucorps se généralise. Des falbalas, volants, motifs ou pretintailles sont sur le devant de jupe largement dégagé par la robe retroussée sur les hanches et soutenu par un jupon raidi. Mais apparaissent des robes assouplies appelées innocentes, battantes, déshabillées, négligées ou robe de chambre. Les robes nouvelles ont un décolleté carré souligné par un volant de dentelle ou de lingerie avec une chemise à manches plates.

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Le décolleté ovale et la manche très courte resteront l’apanage de la cour. Arrivent les tendances d’une société qui accueille des milieux nouveaux comme la finance, le commerce qui sont plus libres d’allure et affranchis des obligations.

LES CHAPEAUX:

Les hommes:

Fin XVI e siècle, on avait les bonnets de la Renaissance, le chapeau à l’espagnol, l’albanais orné d’un panache:

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Avec Louis XIII, arrive le feutre à la calotte basse et grands bords souples garni de grandes plumes dit à la mousquetaire:

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Il y a aussi le bourdalou, le boukinkan utilisé par les militaires et qui vient du mot de Buckingham.

  • Les femmes et les cheveux:

Les femmes portent un petite chaperon ou une coiffe de soie. La coiffure s’aplatit avec une frange de cheveux, la garcette et deux bouffons crêpés sur les oreilles grâce aux cheveux nattés et enroulés en chignon.

Maria_Teresa12Voilà Marie-Thérèse d’Autriche

Vers la fin du régime de Louis XIII, on dispose les cheveux sur un rouleau avec parfois une mèche nouée d’un ruban puis les boucles s’aplatissent et les bouffons sont remplacés par des boucles longues dites serpenteaux. Vers 1670, il y a la hurluberlu, un amoncellement de boucles coupées au niveau des oreilles.

Pour les hommes:

Sous Henri IV, les cheveux sont courts puis arrivent la moustache et la cadenette, une mèche ramenée en avant.

En 1633, une maladie fait perdre les cheveux du roi d’où l’arrivée de la perruque. Il y a le tour, calotte ronde. Sous Louis XIV, arrive la perruque à fenêtre avec des boucles.

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Après1680, elle prend de grandes proportions qui diminuent vers la fin du siècle. Colbert, inquiet de la quantité de cheveux achetés à l’étranger souhaite l’interdire mais ce rend compte que la France en vend beaucoup en Europe. Cela compense largement. La perruque devient un art. Le Mercure de France présente deux modèles dessinés par Berain.

  • Et au cou?

L’apparition de la cravate coïncide à peu près avec celle du justaucorps.

  • Et les chaussures?

Avec Louis XIII, arrivent les chaussures à pont-levis. Au début du siècle la botte est à la mode. On obtient le secret du cuir qui vient de Hongrie. Il y a également le surpied et la soulette. Louis XIV met des bottes pour monter à cheval. Lestage crée en 1663 les bottes sans couture. Perdigeon vend des bas de soie chinoise.

Pour la mode au XVII, première partie

Pour la mode au XVIIIe siècle

Pour la mode au XIXe siècle

Pour la mode au XXe siècle, première partie

Pour la mode au XXe siècle, seconde partie

Portrait 2

@Artsit-Lover_

@StepInAllThePuddles

Que l’on retrouve sur tweeter a fait à nouveau mon portrait avec des pastels. Voilà le résultat:

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Pour voir la version aquarelle

 

La mode au XVIIe siècle

  • De 1590 à 1625,

on connaît une prépondérance de la mode française et hollandaise.

Suite aux excentricités, l’influence de la mode espagnole réapparaît après la mort de Henri III.

Le costume féminin maintient les crevés sur le corps et les manches.

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Le  verugadin se transforme avec un plateau porté sur les hanches sur lequel s’étale la jupe très froncée.

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Les hommes revêtent un pourpoint à taille arrondie ou légèrement en pointe avec des épaulettes ou des éperons, à grandes taillades à collet droit avec une fraise tantôt ronde tantôt souple et tombante: la fraise à la confusion. La voici:

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Il y avait un collet monté ou retonde  soutenu par une armature. Les trousses sont concurrencées par les chausses en bourse rembourrée . Elles étaient soient à la gigotte soit à la vénitienne

  • De 1625 à 1645

Trictrac_lenainLes joueurs de tric-trac de Mathieu Le Nain

  • La société parisienne ne prenait pas en compte tous les édits somptuaires: celui de 1629, celui de 1633 interdisant les dentelles et les broderies, celui de 1644 décidé par Mazarin interdisant l’or et l’argent dans les costumes. A l’opposé donc d’Henri IV qui avait promu la production de la soie et des industries de luxe en France. Le courtisan à la mode affirme en 1625 que la mode masculine était à l’espagnol. Richelieu et Louis XVI enlèvent toute ambition politique à la noblesse et les nobles n’ont plus qu’à se tourner vers la mode. Le Sieur de Brantes (il donna son nom à des perles allongées), le Sieur de Cadenelle (il donna son nom à une tresse descendant le long de la joue) et Guiche (arbitre des souliers) sont des arbitres de l’élégance. Le pourpoint uni ou à grandes taillades et à longues basques dites tassettes laisse passer le jabot de la chemise. Les manches tailladées laissent voir celles de la chemise et se resserrent au poignet. Les hauts de chausse moins vastes que précédemment mais plus longs sont soit serrés soit flottants en pantalon.

images (14)Portrait de Charles I par Daniel Mytens

  • La cape est maintenant dénommée manteau. La hongreline souvent doublée de fourrure se répand chez les militaires et les civils. La casaque, vêtement court et flottant se caractérise par des manches larges. Le roquet ou rochet est un petit manteau à manches courtes et pendantes sans collet utilisé surtout pour la parade. Il y avait bien sûr les bas. En soie et laine l’hiver ou pour la chasse. Le bas à bottes, en toile, se mettait par dessus le bas.
  • Pour les femmes, l’habillement est plus sobre que celui des hommes. Le corps de jupe baleiné est fait d’un plastron rigide dont la pointe déborde sur le bas de jupe.

sans-titre (35)Entrevue entre Louis XIV et Philippe IV de Charles Lebrun

Les manches tailladées et bouffantes sont soutenues par un coussin rembourré. L’ensemble est de tissus riches, claires et figurées par dessus la robe noire à mancherons fendus et noués au coude sur la manche du corps. Il y avait trois jupes superposées: la modeste, la friponne et la secrète.

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S’ajoute la hongreline, plus courte que la masculine. C’est une sorte de corsage à basque non baleiné et le justaucorps à la Christine. Il faut dire qu’à l’époque, la médecine commence à comprendre que les vêtements trop rigides causaient des problèmes de santé, de circulation sanguine. Dessous, avec la chemise, les femmes portent le caleçon muni de poches, avec de la passementerie auquel s’attachent les bas.

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Pour monter à cheval, elles utilisent des devants de jupe, les devantières. A l’intérieur, elles portent de longs tabliers dits laisse tout-faire.

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Nous sommes à l’époque de Melle de Scudéry. Les précieuses et les spirituelles bourgeoises du Marais ont permis la création de deux poupées, La grande et la petite Pandore, qui iront porter dans toute l’Europe la mode française.

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L’influence de la cour est accentuée par des rapports plus étroits avec la ville. Les lignes pour les hommes et les femmes sont plus sobres, moins superflues et ornementales. Les coiffures également se sont assagies. Influence du jansénisme? À la mort de Louis XIII, la mode était sobre et élégante.

La deuxième partie au prochain numéro.

Pour la mode au XVIIIe

Pour la mode au XIXe

Pour la mode au XXe, première partie

Pour la mode au XXe, seconde partie

Rutebeuf, La Fontaine et la flatterie

Je suis tombée sur La paix de Rutebeuf, voilà un extrait:

Quand l’homme de condition moyenne devient un grand personnage,

Les flatteries commencent à se répandre et les médisances à circuler:

plus on y est habile, plus on obtient ses faveurs.

Finis les jeux et les rires.

Son royaume dégénère en empire,

et tous suivent le même chemin.

L’ami pauvre est tenu à l’écart;

s’il s’aventure à la cour, chacun l’en chasse

par des injures et des reproches.

Le vil flatteur fait vider la place à qui il entend:

à son gré, le meilleur devient le pire.

Voilà donc ce texte du XIII e siècle, je vous ai bien sûr mis la traduction. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un rapprochement avec le texte de La Fontaine du XVIIe siècle:

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Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. « 
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Quatre siècle après, c’était donc encore valable. Est-ce que ça l’est encore au XXIe siècle? Quel texte écririez-vous? N’hésitez pas à me proposer vos textes.

Portrait

Quand un artiste décide de faire mon portrait, voilà ce que ça donne. Cette aquarelle aura peut-être une version avec des pastels. Vous pouvez le trouver sur twitter avec les noms suivants:

StepInAllthePuddles

ou

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La biennale d’art contemporain, Lyon 2014

  • Bon, j’avoue j’ ai été déçue et je l’ai trouvée  moins intéressante que la dernière. Cela suffit les thèmes ou les ready made trop éculés ainsi que l’emploi du réseaux sociaux comme Twitter comme art. Certains ne véhiculaient pas de messages particuliers. Mais voilà ce qu’il faut retenir des œuvres exposées au Musée d’Art Contemporain. Bien sûr, cela n’est que mon opinion personnelle.
  • Se pose la question des œuvres exposées de l’américain Robert Gober, est-ce de l’art ou de l’artisanat?

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Pax Kaffraria: The ruse of Disavorial de Meleko Mokgosi

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Cette photo n’est qu’une partie de l’ensemble qui est composé de huit chapitres.

  • Meleko Mokgosi est un jeune artiste sud-africain du Botswana. Il y a pour moi un trait de psychanalyse net. On voit en effet un beau résumé de son pays avec la nature mais aussi les hommes armés et des riches qui empruntent les codes occidentaux presque de façon ridicule. La question de mondialisation et de ses effets est alors posée ainsi que la question de l’Etat-Nation. Quel est le degré d’identification d’un peuple à une terre? Bref, Meleko Mokgosi  nous propose une histoire du pays avec des cadrages et des points de vue éclatés avec des inspirations cinématographiques. Le tout avec des couleurs magnifiques notamment ce cuivré que l’on voit sur la photo.
  • Les japonais en force.

En force parce qu’en nombre (trois artistes)et très intéressants.

Takao Minami

Œuvre: Fat shades

Cet artiste japonais nous fait le récit d’un paysage pour lequel des enregistrements audiovisuels, des dessins et des animations composent des histoires dilatées dans l’infini du temps. Ce sont la vidéo et le cinéma expérimental au service d’une stratégie picturale. C’est hypnotisant, on se laisse bercer par ce journal intime, les images, le son. C’est très poétique.

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Hiraki Sawa pour l’œuvre Didi I?

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Cette vidéo narre la relation que l’homme a avec sa mémoire. On voit le monde d’un ami de l’artiste qui a perdu a mémoire. Ce monde fait d’une collection de vinyles, apparaît, disparaît . La bande-son lue dans les deux sens donne le tempo des images. La poésie repose sur la qualité de l’image et sa lenteur, sur des incrustations discrètes. En brouillant la linéarité du récit par superposition et décalage, l’artiste interroge les structures cognitives de la mémoire.

Nobuaki Takekawa pour l’œuvre We are Pirates of Uncharted History

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« La galère poursuit sa course dans une direction inconnue, propulsée par d’anonymes rameurs-semblables à des esclaves… »

C’ est pour l’artiste « une aventure idéologique »  qui met en scène la Chine, l’Asie et le Moyen-Orient. Ce sont des allégories qui servent à la fois personnelles, naturelles et culturelles.  Il interroge sur les conséquences des accident nucléaires notamment celui de Fukushima et surtout le manque de réaction de la part des autorités suite à cet accident. L’histoire du monde est symbolisée par une galère remplie d’esclaves sous une autorité désincarnée de la folle économie mondiale. A remarquer: la présence de livres que les galériens lisent.

  • Succession of three ages de Mary Sibande

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Cette œuvre de cette artiste sud-africaine, se présente comme une sorte de grande fontaine neptunienne avec des objets de l’enfance comme ces chevaux à bascule mais cela cache autre chose. En effet, son personnage préféré, Sophie, qu’elle traite d’œuvre en œuvre, s’inspire d’un événement particulier: à la fin des années 80, les manifestants anti-apartheid étaient régulièrement aspergés d’encre pourpre et indélébile pour être facilement identifiés. Cette encre semble couler comme de l’eau.

  • Bjarne Malgaard

J’ai du mal à comprendre l’œuvre sans titre de cet artiste australien. C’est pour moi sans goût, sans but précis à part la provocation mais bon il faut dire que la provocation artistique est assez aisée selon moi en tirant quelques ficelles. Je ne trouve pas cela très utile de détourner des objets ou des personnages comme la Panthère rose.

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  • Ryan Trecartin et Lizzie Fitch

Ce n’est pas génial mais je pense que cette œuvre des ces artistes américains peut interpeler les adolescents en ce qui concerne les thèmes abordés: les réseaux sociaux et de la vie privée exposée au grand jour sans compter le côté ludique de l’installation.

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Pour l’histoire de l’art contemporain

Pour comprendre Keith Haring

Pour Philippe Droguet

Pour Daniel Firman

Quoi lire aux toilettes?

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Guy Solenn a eu une très bonne idée: écrire un livre pour les moments passés aux toilettes. Bon, OK, je ne lis pas aux toilettes mais on apprend plein de choses sur des thèmes très divers.  Publié aux éditions First, Mon cabinet de culture est divisé en 7  chapitres:

1) cabinet de curiosités

2) cabinet d’architectes

3) cabinet médical

4) cabinet d’avocats

5) cabinet ministériel
Il y a un passage intéressant dans ce chapitre, qu’en pensez-vous? Il est intitulé Un regard sans concession sur le monde occidental:

« L’héritage de Gandhi dépasse de loin les frontières de l’Inde. Ayant vécu en Angleterre, il connait la société occidentale. Sans renier les prouesses de la technologie et de la recherche, il déplore le vide moral et spirituel de la société capitaliste. Ce que nous appelons progrès n’est qu’à ses yeux qu’une marche vers un inéluctable retour à l’esclavage. En Occident, les besoins ne cessent de croître et sont condamnés à rester inassouvis. La mécanisation et la mondialisation asservissent aussi bien les peuples du monde  que la population occidentale. Les conflits ne se règlent que devant les tribunaux, et une avidité sans borne a remplacé toute quête spirituelle. L’Occident ne connaît que le profit pour religion, et se montre incapable de limiter ses besoins par lui-même. C’est pourquoi il court à sa perte. Soixante-cinq ans après la mort de Gandhi, on ne peut hélas, que reconnaître la caractère prophétique de sa vision. »

6) cabinet vétérinaire

7) cabinet de toilettes

Il y a même le temps de lecture indiqué.

Pour bien commencer l’année

Bonjour,

Pour commencer une bonne année 2014 avec de bonnes résolutions. Je vous propose les quatre accords toltèques. Ce peuple avait 4 résolutions de base à appliquer absolument. Les voici:

1) Que votre parole soi juste. En gros, ne pas mentir.

2) N’ en faites jamais une affaire personnelle. Ne pas prendre la mouche pour rien. Ne pas se sentir blessé de façon personnelle. Prendre les choses de façon objective.

3) Ne jamais partir sur des suppositions. Pas de « si » mais que des certitudes.

4) Toujours faire de son mieux. C’ est l’ essentiel même si le résultat n’ est pas super.

Voilà. Etes-vous capables de respecter ces « simples » règles de base?

Les Toltèques:

Civilisation de culture mésoamériaine située au Mexique entre 900 et 1 200 de notre ère environ.

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