La mode au XVII, suite

par virginielebrun

  • Dès 1650, le costume est moins épuré et on adopte jusqu’en 1675 la rhingrave.

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C’est une culotte d’une extrême largeur avec beaucoup de plis. Le pourpoint qui l’accompagne est comme une sorte de brassière ouverte devant et assez courte pour laisser voir la chemise bouffante à la candole: sous les manches très courtes du pourpoint dépassent celle de la chemise. Tout le costume était surchargé par des bouclettes de ruban. En même temps, un surtout, déjà utilisé par les militaires, de forme longue et un peu évasée du bas commença à être utilisé par les civils. Le justaucorps devient un vêtement de dessous sous le nom de veste. Le justaucorps à brevets est une manifestation de privilège royal et il fallait avoir un brevet, une autorisation pour le porter. En effet, dès 1665, des mesures restrictives sont prises  à l’encontre des broderies en or remplacées par d’autres garnitures. En revanche, les pierreries prennent de l’importance dans l’habillement masculin et féminin.

sans-titre (42)Louis XIV visitant la grotte de Thétis.

  • Arrive la robe décolletée en ovale appelée fenne avec une superposition de jupes souples. Seule véritable innovation: le grand collet de lingerie ou de dentelles qui suit l’échancrure au lieu d’entourer le cou.

A partir de 1680, les garnitures se multiplient avec des passements sur les devants de corsage et les jupes. Le corps à baleines est rigide et allongé en pointe sur le devant. Apparent, il est alors muni de manches courtes qui laissent passer celles de la chemise. Les bourgeoises et les femmes du peuple continuent de porter la jupe retroussée d’avant. Pour l’hiver, il y bien sûr le mantelet en forme d’écharpe, à capuchon mobile et la robe doublée de panne et de manchons.

  • De 1675 à 1705

Le port du justaucorps se généralise. Des falbalas, volants, motifs ou pretintailles sont sur le devant de jupe largement dégagé par la robe retroussée sur les hanches et soutenu par un jupon raidi. Mais apparaissent des robes assouplies appelées innocentes, battantes, déshabillées, négligées ou robe de chambre. Les robes nouvelles ont un décolleté carré souligné par un volant de dentelle ou de lingerie avec une chemise à manches plates.

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Le décolleté ovale et la manche très courte resteront l’apanage de la cour. Arrivent les tendances d’une société qui accueille des milieux nouveaux comme la finance, le commerce qui sont plus libres d’allure et affranchis des obligations.

LES CHAPEAUX:

Les hommes:

Fin XVI e siècle, on avait les bonnets de la Renaissance, le chapeau à l’espagnol, l’albanais orné d’un panache:

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Avec Louis XIII, arrive le feutre à la calotte basse et grands bords souples garni de grandes plumes dit à la mousquetaire:

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Il y a aussi le bourdalou, le boukinkan utilisé par les militaires et qui vient du mot de Buckingham.

  • Les femmes et les cheveux:

Les femmes portent un petite chaperon ou une coiffe de soie. La coiffure s’aplatit avec une frange de cheveux, la garcette et deux bouffons crêpés sur les oreilles grâce aux cheveux nattés et enroulés en chignon.

Maria_Teresa12Voilà Marie-Thérèse d’Autriche

Vers la fin du régime de Louis XIII, on dispose les cheveux sur un rouleau avec parfois une mèche nouée d’un ruban puis les boucles s’aplatissent et les bouffons sont remplacés par des boucles longues dites serpenteaux. Vers 1670, il y a la hurluberlu, un amoncellement de boucles coupées au niveau des oreilles.

Pour les hommes:

Sous Henri IV, les cheveux sont courts puis arrivent la moustache et la cadenette, une mèche ramenée en avant.

En 1633, une maladie fait perdre les cheveux du roi d’où l’arrivée de la perruque. Il y a le tour, calotte ronde. Sous Louis XIV, arrive la perruque à fenêtre avec des boucles.

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Après1680, elle prend de grandes proportions qui diminuent vers la fin du siècle. Colbert, inquiet de la quantité de cheveux achetés à l’étranger souhaite l’interdire mais ce rend compte que la France en vend beaucoup en Europe. Cela compense largement. La perruque devient un art. Le Mercure de France présente deux modèles dessinés par Berain.

  • Et au cou?

L’apparition de la cravate coïncide à peu près avec celle du justaucorps.

  • Et les chaussures?

Avec Louis XIII, arrivent les chaussures à pont-levis. Au début du siècle la botte est à la mode. On obtient le secret du cuir qui vient de Hongrie. Il y a également le surpied et la soulette. Louis XIV met des bottes pour monter à cheval. Lestage crée en 1663 les bottes sans couture. Perdigeon vend des bas de soie chinoise.

Pour la mode au XVII, première partie

Pour la mode au XVIIIe siècle

Pour la mode au XIXe siècle

Pour la mode au XXe siècle, première partie

Pour la mode au XXe siècle, seconde partie

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