Morton Feldman

par virginielebrun

Morton Feldman

Une musique qui a une surface se construit avec du temps. Une musique qui n’a pas de surface se soumet au temps qui devient une progression rythmique […] en ce sens, mes compositions ne sont pas du tout des « compositions ». On devrait les appeler toiles de temps, toiles que j’imprime d’une toile plus ou moins d’une teinte musicale.

Né en 1926 à New York, mort en 1987 à Buffalo, Morton Feldman a une place importante dans la musique contemporaine du XXe siècle. La peinture de Mark Rothko et de Robert Rauschenberg l’aide dans sa recherche de son monde sonore. Il a une notation graphique qui sert ses œuvres immédiates et physiques pour une liberté d’intonation des divers sons. Il travaille la hauteur, la dynamique, le rythme ou encore la durée. Son but était de projeter des sons dans le temps. Il a écrit XXX Anecdotes and Drawings,  trente improvisations de phénomènes sonores à l’occasion de la conférence de Francfort en 1984. On est alors aux prémices des connivences entre l’image, le son et la chorégraphie. Le tout pour s’immerger, un appel à l’écoute profonde.

 

Que pensez-vous de sa vision de la musique?

 

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