Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : avril, 2014

L’âge d’or de Luis Buñuel

L’histoire

Il s’agit de l’histoire de deux amants éphémères hors convention avec les interdits sexuels et religieux.

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Le film commence par un documentaire sur les scorpions. Le scénario est le prétexte à des scènes blasphématoires dénonçant l’ordre bourgeois qui a provoqué la guerre: un aveugle maltraité, un chien écrasé, une vieille dame giflée au lieu d’être servie, un enfant tué par son père à coup de fusil dans l’indifférence générale, un évêque défenestré, un encensoir déposé sur le trottoir et frôlé par des chevilles féminines qui « font le trottoir », un violon dont on joue à coup de pieds, le Christ sortant vêtu d’une robe immaculée d’une orgie.

On peut retenir l’image d’évêques qui prient sur des rochers

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Puis retrouvés en squelette plus tard:

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La vache dans un lit:

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L’amante qui lèche le pied d’une statue:

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Réception

L’Âge d’or est censuré car jugé antipatriotique, antihumaniste et antichrétien. Il est classé en 1949 par la Cinémathèque française parmi les cent chefs d’œuvre du cinéma.

« Luis Buñuel a jeté avec L’Âge d’or le seul vrai cri, le plus inimitable hurlement en faveur de la liberté humaine de toute l’histoire du cinéma. Ce film brille d’un éclat incomparable au ciel du septième art : c’est l’étoile sur laquelle tous les cinéastes, épris d’indépendance à l’égard des idées reçues ou à l’égard des bons sentiments routiniers peuvent et pourront toujours orienter leur difficile navigation. »

Freddy Buache.

Le film est une commande de Charles et Marie-Laure de Noailles par lequel ils vont entrer en disgrâce. La première séance publique a lieu le 22 octobre à onze heures trente au Panthéon Rive-Gauche devant des invités de marque, parmi lesquels Georges Braque, Gertrude Stein, Marcel Duchamp et André Malraux. Les de Noailles serrent les mains à l’entrée en souriant mais à la sortie, les invités repartent froidement, têtes baissées. Les allusions sacrilèges ont révolté. A commencer par ce Christ sorti du château des dépravations, instigateur de la plus bestiale des orgies.

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Le 3 décembre, une cinquantaine de militants d’ extrême droite investissent le cinéma, jettent de l’encre violette sur l’écran et des boules puantes.

Le 10 décembre 1930, la Commission de censure interdit la diffusion du film. Le 12, le film est saisi. Le négatif original a été caché par le vicomte de Noailles. Des centaines d’articles passionnés, favorables ou haineux, paraissent dans la presse du monde entier. On se jure de ne plus répondre aux invitations des Noailles. Le prestige du vicomte est sérieusement ébranlé. Il est évincé du Jockey club. Le couple se replie deux ans à Hyères. Marie-Laure, elle, retourne à Paris, soutenue par son mari et continue de financer les artistes.

En 1937, une copie tronquée circule sous le titre Dans les eaux glacées du calcul égoïste. Gaumont n’obtient la levée de l’interdiction de projeter qu’en 1981 à, l’occasion de l’élection de François Mitterrand. Il est restauré par le Centre Pompidou en 1993.

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Fiche technique
Scénario : Luis Buñuel et Salvador Dalí.
Musique : Beethoven, Mozart, Richard Wagner, Franz Schubert paso-doble de Georges van Parys
Photographie : Albert Duverger
Décors : Pierre Schildknecht et Alexandre Trauner
Durée : 1 h 01

Distribution

Gaston Modot : l’homme
Lya Lys : la femme
Caridad de Laberdesque : la femme de chambre
Germaine Noizet : la marquise
Lionel Salem : le duc de Blangis
Max Ernst : le chef des bandits
Duchange : le chef d’orchestre
Joseph Llorens Artigas : le gouverneur
Pierre Prévert : Peman, un bandit
Paul Éluard la voix
Valentine Hugo
Jacques Brunius

Mon avis

Cela est très représentatif d’une époque, du surréalisme et de sa liberté de ton. En 2014, cela n’a peut-être plus le même effet. La musique est très étudiée, notamment pour les scènes chez le marquis de X. Elle monte crescendo comme les tensions relationnelles entre les amants. En outre, ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir Max Ernst.

 

 

 

 

 

 

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Gounod

Pas la peine de le présenter mais ça fait quand même du bien de l’écouter. On pense toujours à l’Ave Maria, à Roméo et Juliette et Faust. Certains parlent même du lien ambigu qu’il entretenait avec l’opéra. En tout cas, les compositions purement instrumentales lui permettaient sans doute de laisser plus facilement libre cours à sa fantaisie. On peut-être faire un parallèle avec l’écriture entre la poésie plus instinctive et le roman. J’avais donc envie de vous parler de trois quatuors. J’adore les instruments à cordes et cette version est vraiment belle. Il s’agit des:

 Quatuor n°1 en do majeur (le petit quatuor):Il peut avoir des allures de Canzonetta et de tarentelle.

Quatuor n°2 en la majeur: Une sonate? Un air de pastoral?

 Quatuor n°3 en fa majeur: Les maîtres anciens avec une touche de modernité?

  • Leur histoire

Charles Gounod à dit à Saint-Saëns à propos de ses quatuors:

Je vais te le dire. Ils sont mauvais et je ne te les montrerai pas.

Toujours est-il que les partitions ont disparu jusqu’au moment où, en 1993, la Bibliothèque nationale de France s’est porté acquéreur de de trois quatuors inconnus. Vous avez deviné la suite…

  • Avec les musiciens suivants du Quatuor Danel:

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Ce quatuor a remporté de nombreux Concours internationaux et cherche sans cesse à moderniser le répertoire notamment celui de Hayden.

Marc Danel et Gilles Millet au violon

Fredrik Paulsson à l’alto

Guy Danel au violoncelle

 

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C’est beau, c’est chaud, moderne et ça vous emporte.

Le compositeur

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D’ailleurs Ravel a dit à propos de lui:

C’est Gounod qui a retrouvé le secret de la sensualité harmonique perdue depuis les clavecinistes

Carrément…

 

1818-1893

Fils du peintre François-Louis Gounod et de Victoire Lemachois, son premier professeur de piano.

Il étudie l’harmonie, va au Conservatoire de Paris et étudie la composition. En 1839, il remporte le Grand Prix de Rome pour sa cantate Fernand. Il profite de son séjour à la Villa Médicis pour étudier notamment la musique religieuse.

En 1843, de retour à Paris, il accepte le poste d’organiste et de maître de chapelle de l’église des Missions étrangères. En 1847, il est autorisé à porter l’habit ecclésiastique et s’inscrit au cours de théologie. En 1848, après les journées révolutionnaires, il renonce au sacerdoce et quitte son poste. Puis Sapho, opéra en trois actes sur un livret d’Émile Augier, est créé à l’Opéra en 1851 mais sans grand succès. Il compose ensuite une musique de scène pour Ulysse de François Ponsard. En 1852, il épouse Anna Zimmerman. Il compose Le Médecin malgré lui, opéra-comique en 3 actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré, avec qui il collaborera souvent. En 1859, son opéra Faust est joué et remporte un succès considérable. En 1860, il écrit deux opéras- comiques Philémon et Baucis et La Colombe. Il crée en 1862 La Reine de Saba, mais cet opéra s’arrête au bout de quinze représentations. En 1867 pendant l’exposition universelle, Roméo et Juliette connaîtra un succès très vif.

En 1870, il fuit l’invasion allemande et s’installe en Angleterre. Il fait la connaissance de la chanteuse Georgina Weldon avec qui il aura une liaison pendant quatre ans. En 1872 est donné Les Deux Reines de France, un drame qui est mal accueilli. Puis est créé au Théâtre de la Gaîté Jeanne d’Arc, un drame qui ravive le patriotisme français. En 1874, Gounod quitte la Grande-Bretagne.

Dans la dernière partie de sa vie, Gounod compose beaucoup de musique religieuse: un grand nombre de messes et deux oratorios La Rédemption (1882) et Mors et Vita (1885).

Il meurt en 1893 à Saint-Cloud. Ses obsèques ont lieu dix jours plus tard avec le concours de Camille Saint-Saëns à l’orgue et de Gabriel Fauré à la tête de la maîtrise.

 

PAUL LYNCH, un ciel rouge le matin.

 

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Voilà Paul Lynch, l’auteur irlandais du moment, certains le présentent comme le successeur de Cormac McCarthy. Voilà son premier roman traduit en français.

L’histoire

1832, Coll Coyle, jeune métayer au service d’un puissant propriétaire apprend qu’il est expulsé avec sa famille. Cela tourne au drame, la famille doit fuir. C’est le début d’une véritable chasse à l’homme qui va le mener à Londonberry puis en Pennsylvanie. Pleine de rage et d’espoirs déçus, son odyssée tragique parle d’oppression et de vengeance, du lien viscéral qui unit les hommes à leur terre.

Voilà les thèmes abordés:

L’Irlande et la culture américaine

L’histoire commence en Irlande et se termine aux Etats-Unis. Comme si les Etats-Unis happaient tout. Ceci également dans la littérature et autres formes culturelles. D’ailleurs les écrivains du Commonwealth ont peur depuis que The a décidé d’ouvrir son prix aux auteurs américains.

Un irlandais qui critique l’ Irlande

Dans le livre, il y a un personnage irlandais qui critique l’Irlande et les Irlandais en ce qui concerne leur développement économique, social. Naturellement Paul Lynch ne le pense pas mais affirme que quand c’est un personnage sociopathe, ça fait peur.

La citation

« Les dieux ont déguisé leur apparence

Et se sont exilés en terre étrangère,

Paysans hirsutes poussant leurs troupeaux de porcs.

Mais sous le hâle des visages,

Transparaît toujours leur éclat céleste. »

Cette citation de A.E. montre que derrière chaque personne se cache quelque chose de divin et que Dieu n’est pas toujours derrière nous.

La propriété

Dans l’histoire, la famille du personnage principal se fait expulser comme on peut le voir en ce moment en Irlande à cause de  la crise. L’histoire se répète. On promet aux Irlandais du travail et ils partent à l’étranger comme le personnage principal.

Ecriture linéaire comme la vie.

Paul Lynch a une écriture particulière, linéaire car la vie est linéaire avec son passé, son présent et son futur. Il veut sortir du style irlandais traditionnel. Il assume le fait qu’il a une grammaire déstructurée, changeant de temps intempestivement. Cela soulève d’ailleurs le problème de la traduction. Il a d’ailleurs affirmé qu’il adorait la poésie et ne pense pas qu’il faut séparer la poésie et la prose. On peut écrire de la prose de façon poétique. Il faut  déstructurer la langue et l’anglais et sa diversité le permet plus que le français.

Les personnages

Le livre est écrit à la troisième personne représentant Coll Coyle. Mais il y a un personnage qui est représenté à la première personne: Sarah, la femme de Coll. Paul Lynch a mis du temps pour trouver cette voix. Elle apporte cette sensibilité nécessaire. Elle se débat dans tout ça et essaie de comprendre le monde dans lequel elle vit.

L’accueil du livre

Le livre est très bien accueilli en France mais en Irlande c’est un peu plus difficile car le style change de celui irlandais et le recul est nécessaire pour appréhender l’histoire.

Le prochain livre 

C’est The black snow, il sortira en automne prochain en français et parlera de l’Irlande des années 40.

LYNCH

Rencontre avec Donato Carrisi

 

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Donato Carrisi s’est dit « lié à ce festival » qu’est Quais du polar depuis le Chuchoteur (Il suggeritore) en 2009.

En pleine carrière de scénariste, il a tout lâché pour écrire ce roman. « J’ai énormément risqué » a-t-il expliqué. Risque qu’il a tenté de limiter en prenant un agent littéraire, Luigi Bernabo. Mais ce fut un pari gagné grâce auquel il a pu faire le tour du monde, faire connaissance avec mes premiers lecteurs donc auteurs de de roman car sans eux il n’ y a pas d’auteurs.

Qu’est-ce qu’être auteur?

Il faut écrire un deuxième roman pour devenir écrivain avec le regard des lecteurs qui attendent avec impatience le deuxième.

L’histoire du Tribunal des âmes:

Comme deuxième roman, j’avais une histoire très belle, presque finie jusqu’au moment où un ami policier m’appelle et me dise ceci: « Nous menons une enquête et je sui en contact avec une personne particulière. Tu dois la rencontrer. Il a quelque chose à d’intéressant à te raconter. » Il m’ donné rendez-vous Piazza delle cinque lune à Rome au coucher du soleil. L.’histoire était un vrai thriller. J’avais pourtant fini mon deuxième  roman. J’ai appelé mon éditeur en lui expliquant que c’était ça mon deuxième roman et il a dit oui. Cette histoire avec une grande force émotionnelle et elle est vraie! C’est le Tribunal des âmes.

Plus un narrateur qu’un auteur:

Si je ne suis pas ému par mes histoires alors aucun lecteur ne le sera.

Je me définis plus comme un narrateur plutôt qu’un écrivain. Les lecteurs m’ont fait comprendre la puissance de ce que j’avais écrit.

Qu’est-ce qu’un bon thriller, la peur?

Le chuchoteur est entré directement dans l’imaginaire du public. Quand j’ai écrit L‘écorchée (L’ipotesi del male), il me manquait cette émotion jusqu’où jour où j’ai vu une petite fille qui avait une inscription sur son t-shirt qui parlait de la peur du noir, sous le lit. Cette émotion que l’on connaît qu’est celle de la peur des ténèbres. Lorsqu’on est adulte, on oublie cette peur. Les parents pensent que la chambre est le lieu le plus sûr pour mettre des enfants. De jour oui, mais la nuit il y a toujours un placard qui susurre.

« J’aime la peur qui est en vous. C’est comme ça que j’explique le succès de mon livre. »

Il faut chercher la peur dans le choses normales. Il n’y a rien de plus beau que le rire d’un enfant mais la nuit, quand on est seul et que l’on n’ a pas d’enfants.

La prochaine histoire sera une histoire d’amour?

Un journaliste en Italie m’a posé la question: « Tu serais capable d’appliquer les règles du thriller à une histoire d’amour. Ce journaliste ignore que la peur et l’amour fonctionnent de la même manière. L’histoire qui fonctionne le mieux est avec une victime et quelqu’un qui massacre. Quel est l’intérêt d’une histoire d’amour sauf si ça se termine mal? Il y a la légende de l’homme en smoking qui fumait sur le Titanic en attendant sa mort. Des gens ont dit qu’ils l’ont vu, il faisait même partie de la liste des passagers sauf qu’Otto Feuerstein est mort deux jours avant le naufrage chez lui à Dresde. J’ai décidé de répondre à l’énigme avec une histoire d’amour. (livre: La donna dei fiori di carta).

L’adaptation des œuvres au cinéma:

C’est difficile de porter à l’écran un roman. Le lecteur a déjà son idée en tête surtout quand l’auteur est un scénariste qui fonctionne avec des images. J’ai reçu beaucoup de propositions pour le Chuchoteur ces derniers temps mais je les ai toutes rejetées. Luc Besson aurait été idéal. Il faut une communion entre auteur et réalisateur. Le tribunal des âmes deviendra une série télévisée produite à Hollywood. Je crois que l’idée d’une série est déjà dans le roman. La suite sortira en automne. C’est difficile de lâcher le roman pour la série. Je suis producteur exécutif, c’est la première fois que l’on vend directement une œuvre aux USA. C’est une grande responsabilité de la part des Américains car ils doivent raconter Rome, chez moi. Je suis un auteur italien et européen. J’aime des auteurs de chez vous comme Simenon, Jean-Christophe Grangé, Thillez mais aussi les Allemands et les Anglais. C’est la seule manière d’être international: prendre le meilleur de l’Europe. On reproche souvent aux Italiens, d’être dans leur clocher. Sorrentino le fait très bien.

Une fois que le film est adopté, il ne revient plus. Quand on fait le scénariste, il faut décider quelles parties il faut couper.

Comment pouvez-vous qualifier la littérature italienne d’aujourd’hui?

En Italie, il y a un pêché originel et culturel qu’est la Néoréalisme avec De Sica, Antonioni… Andreotti, un homme politique a dit: « On lave le linge sale en famille ». Il faut raconter la réalité. Le monde intellectuel a réagi en abandonnant tout ce qui relevait de l’imaginaire. Tout ce qui était science-fiction, policier était comme un paravent pour cacher la réalité, de la série B. On a perdu de vue ces genres considérés comme mineurs. Néanmoins la réalité a toujours ses limites et il faut raconter l’imaginaire d’un peuple. En Italie, il y a eu des hommes à l’imaginaire débordant mais maintenant on le perd. Tarantino a fait un film en s’inspirant des films policiers des années 70  du cinéma italien comme Pulp Fiction, Django.

Ce sont les limites de la culture italienne: on comprend que l’on est géniaux quand les autres nous le disent. Il faut que l’on s’ouvre au monde.

Lorsque l’on parlait de l’Italie, on entendait parler de la Mafia et de Berlusconi. C’est incroyable que l’on n’aie pas de personnalités plus fortes alors qu’elles existent. Efforçons-nous à être plus européens. Le problème n’est pas la Grèce, l’Allemagne, l’Italie mais l’Europe elle-même. Le problème des uns est le problème des autres. J’espère que l’on va y arriver rapidement notamment grâce à la culture.

Quel rôle a joué la littérature classique?

L’auteur se place au dessus du lecteur. J’écris des histoires que j’aimerais lire. Mon livre ne contient jamais de morale, ce leçon. Quelle expression abominable que « film, roman d’auteur » car cela appartient au public. Si l’auteur est présent dans le roman c’est comme voir le marionnettiste qui tire les ficelles. Prenons le concept anglais de la culture avec l’exemple de l’inauguration des Olympiades de Londres en 2012. Il se sont attardés sur les 50, 60 dernières années avec James Bond, Harry Potter, les Beatles. Si l’on avait la même chose à Rome, qu’est-ce que l’on aurait choisi? Jules César. Un peu vieux. On n’a rien de plus fort? C’est toujours lié au passé. La cérémonie a été faite par le réalisateur Dany Boyle. Si en Italie on avait eu le culot de choisir un réalisateur, vingt autres se seraient plaints. Il y a de grands réalisateurs en Italie mais la culture doit être vendue. Sans les sous, les écrivains meurent de faim. Trop commercial? Suffit ce mensonge.

La culture est un bien exportable. Notre société est basée sur le consumérisme. 

Vous participez à l’émission Sesto Senso sur Rai3…

Je ne suis pas le présentateur, je raconte. C’est « raconté » par… La télé, à petite dose, ça peut faire du bien. Stephen King a dit: « Si je peux avoir la télévision gratuite pourquoi acheter des livres. Je n’en ferai plus je pense mais le bilan est positif car c’est une émission culturelle le samedi soir.

Vos séries télé?

Breaking bad. Il y a eu un tournant décisif avec Lost qui m’ a accroché. Les Européens peuvent faire quelque chose de bien. Prenons le Tribunal des âmes. Car même si elle est fabriquée par des Américains, cela reste un produit européen.

 

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