Gounod

par virginielebrun

Pas la peine de le présenter mais ça fait quand même du bien de l’écouter. On pense toujours à l’Ave Maria, à Roméo et Juliette et Faust. Certains parlent même du lien ambigu qu’il entretenait avec l’opéra. En tout cas, les compositions purement instrumentales lui permettaient sans doute de laisser plus facilement libre cours à sa fantaisie. On peut-être faire un parallèle avec l’écriture entre la poésie plus instinctive et le roman. J’avais donc envie de vous parler de trois quatuors. J’adore les instruments à cordes et cette version est vraiment belle. Il s’agit des:

 Quatuor n°1 en do majeur (le petit quatuor):Il peut avoir des allures de Canzonetta et de tarentelle.

Quatuor n°2 en la majeur: Une sonate? Un air de pastoral?

 Quatuor n°3 en fa majeur: Les maîtres anciens avec une touche de modernité?

  • Leur histoire

Charles Gounod à dit à Saint-Saëns à propos de ses quatuors:

Je vais te le dire. Ils sont mauvais et je ne te les montrerai pas.

Toujours est-il que les partitions ont disparu jusqu’au moment où, en 1993, la Bibliothèque nationale de France s’est porté acquéreur de de trois quatuors inconnus. Vous avez deviné la suite…

  • Avec les musiciens suivants du Quatuor Danel:

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Ce quatuor a remporté de nombreux Concours internationaux et cherche sans cesse à moderniser le répertoire notamment celui de Hayden.

Marc Danel et Gilles Millet au violon

Fredrik Paulsson à l’alto

Guy Danel au violoncelle

 

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C’est beau, c’est chaud, moderne et ça vous emporte.

Le compositeur

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D’ailleurs Ravel a dit à propos de lui:

C’est Gounod qui a retrouvé le secret de la sensualité harmonique perdue depuis les clavecinistes

Carrément…

 

1818-1893

Fils du peintre François-Louis Gounod et de Victoire Lemachois, son premier professeur de piano.

Il étudie l’harmonie, va au Conservatoire de Paris et étudie la composition. En 1839, il remporte le Grand Prix de Rome pour sa cantate Fernand. Il profite de son séjour à la Villa Médicis pour étudier notamment la musique religieuse.

En 1843, de retour à Paris, il accepte le poste d’organiste et de maître de chapelle de l’église des Missions étrangères. En 1847, il est autorisé à porter l’habit ecclésiastique et s’inscrit au cours de théologie. En 1848, après les journées révolutionnaires, il renonce au sacerdoce et quitte son poste. Puis Sapho, opéra en trois actes sur un livret d’Émile Augier, est créé à l’Opéra en 1851 mais sans grand succès. Il compose ensuite une musique de scène pour Ulysse de François Ponsard. En 1852, il épouse Anna Zimmerman. Il compose Le Médecin malgré lui, opéra-comique en 3 actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré, avec qui il collaborera souvent. En 1859, son opéra Faust est joué et remporte un succès considérable. En 1860, il écrit deux opéras- comiques Philémon et Baucis et La Colombe. Il crée en 1862 La Reine de Saba, mais cet opéra s’arrête au bout de quinze représentations. En 1867 pendant l’exposition universelle, Roméo et Juliette connaîtra un succès très vif.

En 1870, il fuit l’invasion allemande et s’installe en Angleterre. Il fait la connaissance de la chanteuse Georgina Weldon avec qui il aura une liaison pendant quatre ans. En 1872 est donné Les Deux Reines de France, un drame qui est mal accueilli. Puis est créé au Théâtre de la Gaîté Jeanne d’Arc, un drame qui ravive le patriotisme français. En 1874, Gounod quitte la Grande-Bretagne.

Dans la dernière partie de sa vie, Gounod compose beaucoup de musique religieuse: un grand nombre de messes et deux oratorios La Rédemption (1882) et Mors et Vita (1885).

Il meurt en 1893 à Saint-Cloud. Ses obsèques ont lieu dix jours plus tard avec le concours de Camille Saint-Saëns à l’orgue et de Gabriel Fauré à la tête de la maîtrise.

 

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