Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : mai, 2014

Rencontre avec Sofi Oksanen

 

Dans le cadre des Assises Internationales du Roman orchestrées par la Villa Gillet, la Bibliothèque de la Part-Dieu a organisé une rencontre avec l’écrivaine finlandaise Sofi Oksanen

Rencontre modérée par François Perrin

 

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Après dans l’ordre de la publication en France: Purge, Les vaches de Staline et Quand les colombes disparurent, voilà Baby Jane. Celui-ci ne parle pas de l’ Estonie mais de la ville de Helsinki dans les années 90 avec un fond musicale de Courtney Love, Madonna, de la recherche amoureuse et d’homosexualité féminine.

Vos autres livres parlent de l’Estonie, celui-ci est différent des autres…

Baby Jane aurait pu être mon premier roman. Je l’avais écrit au début pour le théâtre et en même temps j’écrivais Les vaches de Staline. Purge était également au début une pièce de théâtre puis est devenu un roman. Mon éditeur lit très vite et du coup la pièce est sortie par la suite. Lorsque j’ai commencé Baby Jane , je trouvais tout à fait logique que ce soit une pièce de théâtre. J’ai toujours été intéressée par la maladie mentale. En tant que femme, je suis intéressée par l’hystérie.

Dès qu’il y a des problèmes en ce qui concerne l’alimentation par exemple, on dit que c’est une femme. En France, les auteurs femmes sont considérées depuis longtemps. Dans d’ autres pays ce n’est pas le cas. Elle ne deviendra rien si elle écrit. Concernant les gens paniquant en public, j’ai vu beaucoup de livres sur les problèmes liés à l’alimentation. Concernant les autres problèmes mentaux, il n’y a pas de littérature. Cela n’intéresse pas les chercheurs et pourtant cela touche autant de monde mais surtout les femmes.

Je vous ai formulé une réponse un petit peu longue à une question simple. L’idée me vient du film What ever happened to Baby Jane film de Robert Aldrich d’après le roman de d’Henry Farrell. J’avais envie de parler de ce type de phobie et le film en parle sans l’annoncer très clairement comme une métaphore. Aucun traitement n’est recherché. Ce sont des personnages dans la lignée des Vaches de Staline, il s’agissait de troubles alimentaires sauf qu’ici il s’agit de panique comme celle d’interagir avec les autres.

 

Il s’agit de perceptions qui jouent sur le développement de ces troubles?

Oui, bien sûr, il y a certains chercheurs qui disent qu’il y a des facteurs de panique causés par des troubles biologiques même si tout dépend de l’héritage que l’on reçoit de sa famille comme quand on a peur d’aller au marché ou de manger dehors. Comment la famille doit agir face à la dépression?

On a tendance à oublier comment se comportaient les gens il y a dix ans. J’ai des amis qui sont morts du SIDA et les médecins et les infirmiers ont été cruels à l’époque tout en sachant ce qu’était la maladie. Hallucinant dans nos pays du Nord modèles soi-disant qui recherchent le rationnel. Il pourrait y avoir une autre maladie dans le même genre et dans ces cas-là, cela pourrait recommencer.

Malgré la recherche du rationnel, on est dans des sociétés plus dures qu’avant. Vous êtes l’auteur de l’histoire de l’Estonie du XXe siècle. Est-ce que vous êtes l’auteur de l’actuel, des troubles actuels?

Quand je travaillais sur Baby Jane, je travaillais surtout sur une micro-histoire, de l’histoire ancienne alors qu’en fait non. Hier, c’est déjà de l’histoire. Baby Jane, écrit en 2003, pas les mêmes moyens de communication qu’avant, pas les mêmes réseaux, donc on entre dans l’histoire. Je voulais représenter les groupes de personnes marginalisées. C’était une culture déjà invisible et donc invisibles pour l’histoire. C’est le cas aussi pour Les vaches de Staline, j’avais quelque part cette ambition et je me suis accrochée à des détails comme les communications et les réseaux et auxquels je ne me serais pas accrochée si j’avais juste voulu écrire un roman.

Vous dépeignez les hommes lâches, peu glorieux. En perdant de leur violence et de leur capacité à interagir sur l’histoire sont-ils devenus des ectoplasmes?

Non. Il y a beaucoup d’auteurs hommes qui ont des personnages hommes. Ce n’est pas quelque chose que je fais forcément. C’est l’histoire qu’il faut pour moi. Je ne me dis pas qu’il y a autant de personnages féminins que masculins. Les hommes homosexuels souffrent également de panique ce qui peut s’expliquer car ils se sentent plus hommes objets que les autres hommes. La question que je me pose effectivement dernièrement: est-ce que j’aurais pu mettre des personnages plus exceptionnels? Dans Purge, j’ai choisi une femme abusée sexuellement, dans Les colombes disparurent, c’est un homme qui écrit l’histoire pour le KGB car ce qui est le plus vraisemblable. J’aurais pu inverser les rôles mais est-ce que cela aurait été intéressant?

La question de la dépendance matérielle, la logistique comme les courses est très importante et difficile dans ce livre-là?

Mais je pense que nous considérons que nous sommes indépendants, je n’en suis pas sûre. On a tous besoin d’interconnexion avec les autres pas par besoin mais pas par conviction comme le personnage de Martin.

La personne la plus indépendante, que tout le monde adore est en fait celle qui se retrouve enfermée. Est-ce que c’est le plus dur, rude de vos romans?

C’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre. J’ai du mal à mettre un adjectif sur mon travail et les lecteurs peuvent aussi chacun le voir différemment. En anglais, dur c’est hard , ce n’est pas le même sens et c’est difficile de répondre à la question.

Dur avec la B.O de Courtney Love…

Effectivement, il y a eu une vague noire de chanteurs de groupes extrêmement négatifs en dehors de Marianne Faithfull. Ces chansons parlent de rêves de jeunesse qui s’étiolent, qui se perdent comme les personnages qui voulaient devenir pilotes et qui ne le seront pas. Des rêves qui quittent le monde des rêves pour devenir des tragédies. C’est plus intéressant de parler des rêves perdus que des rêves tout simplement.

Vous avez parlé de l’histoire de la communauté lesbienne. Quels sont les détails auxquels vous avez fait plus attention. Est-ce que vous avez lu des documents communautaires?

Quel que soit le sujet sur lequel on écrit on a tous besoin de ressources écrites. Cela dépend des sujets. Il y a des documents sur la théorie des gais, l’histoire des gais. Il y a le problème des gens réticents qui n’ont pas envie de parler aux chercheurs. Dans les villes ils sont plus facilement d’accord mais pas à la campagne. Je suis très intéressée par l’histoire orale. Je suis sûre que l’on peut combiner l’histoire orale et écrite et il faut se dire qu’il y a des périodes de l’histoire sans histoire écrite ni orale car il y a un refus de parler.

Il y a beaucoup de musique et un regard politique dans vos livres…

Au niveau de la musique, ce n’est jamais ma musique préférée à moi même si je fais l’effort d’écouter la musique de mes personnages. Quand on écrit, dans ce que l’on fait, il y a toujours une teneur politique. On fait toujours un acte politique, un geste politique. Quand j’ai écrit Baby Jane, je savais qu’il allait être traduit en Estonie et je savais qu’il n’y avait pas de littérature dessus en Estonie. Il est important d’écrire ce genre de livre. Quand il y a eu Cinquante nuances de Grey, ce fut très difficile à traduire en estonien. On s’est rendu compte que des mots manquaient dans la langue et j’espère que cela peut rendre service maintenant que les mots sont venus à la surface et c’est la même chose quand je parle des troubles de comportements et alimentaires. Egalement, comme cela a été dit, des mots qui manquaient dans la langue écrite mais cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas dans la langue orale dans les pays de l’Est. Voilà pourquoi il était important que je mette ces mots-là par écrit.

Quelle est l’importance de l’autobiographie dans votre œuvre?

Les romans sont des romans. Il y a des livres qui traitent de problèmes de façon autobiographique. Lorsque l’on écrit, il y a forcément une part autobiographique, je ne dis pas jusqu’où. A part Les carnets d’Anaïs Nin, il y a bien plus de littérature que dans ces livres-là. C’est bien que les éditions publient des romans qui traitent de ces sujets.

Vous êtes plus connue que Le lièvre de Vatanen d’Arto Paasilinna. Est-ce que vous êtes devenu un emblème?

Ce n’est pas la première fois que l’on me pose la question. Je ne suis pas la bonne personne pour y répondre.

 

 

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« Elle payait le taxi, cherchait des sièges libres, veillait sur le bien-être de sa compagne. Dans les bars homos, on coupait la file d’attente et elle me présentait à tout le monde. Dans les soirées nanas, on dansait des slows et elle respirait encore sur ma nuque. C’était la perfection. »

Qu’est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ? Submergée par de terribles crises d’angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Faire des courses ? Impensable. Boire un verre dans un bar ? Impossible. Sans compter sur les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu’on refuse d’interagir avec le monde ? La narratrice, son grand amour, tente de l’aider comme elle peut. Ensemble, elles vont monter une entreprise d’un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes. Au mépris d’elle-même, elle va essayer de la sauver. Mais à quel prix ?

 

 

Il fut

Un temps

Où tu m’emmenais

Dans une Bohème

De nos vingt ans

 

Juste pour humer

Tu le sais

L’Air du temps

 

On croyait alors l’arrêter

Pour être enfin

Victimes de nos orages

 

Rester sur notre faim

Et oublier ton visage

Sélection aux Trophées de la communication

 

Quoi de mieux pour fêter les deux ans de mon blog que de recevoir ceci:

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Et oui, il a été sélectionné et j’en suis flattée.

Pour en savoir plus sur ce que sont les Trophées de la communication, vous pouvez aller sur leur site:

http://www.trophees-communication.com/

Je vous tiendrai au courant du résultat.

My life

It was and is

Like a real cocoon

Who wants

To wing

Very soon.

 

My life was and is

Sadness with

Moments of happiness

Like a butterfly living

With clouds and blooms. 

 

My life was and is

A road with an end

I don’t know yet

A road I must appreciate

With its richness and loneliness.

 

C’est la vie.

C’est ma vie.

What will it be?

And you,

What’s yours?

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L’invention du passé

 

  • Jusqu’à vers 1800, la peinture d’histoire est le genre majeur des arts. Elle traite les thèmes mythologiques et antiques mais avant le 19ème siècle, on redécouvre les épisodes historiques du Moyen-Âge, de la Renaissance ou du 17ème siècle. Se créent alors des mythes nationaux comme Jeanne d’Arc d’autant plus que certaines périodes du passé peuvent faire écho à des épisodes plus récents. Les artistes se passionnent pour ces nouveaux sujets tirés du passé qui rompent avec la tradition classique et la hiérarchie des genres. Ils permettent des compositions plus naturalistes, vivantes, colorées qui suscitent l’émotion du spectateur. Les peintres et les sculpteurs vont mener une véritable recherche historiographique et plastique. Ils s’appuient également sur les créations passées et communiquent avec les historiens, les écrivains. Cela va être la période de Walter Scott et son roman Waverley puis de Victor Hugo et d’Alexandre Dumas. Ces artistes de l’époque romantique vont avoir un grand succès auprès des collectionneurs et du public. Les oeuvres se diffusent largement grâce à l’estampe et marquent même inconsciemment l’imaginaire collectif de nos jours.
  • Le Musée des Beaux Arts de Lyon organise à cet effet une exposition jusqu’au 21 juillet intitulée Histoires de cœur et d’épée en Europe concernant cette période 1802-1850.

Au commencement du genre:

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Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d’Orléans

  • Sous le Consulat, en 1802, Fleury Richard, un jeune peintre lyonnais formé dans l’atelier de Jacques Louis David, rencontre le succès avec ce tableau. Ce choix emprunté au passé médiéval. La scène poétique, mélancolique, l’architecture médiévale, la lumière diffuse en partie voilée sont les clefs de ce succès.

imagesCAFZCS73Le tournoi

  • Sous l’Empire, en 1812, Pierre Révoil peint ce tableau. Originaire de Lyon, Pierre Révoil est connu pour avoir collectionné des objets d’art du Moyen-Âge et de la Renaissance. Une collection qui l’inspire ainsi que les élèves de l’école des Beaux-Arts et est acquise par le Louvre en 1828. Pierre Révoil est réputé pour ses détails, peut-être un peu trop selon certains critiques de l’époque. Dans ce tableau, l’artiste cherche à renouer avec l’enluminure médiévale et s’inspire directement d’un manuscrit peint du XIVe s.

L’apogée:

imagesCAJ984Q9Jeanne d’Arc, malade, est interrogée dans sa prison par le cardinal de Winchester

  • En 1824, sous la Restauration, Paul Delaroche se différencie de ses prédécesseurs par le choix d’un format ambitieux digne de la grande peinture d’histoire mais également des effets théâtraux avec une composition resserrée sur les protagonistes, la gestuelle. On ressent une influence de la peinture et de la littérature anglaises. C’est pourquoi on peut trouver dans son œuvre ce tableau:

sans-titre (97)Edouard V, roi mineur d’Angleterre, et Richard, duc d’York, son frère puiné, dit les Enfants d’Edouard

  • En 1830, sous la Monarchie de Juillet, Pierre Delaroche peint ce tableau qui sera exposé en 1831. Le peintre fera l’objet d’une politique de copies, de gravures grâce à Adolphe Goupil, marchand et éditeur d’estampes. Résultat: ses œuvres de retrouvent dans beaucoup de foyers et connaissent une clientèle internationale. Le sujet du tableau: il est emprunté à Shakespeare, des deux fils d’Edouard IV enfermés dans la Tour de Londres par leur oncle, le futur Richard III. Cette composition sera reprise par d’autres artistes.

image005L’abdication de Charles Quint Ce tableau des Louis Gallait est une commande de l’ Etat belge en 1837.

sans-titre (95) L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint de Jean Auguste Dominique Ingres

  • Ce tableau est commandé en 1848 par Jean-Baptiste Marcotte à Ingres. Le peintre ne peut être considéré comme représentant de l’art anecdotique troubadour caractérisé par les détails car en effet il privilégie une recherche de la synthèse et de l’effet général cependant il s’intéresse aux mêmes sujets. Ce versant de son art demeure moins connu mais occupe une place importante dans son travail. Il envisage ses peintures comme de véritables peintures d’histoire malgré leur petit format. L’histoire: Après l’échec peu glorieux de Charles Quint contre les pirates barbaresques de Tunis en 1534, l’Empereur aurait souhaité acheter le silence de l’ Arétin. on voit sur le tableau l’ambassadeur royal allongé, soupeser avec dédain le collier qu’il lui remet. Une lettre déchirée à terre accompagnait peut-être le présent. L’Arétin l’ aurait rejeté. Outré par cette réaction, l’envoyé fait mine de tirer son épée. A l’arrière-plan, les deux femmes nues font allusion à la vie licencieuse. Cette scène exprime l’indépendance de l’artiste face aux puissants et à leurs tentatives de corruption.

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  • Le tableau du peintre polonais Jan Matejko (1838-1893) est intitulé Stanczyk. Stanczyk (1480- 1560) est le « fou » le plus connu de la cour polonaise. Il a travaillé pour trois rois: Alexandre, Sigismond l’Ancien et Sigismond Auguste. En 1514, les Russes prennent la forteresse de Smolensk. Les gens festoient lors du Ballet royal, fêtent la nouvelle mais lui ne voit pas la chose de la même façon et sait où cela peut mener. Stanczyk est devenu un symbole. Personnellement, je trouve ce tableau marquant et moderne.

Et la fin?

  • Dans les année 1850, la France connaît un déclin du genre historique et la disparition des ses principaux peintres mais ce n’est pas sans laisser une certaine influence.

sans-titre (94)Les otages Ce tableau de Jean-Paul Laurens peint en 1896 utilise certains procédés du genre et fait écho aux Enfants d’Edouard de Delaroche.

La Révolution des Oeillets

 

 

  • J’ai voulu parler de la Revolução dos Cravos. C’est-à-dire de la Révolution des Oeillets. Pourquoi maintenant le premier mai alors que cela s’est passé le 25 avril? Parce que je me suis rendue compte, en parlant du 40ème anniversaire de cette révolution, que peu de gens connaissent l’affaire.

Avant

  • Parlons d’abord de Salazar qui menait une dictature très particulière, un peu comparable aux autres connues en Europe.  Depuis 1933, il « tenait » ce qu’il appelait O estado novo (L’état neuf). Toujours est-il qu’il ne faisait pas bon de ne pas penser comme lui et que beaucoup de gens ont fui le pays sous sa dictature pour des raisons politiques et/ou économiques. Notamment en France, pays qu’il considérait subversif à ses yeux. Il ne voulait pas que les gens sortent du territoire sinon pour travailler dans les colonies (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Guinée Bissau, São tomé-et-Principe). Il y avait la police secrète et militaire, la PIDE, pour surveiller le tout.
  • Les colonies souhaitaient leur indépendance et se battaient. Cela nécessitait beaucoup d’hommes et d’argent. C’était trop pour un pays comme le Portugal.
  • Salazar meurt en 1970 et Marcelo Caetano prend la suite du régime salazariste.

Pendant

  • Cependant, Antonio de Spinola, commandant en chef des forces armées de Guinée, trouve cela absurde, coûteux socialement et économiquement et considère la cause coloniale comme perdue et le signale à Marcelo Caetano qui ne veut rien entendre. L’armée est déjà considérable de la perte des possessions en Inde avec l’opération Vijay.
  • Lors d’un congrès, Antonio de Spinola, s’oppose publiquement. On suppose que le 9 septembre, à Acaçolvas, est créé le MFA. Le mouvement des forces armées. Les forces d’opposition commencent à converger…
  • Ne pouvant plus de tout ça, les gens ont fini par se révolter. La chanson Grândola Vila Morena de Afonso Zeca qui fit un tour par la case prison en 1973 est leur chanson de ralliement. Elle parle notamment de fraternité et de volonté.
  • Ce fut surtout un soulèvement politiquement très à gauche.
  • Pourquoi les œillets? Ce sont les Français qui l’ont appelé comme ça, c’était la fleur de la saison que les fleuristes portugais offraient aux militaires.

Après

  • Politiquement les choses se sont apaisées et politiquement le Portugal a retrouvé un certain équilibre. Même si certains Portugais se demandent de ce qu’ils ont fait de cette révolution. Surtout avec le crise, les départs vers les pays européens ainsi que vers le Brésil et l’Angola. Ces deux derniers pays connaissent une belle croissance.
  • Il y a eu une politique de décolonisation.