Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : juillet, 2014

Aucune idée

Juste du fugitif

Un mouvement hâtif

Un truc à garder;

Un rien

Un tout petit

A conserver

Une façon d’éprouver

Notre amour

La vie

Notre sincérité

L’ iroha-uta, poésie japonaise

L’iroha-uta ( Chant de l’iroha ), ou plus couramment iroha, désigne la traduction en japonais d’un hymne du Sutra du Nirvana. Il date du XIIe siècle. Il a longtemps utilisé pour l’apprentissage des kanas Il est maintenant utilisé pour l’initiation à la calligraphie et également dans certains théâtres japonais où l’on utilise encore l’ordre des  hiragana de l’iroha pour désigner les rangées de siège. D’auteur inconnu, ce célèbre poème est composé avec la totalité des quarante-sept hiragana, à l’exception du (n)  ultérieur, ainsi que le « Ye » qui est antérieur à l’ère Edo du poème.

Le poème:

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La prononciation

Iro ha nihohe to

Chirinuru o

Wa ka yo tare so

Tsune naramu

Ui no Okuyama

Kyo Koete

Asaki yume misi

Ei mo sezu

 

La traduction:

Les couleurs sont parfumées

Mais pourtant elles disparaissent

Qui peut dans notre monde

rester sans changements.

La haute montagne des aléas,

aujourd’hui j’irai dessus.

N’ayant ni les rêves vains,

Ni l’ivresse du vin.

 

sans-titre (125)

 

Simona, documentariste d’avenir

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Simona est une documentariste italienne. Elle a reçu le prix Adda film festival pour son court métrage L’histoire d’une goutte d’eau. J’ai eu l’occasion de lui poser des questions. Elle partage son amour de la musique et sa vison du métier.

Dis-moi qui tu es?

Je suis enseignante, chercheuse universitaire, une passionnée de musique et de cinéma. Passionnée au point de faire un film sur la musique.

Pourquoi as-tu voulu réaliser des documentaires?

J’y suis arrivée de façon indirecte! J’ai commencé en écrivant de tout: des poésies, des histoires brèves et puis j’ai acheté un appareil photo numérique capable de filmer et je l’ai dirigé sur ce qui me plaisait. J’ai étudié la photographie donc j’ai adapté mon approche au mouvement. Pendant que j’étais à Londres, à un concert, tant d’idées que j’avais se sont rassemblées et j’ai pensé à un documentaire sur la création des chansons. Et maintenant, c’est fini, je suis un documentariste.

Tu as des films, des cinéastes de prédilection?

De nombreux. Martin Scorsese (J’aime tout ce qu’il fait!), Paolo Sorrentino (Ses films sont des symphonies merveilleuses qui caressent), Clio Bernard (Un œil pointu), Terry Gilliam (Solaire avec un sens propre à lui et amusant).

Comment peux-tu qualifier ton film SongBirth?

SongBirth est une déclaration d’amour.

C’est ton premier long métrage. Il y a des différences entre un court métrage et un long métrage? Il y a des façons de concevoir, des conceptions différentes?

Il y a différentes techniques dans les dynamiques et il y a des difficultés à garder le bon tempo, le bon rythme quand on fait un long métrage conceptuel.  Dans le cas de film de fiction, les règles sont les mêmes mais dans un court métrage on peut expérimenter davantage et cela coûte moins. Le court métrage est idéal pour apprendre mais il n’y a ni marché ni distribution… Cependant Je crois que la conception est commune parce que cela concerne l’histoire plus que la durée.

Il y a des sujets plus adaptés à certains types de métrage?

On peut raconter certaines histoires en quelques minutes et d’autres demandent plus de temps.

C’est le même but?

Je ne suis pas sûre d’avoir compris la question mais je crois que le but est de communiquer quelque chose et ce quelque chose peut passer par de nombreuses voies. Donc si le but est de communiquer alors c’est le même but, indépendamment du moyen. Mais celui qui le reçoit est différent, le public des festivals et celui de la télévision peuvent être très différents.

Avec L’histoire d’une goutte d’eau et Death and resurrection, cela semble des vidéos orientées vers l’humanité et l’environnement. C’est vraiment le message que tu veux transmettre?

Le message de la goutte d’eau -et peut-être parce que c’est difficile de voir et articuler mes messages- mais peut-être est-ce l’essence même de la beauté. Death and resurrection est ma façon d’honorer celui qui travaille à reconstruire. Dans les deux cas je cherche ce qui est pour moi beau de toute façon.

Tu peux qualifier ton travail d’engagé?

Je ne saurais le dire. Je m’amuse beaucoup mais les choses cachées et petites m’intéressent. Est-ce engagé?

La musique semble importante pour toi et ton travail?

La musique est fondamentale dans ma vie, toujours. Comme dans la chanson « Vivo per lei. »

J’ai entendu dire que tu avais un projet de comédie dramatique. L’histoire d’un musicien?

Je suis en train d’écrire deux scénarios. Leçon d’un italien est l’histoire d’un italo-américain en Italie. Johnny Stow est l’histoire d’une très jeune idole pour adolescents, une star anglaise de la pop qui veut être musicien!

 

L’histoire d’une goutte d’eau: