Tabac rouge, James Thiérée

par virginielebrun

imagesCA4MPJOB

James Thiérée

  • Il apprend l’acrobatie, la danse, le trapèze et le violon auprès du Cirque imaginaire et du Cirque invisible. Il se forme au théâtre au Piccolo Teatro de Milan puis à la Harvard Theatre School. Il travaille avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs comme:  Peter Greenway, Beno Besson, Claude Miller, Coline Serreau. Depuis la fin ’90, il crée et met en scène: La Symphonie du Hanneton en 1998 (Il a reçu le prix Adami, et quatre Molière), La Veillée des abysses en 2003, au revoir parapluie en 2007, Raoul en 2009.

 

  • Dans le cadre de la 16ème Biennale de la danse à Lyon, James Thiérée nous présente son dernier spectacle: Tabac rouge. Un  spectacle qui fait la part belle aux danseurs et au décor. Sans texte, le tout dans le genre tastico-toxique.

sans-titre (143)

C’est noir, halluciné avec le personnage central vieillard qui se comporte comme un sale gosse. Il est installé dans son vieux fauteuil avec à ses pieds une sorte de peuple rampant ou sur des roulettes, ça dépend. Le décor est un fatras de tuyauteries, des échafaudages, des miroirs. Du pur imaginaire avec des personnages mystérieux comme la « couturière ». Tabac rouge traite aussi de la mort, fait preuve aussi de drôlerie et de tristesse. C’ est très riche avec beaucoup de trouvailles dont une seule pourrait suffire à faire un spectacle. Le volume de la scène est entièrement utilisé, le tout dans un métalangage invité qui permet aux danseurs d’aller au-delà de la communication corporelle. La musique et les sons font partie intégrante du spectacle. A garder en mémoire certaines scènes comme le moment où le « tyran » porte un manteau de « roi » doré avec une traîne qui bouge grâce aux danseurs qui sont dessous ou encore la scène du « papier recousu ». Une sorte de Ubu Roi.

Tabac  rouge:

Cela résume bien une de ses citations de l’artiste:

Tout passe par l’envie de voir surgir des images sur scène.

Publicités