Café littéraire 1

par virginielebrun

Quand des personnes curieuses se réunissent, voilà ce qui en ressort:

  • Dostoïevski et Les frères Karamazov

Il y a le père, Fiodor Pavlovich, riche, malhonnête et débauché, et ses trois fils légitimes: Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant; Aliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, libertin cynique vivant en serviteur chez son père. L’un d’eux sera parricide.

Roman complet et flamboyant, Les Frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d’amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables déchirés par leurs conflits intérieurs. Sans doute le chef-d’oeuvre de Dostoïevski. C’est l’occasion de réfléchir sur les citations suivantes:

J’ai foi dans le peuple et je suis toujours heureux de lui rendre justice, mais sans le gâter en aucune façon.

A mon avis, point n’est besoin de détruire, il suffit d’anéantir dans l’humanité l’idée de Dieu, voilà pour commencer ! […]

 

  • Puis un hommage à Michel-Ange avec

Pietra viva de Léonor de Récondo:

Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront  resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre.

  • Puis la découverte de la Finlande avec

– Jean Sibelius, né le 8 décembre 1865 à Tavastehus, dans le grand-duché de Finlande et mort le 20 septembre 1957 à Järvenpää  est un compositeur finlandais de musique classique. Il est, avec Johan Ludvig Runeberg, l’un des Finlandais qui symbolisent le mieux la naissance de l’identité nationale finlandaise, bien qu’il soit suédophone.

220px-Sibélius_1889-90

-Et le Kalevala

Le Kalevala de 1835

 
 

Le Kalevala est une épopée composée au XIXe siècle par Ellias Lönnrot, folkloriste et médecin, sur la base de poésies populaires de la mythologie finnoise transmises oralement. Il est considéré comme l’épopée nationale finlandaise et compte parmi les plus importantes œuvres en langue finnoise. Une première version, publiée en 1835, fut suivie en 1849 d’une édition considérablement augmentée qui comprend environ 23 000 vers. Le Kalevala est une sorte de patchwork, obtenu par l’assemblage de poèmes populaires authentiques recueillis entre 1834 et 1847 dans les campagnes finlandaises, notamment en Carélie. Ce poème représente la pierre angulaire de l’identité nationale finlandaise. Cette épopée a influencé bon nombre d’artistes finlandais.

Publicités