Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : avril, 2015

Le japonisme

  • Le Japon a commencé à marquer l’imaginaire français et européen dès la seconde moitié du XIXe siècle, en grande partie grâce à la découverte des estampes. Un engouement s’est vite créé pour ces images imprimées qui firent le régal de collectionneurs, inspirèrent les peintres impressionnistes et participèrent à forger l’image d’un Japon idéalisé. A l’origine du mouvement appelé « japonisme » , les estampes reflétaient la vie quotidienne du Japon de l’époque d’Edo, période de paix et de prospérité avant les grands bouleversements de la fin du XIXe et l’avènement du Japon moderne.

sans-titre (182)Madame Monet en costume japonais, Claude Monet

  • Propice à la contemplation et à l’émerveillement toujours renouvelé par le changement des saisons, la nature est une source d’inspiration  considérable dans l’art ou l’artisanat, et se décline en une variété inépuisable des thèmes et de motifs. Flots de rivières ou oiseaux merveilleux en sont ici quelques exemples que l’on retrouve sur les textiles.
  • Les artistes d’estampes de l’époque Edo utilisaient, outre le noir de la chevelure, les rouges, orange, verts bruns lorsqu’il s’agissait  d’intérieurs et de personnages. Les estampes de paysage se paraient de dégradés subtils de rouge-orangé pour l’horizon, de bleus pour le ciel et l’eau, dont le bleu de Prusse, cher à de grands maîtres comme Hokusai ou Hiroshige.

sans-titre (181)Ukiyo-é Hiroshige

Cortège se rendant dans « le quartier réservé » de Yoshiwara, 1850

Voilà ma version:

japonisme

 

 

Destinée

Toute la destinée

Toute ma volonté

Tout mon amour

D’à jamais et pour toujours

 

Sera ma foi

Je le crois

Avec aspérité

Mais sans lâcheté

 

Et puis cette voix

Qui me dit que  c’est

Et sera toi

 

De toute évidence, en silence,

Joins-toi donc à moi

Dans notre regard immense

 

L’analphabète qui savait compter

 

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Publié aux Presses de la Cité

auteur: Jonas Jonasson

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Né en Suède en 1961, Jonas Jonasson, ancien journaliste et consultant pour les médias , est l’auteur du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, son premier roman, qui a connu un immense succès. l‘analphabète qui savait compter.

HISTOIRE

« Statistiquement, la probabilité qu’une analphabète née dans les années 1960 à Soweto grandisse et se retrouve un jour enfermée dans un camion de pommes de terre en compagnie du roi de Suède et de son Premier ministre est d’une sur quarante-cinq milliards six cent soixante-six millions deux cent douze mille huit cent dix.
Selon les calculs de ladite analphabète. »

 

Tout semblait vouer Nombeko Mayeki, petite fille noire née dans le plus grand ghetto d’Afrique du Sud, à mener une existence de dur labeur et à mourir jeune dans l’indifférence générale. Tout sauf le destin. Et sa prodigieuse faculté à manier les nombres. Ainsi, Nombeko, l’analphabète qui sait compter, se retrouve propulsée loin de son pays et de la misère, dans les hautes sphères de la politique internationale. Lors de son incroyable périple à travers le monde, notre héroïne rencontre des personnages hauts en couleur, parmi lesquels deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un potier paranoïaque. Elle se met à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. A ce moment-là, l’humanité entière est menacée de destruction.
Après le succès mondial du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson nous livre une comédie tout aussi explosive que la première. Il s’y attaque, avec l’humour déjanté qu’on lui connaît, aux préjugés, et démolit pour de bon le mythe selon lequel les rois ne tordent pas le cou aux poules.

Un vrai plaisir à lire car:

  • C’est un livre astucieux, très riche, qui mélange humour (grâce à ses personnages croustillants) et géopolitique
  • Il nous fait voyager: Afrique du Sud, Israël, Chine et Suède.
  • Le tout permet de mieux faire découvrir la Suède.