Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : mai, 2015

L’extraordinaire voyage

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea


Couverture : Le Dilettante
Prix Jules Verne 2014

Un voyage low-cost … dans une armoire Ikea ! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.

Résumé 

Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, « j’arrache ta charrue » ou « achète un chat roux »), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous. Taxi arnaqué, porte franchie et commande passée d’un modèle deux cents pointes à visser soi-même, trouvant la succursale à son goût, il s’y installe, s’y lie aux chalands, notamment à une délicieuse Marie Rivière qui lui offre son premier choc cardiaque, et s’y fait enfermer de nuit, nidifiant dans une armoire… expédiée tout de go au Royaume-Uni en camion.

Digne véhicule qu’il partage avec une escouade de Soudanais clandestins. Appréhendés en terre d’Albion, nos héros sont mis en garde à vue. Réexpédié en Espagne comme ses compères, Ajatashatru Lavash Patel y percute, en plein aéroport de Barcelone, le taxi floué à qui il échappe à la faveur d’un troisième empaquetage en malle-cabine qui le fait soudain romain… et romancier (l’attente en soute étant longue et poussant à l’écriture). Protégé de l’actrice Sophie Morceaux, il joue une nouvelle fois la fille de l’air, empruntant une montgolfière pour se retrouver dans le golfe d’Aden puis, cargo aidant, à Tripoli. Une odyssée improbable qui s’achèvera festivement en France où Ajatashatru Lavash Patel passera la bague au doigt de Marie dans un climat d’euphorie cosmopolite.

A lire parce que:

– Il y a de l’amour

– C’est une description de la société avec ses travers et ces moments de beauté.

– On s’attache au personnage Ajatrashatru avec ses qualités et ses défauts.

Romain Puértolas, la surprise littéraire de la rentrée 2013

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France Info:

Avant même la sortie de son livre, le 21 août 2013, aux éditions le
Dilettante, les éditeurs d’une trentaine de pays ont jeté leur dévolu sur cet
ouvrage complètement loufoque, à l’image de son titre à rallonge. Ajatashatru
Lavash Patel est un fakir indien et un escroc patenté. Sa mission est simple :
faire l’aller-retour en France pour s’acheter un nouveau lit à clou chez Ikea.
Une mission qui va très vite tourner au vinaigre, et balloter ce héros
enturbanné aux quatre coins de l’Europe, et même jusqu’à la Libye. Une aventure
rocambolesque semée de rencontres qui vont bouleverser son existence.

En grand voyageur, Romain Puértolas a écrit ce livre dans le
métro parisien, en trois semaines seulement. Dans la vie, il bouge presque
autant que son fakir.

« Je suis une personne en mouvement. J’ai vécu dans
plusieurs pays, exercé beaucoup de professions : professeur de français et
d’espagnol, contrôleur aérien, nettoyeur de machines à sous, traducteur,
lieutenant de police…). Quand on parle de littérature d’aéroport j’assume complètement.
Je suis très fier et mon rêve était de voir mon livre dans un aéroport, car j’achète
la majorité de mes livres dans les aéroports et les gares.
 »

Quand l’auteur parle de son livre:

La danse du vent

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Récompenses : Prix du public au London Film Festival 1997
Prix du public et Prix de la meilleure actrice (Kitu Gidwani) au Festival des Trois-Continents, Nantes 1998
Meilleur film asiatique, Rotterdam 1998

Réalisateur : Rajan Khosa
Scénario: Robin Mukherjee, Rajan Khosa
Acteurs : Kitu Gidwani, Bhaveen Gosain, Roshan Bano, Kapila Vatsyayan, B. C. Sanyal, Vinod Nagpal
Chant : Shweta Javeri, Brinda Roy Choudhuri, Shanti Hiranand

Histoire:

Pallavi, chanteuse ambitieuse de musique hindoue à New Delhi, arrive à concilier les vieilles traditions indiennes avec un mode de vie moderne. Elle est belle, applaudie par le public, admirée par ses élèves et adorée par son mari. Sa mère, musicienne célèbre, continue à lui transmettre son savoir et l’encourage. Mais, après la mort de cette mère, Pallavi sombre dans une crise profonde. Elle perd d’abord sa voix, puis toute son assurance, comprenant que son art n’était qu’imitation. Son seul espoir est Tara, une fillette mystérieuse à la voix magique. Celle-ci aidera-t-elle Pallavi à retrouver Munir Baba, l’ancien maître de sa mère ?

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Ce film :

  • Est entre tradition et modernité
  • Parle d’une femme qui doit trouver sa propre voix/voie
  • Traite du rapport mère, maître/ Fille, élève
  • Se demande s’il faut chanter avec son âme. Comme le disait sa mère : « Ton râga n’a pas d’âme ».
  • Est-ce qu’on peut tomber amoureux d’une voix?

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Extrait du film:

La musique:

Voilà ce que dit Munir Baba:

Ne cherche pas, c’est la musique qui te trouvera.

Des extraits des musiques du film:

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  • Le râga — signifiant attirance, couleur, teinte ou passion — est un cadre mélodique (à ne pas confondre avec les notions de gamme ou de mode) utilisé dans la musique classique indienne. Chaque râga est lié à un sentiment (rasa), une saison, un moment du jour. À titre d’exemple, on estime qu’un râga comportant un ri komal (seconde mineure) et un dha komal (sixte mineure) appartient au groupe sandhiprakasha, correspondant aux moments du lever et du coucher du soleil. Cependant cette théorie du moment, qui guide le choix du râga à utiliser au moment du concert, n’est plus strictement respectée.

S’abandonner à vivre

 

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S’abandonner à vivre

Collection Blanche, Gallimard
Parution : 02-01-2014
  • Histoire

– On voyage

-C’est lucide

-C’est cruel

  • Sylvain Tesson nous livre 19 nouvelles où l’ironie, l’humour et la vivacité nous transportent au cœur de l’humanité ordinaire et universelle. A quoi cela sert de lutter dans l’existence. Est-ce qu’il ne vaut pas mieux se laisser porter sans pour autant démissionner?

 

  • L’auteur parle du livre:

Ile de Shitokan. Ile de Giovanni

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Histoire:

1945 : Après sa défaite, le peuple japonais vit dans la crainte des forces américaines. Au nord du pays, dans la minuscule île de Shikotan, la vie s’organise entre la reconstruction et la peur de l’invasion. Ce petit lot de terre, éloigné de tout, va finalement être annexé par l’armée russe.

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Commence alors une étrange cohabitation entre les familles des soldats soviétiques et les habitants de l’île que tout oppose, mais l’espoir renaît à travers l’innocence de deux enfants: Tanya et Jumpei.

Un film de Mizuho Nishikubo sorti le 28 mai  2014

 

C’est :

  • poétique
  • émouvant
  • historique. Tant qu’à faire, autant ne pas ressortir bête d’un film.

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Les îles Kouriles sont à l’extrême nord du Japon et à la pointe sud de la péninsule du Kamtchatka séparant ainsi la mer d’Okhotsk de l’océan Pacifique. Elles sont aujourd’hui administrées par la Russie bien que certaines d’entre elles soient revendiquées par le Japon.

Le traité de Saint-Pétersbourg et ses effets sur l’archipel (1875–1941)

Au traité de Saint-Pétersbourg conclu le 7 mai 1875 le Japon cède à la Russie ses droits sur l’île de Sakhaline, où la colonisation russe est largement supérieure à la présence japonaise, mais en échange, récupère 18 îles Kouriles (d’Ouroup à Choumchou) et le droit de commercer le long du littoral de la mer d’Okhotsk. L’archipel des Kouriles en entier fait partie du Japon et est rattaché administrativement à Hokkaidō. Un traité transitoire de neutralité est signé le 13 avril 1941 entre le Japon et l’Union des républiques socialistes soviétiques, tous deux liés à l’Axe par des traités stipulant que chaque signataire respecterait l’intégrité territoriale de l’autre (donc selon le traité de Saint-Pétersbourg de 1875, toujours en vigueur).

La Seconde Guerre mondiale et conquête soviétique de l’archipel

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Le 5 avril 1945 alors que la défaite du Japon se profilait, l’Union soviétique indiqua qu’elle ne renouvelait pas le traité de neutralité soviéto-japonais de 1941 et que celui-ci devenait en conséquence caduc à compter du 25 avril. Le 8 août de la même année, deux jours après Hiroshima et à la veille de Nagasaki, l’Union soviétique déclarait la guerre au Japon. Le Japon ayant cessé le combat contre les Alliés le 15 août 1945, le commandement japonais donna l’ordre aux garnisons de l’archipel de capituler le 19 août. Mais plusieurs commandants de garnison refusent d’obéir à un ordre qu’ils considèrent comme contraire au Bushido, et la conquête de Choumchou ne s’achève donc que le 31 août en ayant fait 1 567 morts chez les Soviétiques contre 1 018 chez les Japonais. Les îles Kouriles restantes sont progressivement occupées sans combat, de même que la moitié sud de Sakhaline.

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L’occupation de l’archipel nippon d’après-guerre

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La population japonaise des Kouriles (environ 17 300 personnes) est déportée au cours de l’année qui suivit la fin de la guerre mondiale. De nombreux civils et tous les soldats sont envoyés dans des camps au Kazakhstan et en Ouzbékistan où les survivants furent considérés comme « Coréens de Russie » et établis à demeure, sans possibilité de retour.

En février 1946, le gouvernement soviétique déclare que les Kouriles font désormais partie du territoire de l’Union soviétique, rendant caduc de fait le traité russo-japonais de 1875. Le Japon sous occupation américaine n’a pas encore la capacité de contester cette annexion. Il n’y a pas eu de traité de paix entre l’Union soviétique et le Japon à la suite de la Seconde Guerre mondiale, et bien que le Japon ait renoncé à tous ses droits sur les îles Kouriles par le Traité de San Francisco en 1951, l’Union soviétique a refusé de signer ce traité nippo-américain mettant fin à la période d’occupation américaine et restaurant l’administration japonaise sur son territoire.

La Guerre froide (1952–1991)

En 1956 est signée la déclaration commune soviéto-japonaise, annonçant la rétrocession au Japon des îles Habomai et Shikotan dans un prochain traité de paix, qui ne sera lui jamais signé. Durant la Guerre froide, les Kouriles ont une grande importance stratégique. L’archipel constitue la première ligne de défense de la Russie continentale. À côté d’une division de troupes terrestres sont stationnés dans les îles environ quarante chasseurs-bombardiers  pouvant atteindre Tokyo.

Le statut de l’archipel aujourd’hui

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L’ensemble des Kouriles fait aujourd’hui partie de la Fédération de Russie. Toutefois, le Japon réclame toujours les quatre îles Kouriles les plus méridionales (Kounachir, Itouroup, Shikotan et l’archipel des îles Habomai), selon la frontière fixée par le Traité de Shimoda signé par le Japon et la Russie le 7 février 1855, et arguant du fait que le Traité de San Francisco de 1951 (par lequel le Japon renonçait à ses droits sur les Kouriles) :

  • ne précise pas quelles îles exactement comprend la dénomination d’îles Kouriles ;
  • n’a pas été contresigné par l’URSS.

Le gouvernement nippon considère que les quatre îles qu’il revendique sont partiellement des extensions d’Hokkaidō. La Russie se réfère pour sa part à l’accord de Yalta de 1941, qui prévoit la cession des ïles Kouriles à l’URSS en échange de sa participation à la guerre contre le Japon, et considère que le renoncement japonais concerne l’ensemble de l’archipel.

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Le Japon rétorque que, faute de signature d’un traité de paix avec la Russie, et d’une reconnaissance par la Russie du traité de San Francisco, et compte tenu du caractère arbitraire et unilatéral de la déclaration soviétique d’annexion de 1946, la question de la définition de cette frontière reste un élément négociable avec l’actuelle Russie. Le Japon négocie encore avec elle le statut des populations japonaises (et autochtones aïnoues) des Kouriles expulsées en 1946, afin de permettre leur réinstallation dans l’archipel et son développement économique.

Ces îles offrent un intérêt stratégique majeur pour la Russie : en effet, tant que le Japon les possédait, les bateaux russes n’avaient pas librement accès au Pacifique, d’autant qu’en hiver la mer d’Okhotsk est gelée.

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La navigation y est donc très difficile, sauf dans le sud de l’archipel où le climat est plus doux,  facilitant l’accès à celui-ci en toute saison. Enfin, les forces armées de la fédération de Russie restent encore très présentes à Kounachir, celle des îles qui est la plus proche des côtes japonaises. L’intérêt halieutique des Kouriles est un autre enjeu majeur : il concerne l’attribution des zones de pêche environnantes qui étaient très poissonneuses.