Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : décembre, 2015

Joyeux Noël

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Joyeux Noël

Merry Christmas

Buon Natale

Bom Natal

Feliz Navidad

Glaedelig Jul

CRECHE

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Entre ciel et terre

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Jón Kalman Stefansson:

(né le 17 décembre 1963 à Reykjavik) est un auteur islandais. Après avoir fini ses études au collège, il travailla par exemple dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie. Il entreprit ensuite des études en littérature à l’ université d’Islande de 1986 à 1991, mais sans les terminer. Pendant cette période, il donna des cours dans différentes écoles et rédigea des articles pour le journal Morgunblaðið. Ensuite, il vécut à Copenhague, où il participa à divers travaux et s’adonna à une lecture assidue. Il rentra en Islande et s’occupa de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbær jusqu’en 2000. Depuis, il se consacre à la production de contes et de romans.

Il a publié jusqu’à aujourd’hui :

  • 1997, L’Été derrière la montagne
  • 1999, La Lumière sur les montagnes
  • 2001, Diverses choses à propos des séquoias et du temps
  • 2003, Le Crépitement des étoiles
  •  Gallimard, 2010, Entre ciel et terre
  • 2011 La Tristesse des anges
  • Gallimard, 2013 Le Cœur de l’homme
  • Gallimard, 2015 D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds.

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  • L’HISTOIRE

Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre.

  • Cette œuvre est pleine de poésie qui est difficile à définir, alors voilà un extrait:

Deux matelots s’étaient noyés, leurs corps n’avaient jamais été retrouvés et ils étaient allés rejoindre la foule des marins qui errent au fond de la mer, se plaignant entre eux de la lenteur du temps, attendant l’appel suprême que quelqu’un leur avait promis en des temps immémoriaux, attendant que Dieu les hisse vers la surface et les attrape dans son épuisette d’étoiles, qu’il  les sèche de son souffle tiède et les laisse entrer à pied sec au royaume des cieux, là, il n’y a jamais de poisson aux repas, disent les noyés qui, toujours aussi optimistes, s’occupent en regardant la quille des bateaux, s’étonnent du nouveau matériel de pêche, maudissent les saloperies que l’homme laisse dans son sillage, mais parfois aussi, pleurent à cause de la vie qui leur manque, pleurent comme pleurent les noyés et voilà pourquoi la mer est salée.