Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : août, 2016

Xiaojun, l’art entre la France et la Chine

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Xiaojun Song est une illustratrice chinoise installée en France. Dans une recherche constante, elle travaille sur le vide, le plein, la transparence, le corps, la nature et touche à différentes matières.

D’où viens-tu?

De Wuhan dans la région du Hubei.

Pourquoi as-tu choisi ce métier?

En fait, je suis née dedans. Mon père, Keijing Song, est peintre. Je dormais dans son atelier. J’ai baigné dans cet environnement avec également la visite de ses amis qui sont également peintres.

Tes influences?

A l’école des Beaux-Arts du Hubei, on a beaucoup travaillé la peinture à l’huile. Il y a aussi les impressionnistes avec Manet et Monet pour la beauté de leurs couleurs.. Anselm Kiefer pour sa nuance des gris, noirs, blanc et ses effets de peinture. Pierre Soulages pour sa recherche et son esprit minimaliste. On retrouve son influence dans le montage Le quatrième mur:

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Le but était aussi de jouer avec les impressions des gens, de jouer avec l’espace.

Comment définirais-tu ton travail?

Je suis toujours en recherche car chaque époque a des notions intéressantes à offrir. Quoiqu’il en soit change à chaque fois. En ce moment, je mélange dessin et peinture mais je ne me bloque pas sur quelque chose à particulier. La vie, chaque jour ça change, ça te fait nouveau. Mais ça vient à chaque fois d’émotions personnelles. C’est le cas par exemple de Ruines. Une sérigraphie de six panneaux qui donnent un effet miroir. Je ne reconnais plus ma ville avec toutes ces démolitions. Même si les immeubles encore debout sont d’une architecture moderne, il y a quand même de la mémoire. 

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Il y a aussi le vide et l’ existant, ces deux facettes présentes dans mes travaux se concrétisent dans l’intuition que nous avons d’elles. C’est pour ça que j’aime la transparence. On ne voit presque pas mais cela existe tout de même. Tout comme pour mon œuvre Ni l’un ni l’autre.

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Le verre est transparent et le tissu qui recouvre les objets intrigue.

Pourquoi es-tu allée étudier en France?

Parce que c’est un grand pays artistique avec le Dadaïsme, l’Impressionnisme. Il y a une grande histoire en France. En Chine, il est difficile de trouver des documents sur les artistes étrangers. Le consulat et l’Alliance française étaient juste à côté. J’ai étudié cinq mois à l’Alliance française avant de partir en France. J’ai été prise dans quatre écoles des Beaux-Arts. C’est celle de Nancy que j’ai choisie pour son grand atelier de travail sur le bois et de gravure. En outre, c’ est une belle école et qui me semblait plus sélective.

Est-ce qu’il y a une grande différence entre les deux systèmes?

En Chine, c’est surtout technique avec beaucoup de dessin et de peinture sur modèle vivant. Le but est de former les personnes à de bonnes techniques.

En France, les professeurs parlent , guident, nous donnent des références à suivre. C’est une approche plus artistique. Le but est de rendre l’artiste autonome.

Tes projets?

Continuer avec le dessin, le noir et blanc, plein et vide, visible et invisible. Selon Laozi, “la meilleure forme d’intuition est de suivre celle-ci. En tant qu’objet existant, l’intuition est absolument vide. Mais dans cette représentation, elle existe vraiment […]”

site: xiaojunsong.net

blog: xiaojunsong.blogspot.fr

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son site

son blog

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Corcovado et Christ Rédempteur

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  • Le Corcovado (« bossu » en portugais) est l’un des nombreux reliefs de la ville de Rio de Janeiro. Il s’élève à 710 mètres d’altitude. Il est célèbre pour accueillir en son sommet la statue du Christ Rédempteur, l’un des principaux symboles de la ville et du pays, et pour offrir une vue sur l’ensemble de la zone sud de la ville. Ce pic de granite se situe dans la forêt de Tijuca. Il offre une vue privilégiée sur la ville de Rio de Janeiro et la baie de Guanabara.
  • Une route, construite en 1824, mène à son sommet . Elle est la première du pays à être construite à des fins exclusivement touristiques et est désormais exploitée de façon exclusive par une entreprise de transport touristique. Il y a également la ligne de chemin de fer du Corcovado, la première du Brésil à être électrifiée. Un chemin de randonnée au départ du Parque Lage permet d’accéder à pied au sommet par la forêt. Au sommet, un escalier de 220 marches permet d’accéder au pied de la statue. En 2003, ont été installés des ascenseurs et des escalators.

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  • Inaugurée en 1931, la statue est l’un des endroits touristiques les plus fréquentés de Rio. Le pic offre une vue panoramique sur le Pain de Sucre, le lac Rodrigo de Freitas, les plages de Copacabana et Ipanema… La face sud du pic possède des voies pour pratiquer l’escalade.

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  •  O Cristo Redentor fut conçu par l’ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa et réalisé par le sculpteur français Paul Landowski et le sculpteur roumain Gheorghe Leonida (pour la tête du Christ) et érigée en collaboration avec l’ingénieur français Albert Caquot. Il a été classé monument historique depuis 1973. Les dimensions de cette statue en béton et verre font d’elle l’une des plus grandes statues du Christ au monde. À sa base se trouve une chapelle dédiée à Nossa Senhora Aparecida où sont célébrés mariages et baptêmes.

Corcovado est un titre du musicien cofondateur de la bossa nova Antônio Carlos Jobim.

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Rio présenté par Vincent

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J’ai déjà eu l’occasion d’interviewer Vincent Limonne qui nous a présenté ses projets architecturaux. Il a fait un séjour à Rio. C’est l’occasion pour lui de nous présenter la ville:

Dans quel cadre es- tu allé au Brésil?

Mon expérience de vie à Rio de Janeiro remonte à l’année 2011, lors d’un emploi d’une durée de six mois que j’avais entrepris en Architecture, à l’agence PMU (Metropolis Projetos Urbanos). Les illustrations ont été dessinées durant ce voyage.

Comment est-ce que tu définirais la ville ?

Rio de Janeiro est pour moi l’exemple d’une cité entremêlée avec la nature. La Cidade maravilhosa s’installe entre les montagnes de granit, la forêt atlantique et l’océan.

La vue de la baie de Rio au sommet du Corcovado est un des panoramas les plus époustouflants que j’ai pu rencontrer. L’écrivain brésilien Monteiro Lobato aurait d’ailleurs écrit : « Dieu créé le monde en sept jours, sur lesquels il en a consacré deux à la baie de Rio ».

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Vue de la baie de Rio et du Pain de sucre

Quels sont tes coups de cœur ? :

J’ai pour ma part été fasciné par la musique Brésilienne. C’est elle qui a orienté une bonne partie de mon expérience à Rio.

Déjà séduit en France par la Bossa Nova, le poète diplomate Vinicius de Morais m’a guidé dans la Ville. Mon premier refuge a donc naturellement le bar Vinicius pour apprendre le portugais avec la population et les barmans!

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Ma table d’habitué, entre un portrait de Vinicius et de Baden Powell!

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                                                 Vinicius De Morais

 

A Rio, il est très facile de se laisser entraîner par la musique si l’on veut animer ses soirées. Les Brésiliens sont très accueillants : le son d’un Pandeiro à travers une fenêtre ouverte est une invitation à participer à la musique et à partager de bons moments.

           Une Roda de Samba dans un appartement de Santa Teresa

 

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Mon autre coup de cœur a été la participation au carnaval et au réveillon dans la Cidade Maravilhosa. Le feu d’artifice de Copacabana vaut vraiment le détour, surtout si l’on a le privilège de le regarder depuis une des façades donnant sur la baie.

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Le Réveillon à Copacabana

Ce que t’a apporté la ville au niveau architectural  ?

La ville m’a apporté une autre conception de la relation entre intérieur et extérieur en Architecture. Le climat tropical de la ville a été le terrain d’expression d’architectes et de paysagistes comme Oscar Niemeyer, Roberto Burle Marx, Alfonso Reidy ou Paulo Mendes da Rocha qui proposent tous des espaces ou l’intérieur et l’extérieur sont intimement liés, voir se confondent. Quel paradoxe et frustration lorsque l’on sait que finalement ces espaces publics sont désertés par les habitants, craignant les violences des habitants de la rue : le « pivete » ou le « Malandro »…

Des chocs culturels?

Le choc culturel le plus intense est celui des inégalités. Les quartiers riches et pauvres peuvent s’accoler mais de hauts murs, des barbelés et caméras de sécurité sont là pour montrer la difficile cohabitation. L’urbanisme doit tenter de tisser plus de lien. La culture de l’espace publique est peu présente au Brésil et les lieux de loisirs, de « liberté », sont souvent les shopping center, ultra sécurisées, à l’air conditionné permettant aux usagers de vivre dans un printemps continuel .

Raconte-nous ta découverte des Morros?

J’ai pour ma part eu l’opportunité de connaître plusieurs morros.

J’ai vécu mes premières semaines au morro Pereirão dans la Pousada Casa 48. J’ai travaillé par la suite pour l’association Eco-Museu Nega Vilma, au morro Dona Marta.

Ces morros du sud de Rio sont toutes accessibles et sont devenues touristiques. Elles offrent un panorama exceptionnel sur la ville.

Vue depuis le Morro Pereirão

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Tes conseils pour visiter la ville?

Se laisser guider par le front de mer. C’est depuis le rythme des baies que l’urbanisme de Rio prend tout son sens. Des bords de plages, les dessins au sol des « calçadas » suggèrent au piéton des trajectoires, des parcours. On y aperçoit les morros et leurs grandes attractions : le Christ Rédempteur du Corcovado, le téléphérique du pain de sucre.

Les baies laissent aussi plus au nord le soin d’emménager une épaisseur entre ville et océan : le parc de Flamengo et des perspectives et axes urbains importants comme l’Avenue Rio Branco avec à l’embouchure, la façade du Théâtre municipal.

l’art moderne brésilien

Interview de Vincent

Blog de vincent