Rio présenté par Vincent

par virginielebrun

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J’ai déjà eu l’occasion d’interviewer Vincent Limonne qui nous a présenté ses projets architecturaux. Il a fait un séjour à Rio. C’est l’occasion pour lui de nous présenter la ville:

Dans quel cadre es- tu allé au Brésil?

Mon expérience de vie à Rio de Janeiro remonte à l’année 2011, lors d’un emploi d’une durée de six mois que j’avais entrepris en Architecture, à l’agence PMU (Metropolis Projetos Urbanos). Les illustrations ont été dessinées durant ce voyage.

Comment est-ce que tu définirais la ville ?

Rio de Janeiro est pour moi l’exemple d’une cité entremêlée avec la nature. La Cidade maravilhosa s’installe entre les montagnes de granit, la forêt atlantique et l’océan.

La vue de la baie de Rio au sommet du Corcovado est un des panoramas les plus époustouflants que j’ai pu rencontrer. L’écrivain brésilien Monteiro Lobato aurait d’ailleurs écrit : « Dieu créé le monde en sept jours, sur lesquels il en a consacré deux à la baie de Rio ».

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Vue de la baie de Rio et du Pain de sucre

Quels sont tes coups de cœur ? :

J’ai pour ma part été fasciné par la musique Brésilienne. C’est elle qui a orienté une bonne partie de mon expérience à Rio.

Déjà séduit en France par la Bossa Nova, le poète diplomate Vinicius de Morais m’a guidé dans la Ville. Mon premier refuge a donc naturellement le bar Vinicius pour apprendre le portugais avec la population et les barmans!

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Ma table d’habitué, entre un portrait de Vinicius et de Baden Powell!

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                                                 Vinicius De Morais

 

A Rio, il est très facile de se laisser entraîner par la musique si l’on veut animer ses soirées. Les Brésiliens sont très accueillants : le son d’un Pandeiro à travers une fenêtre ouverte est une invitation à participer à la musique et à partager de bons moments.

           Une Roda de Samba dans un appartement de Santa Teresa

 

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Mon autre coup de cœur a été la participation au carnaval et au réveillon dans la Cidade Maravilhosa. Le feu d’artifice de Copacabana vaut vraiment le détour, surtout si l’on a le privilège de le regarder depuis une des façades donnant sur la baie.

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Le Réveillon à Copacabana

Ce que t’a apporté la ville au niveau architectural  ?

La ville m’a apporté une autre conception de la relation entre intérieur et extérieur en Architecture. Le climat tropical de la ville a été le terrain d’expression d’architectes et de paysagistes comme Oscar Niemeyer, Roberto Burle Marx, Alfonso Reidy ou Paulo Mendes da Rocha qui proposent tous des espaces ou l’intérieur et l’extérieur sont intimement liés, voir se confondent. Quel paradoxe et frustration lorsque l’on sait que finalement ces espaces publics sont désertés par les habitants, craignant les violences des habitants de la rue : le « pivete » ou le « Malandro »…

Des chocs culturels?

Le choc culturel le plus intense est celui des inégalités. Les quartiers riches et pauvres peuvent s’accoler mais de hauts murs, des barbelés et caméras de sécurité sont là pour montrer la difficile cohabitation. L’urbanisme doit tenter de tisser plus de lien. La culture de l’espace publique est peu présente au Brésil et les lieux de loisirs, de « liberté », sont souvent les shopping center, ultra sécurisées, à l’air conditionné permettant aux usagers de vivre dans un printemps continuel .

Raconte-nous ta découverte des Morros?

J’ai pour ma part eu l’opportunité de connaître plusieurs morros.

J’ai vécu mes premières semaines au morro Pereirão dans la Pousada Casa 48. J’ai travaillé par la suite pour l’association Eco-Museu Nega Vilma, au morro Dona Marta.

Ces morros du sud de Rio sont toutes accessibles et sont devenues touristiques. Elles offrent un panorama exceptionnel sur la ville.

Vue depuis le Morro Pereirão

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Tes conseils pour visiter la ville?

Se laisser guider par le front de mer. C’est depuis le rythme des baies que l’urbanisme de Rio prend tout son sens. Des bords de plages, les dessins au sol des « calçadas » suggèrent au piéton des trajectoires, des parcours. On y aperçoit les morros et leurs grandes attractions : le Christ Rédempteur du Corcovado, le téléphérique du pain de sucre.

Les baies laissent aussi plus au nord le soin d’emménager une épaisseur entre ville et océan : le parc de Flamengo et des perspectives et axes urbains importants comme l’Avenue Rio Branco avec à l’embouchure, la façade du Théâtre municipal.

l’art moderne brésilien

Interview de Vincent

Blog de vincent

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