Virginia L.

Poésie. Dessin.

Mois : février, 2013

Passons un contrat

Epicure pensait que pour la bonne entente entre tous, il fallait passer un contrat pour régir le srelations entre individus et fabriquer la jubilation. Il proposa trois maximes:
1) Il y a un droit naturel en vertu de quoi se reconnaît ce qui est utile pour ne pas se faire tort mutuellement.

En gros, fais à autrui ce que tu voudrais qu’ on te fasse et ne fais pas à autrui ce que tu voudrais que l’ on ne te fasse pas.

2) Ni dommage ni injustice s’ il n’ y a pas de contrat passé.

En gros, si l’ on fait une promesse il faut la maintenir. Si l’ on ne fait pas de promesse, nous n’ avons pas à nous justifier.

3)Il n’ y a pas de justice en soi sauf ce qui est relatif au contrat.

En gros, toute intersubjectivité suppose un jeu avec des règles et c’ est seulement comme ça que l’ on peut fabriquer une relation avec autrui.

Epicure:
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dates:de -342 à -270
En physique, il soutient que tout ce qui est se compose d’ atomes invisibles, l’ âme serait un de ces agrégats d’ atomes.
En éthique: le plaisir est essentiellement défini comme absence de douleur.
En logique et épistémologie : les sens sont à l’ origine de la connaissance et annonce donc l’ Empirisme.

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L’exposition d’art indien Au fils d’Indra

L’exposition sur l’art indien du mithila a eu lieu au Palais Bondy à Lyon du 14 au 19 février.

J’ai eu l’occasion de rencontrer M. Paillard-Brunet qui a organisé l’exposition:

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V.L: Comment s’ est passé le buffet d’ inauguration de l’ exposition?
Très bien. Nous avons même eu la visite de Christian de Salins et de Michel Havard du conseil municipal de la mairie Lyon 5e.

V.L:Quand avez-vous commencé à vous investir dans l’association  Au fils d’Indra?
En 2001 en tant que petite main par l’intermédiaire d’Olivier Fichet.

V.L: A quand remonte la dernière exposition à Lyon?
En 2001 et en 2011 j’ai visité l’atelier près de Pondichéry.

V.L: Quelle a été la principale difficulté pour organiser l’exposition?
Il a fallu trouver une salle assez grande et intéressante pour pouvoir exposer. Nous avons fixé la date en fonction des disponibilités de la salle.

V.L: Qu’est-ce qui vous motive?
L’équipe de bénévoles puis la découverte de l’Inde en 2011.

V.L: Qu’est-ce que vous a apporté ce voyage?
La visite de trois jours de l’atelier près de Pondichéry m’a vraiment renforcé dans ma motivation.

V.L: Quand aura lieu la prochaine exposition?
A Epinal, à la Galerie du Bailli du vendredi 8 au vendredi 13 mars.

V.L: Est-ce qu’il y a une prochaine exposition prévue à Lyon?
Pas encore.

J’ai ensuite rencontré des acheteuses satisfaites, comme Jacqueline:

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V.L: Comment avez-vous connu l’ association?
J’ai un restaurant dans le 2e et une cliente m’en a parlé.

V.L: Que pensez-vous des oeuvres exposées?
Je suis déjà sensibilisée à l’art indien et c’est une bonne oeuvre.

V.L: Avez-vous eu l’occasion d’ aller en Inde?
Oui, dans le triangle d’or.

Il y a également Catherine et Albane, deux amies. Elles ont connu l’association par l’intermédiaire des parents d’Albane.

Fils d'Indra exposition

V.L: Qu’ avez-vous pensé de l’ exposition?

  • C’est très bien exposé.
  • Les toiles sont très colorées.
  • Nous avons des explications si l’on veut. Personne ne nous force à acheter.

V.L: Qu’ est-ce qui vous a surtout plu?
Catherine:
 la beauté des toiles.
Albane: La cause.

Bilan de l’ opération:
Près de 52 000 euros récoltés et environ 3 mois de salaire pour les brodeuses.

Vous pouvez faire un petit tour sur le site:

www.atelier-indra.org

Emmanuel Rondeau: vidéo et photographie

J’ai eu la chance d’interviewer Emmanuel Rondeau. C’est un professionnel de la photo et de l’audivisuel. Il est spécialisé dans les sujets liés à l’environnement  aux cultures, aux relations homme-nature. Il a travaillé sur des projets en Amérique du Nord et Sud, Europe, Afrique. Son travail a fait l’objet de publications dans de nombreux livres et magazines dont Terre sauvage et BBC Wildlife. Il a commencé en tant que concepteur web:

emmanuel Rondeau

 

V.L: Pourquoi ce changement de carrière ?

E.R: Quand je regarde derrière moi, j’y vois une certaine cohérence, mais la question est bien sûr légitime ! On ne va pas remonter trop loin, mais je crois qu’un des tournants a été ma proximité géographique pendant longtemps avec certaines réserves naturelles au nord de la Californie où je travaillais. Ces grands espaces américains m’ont vraiment touché. Je crois que j’y trouvais une sorte de « paix intérieure ». J’étais seul, avec mon boîtier, dans ces immenses forêts brumeuses, j’avais l’impression de pénétrer dans de nouveaux mondes, hors de tout. J’ai vite eu l’envie de faire partager ce sentiment à d’autres.

V.L: Comment es tu arrivé à en faire ton métier ?

E.R: D’abord j’ai toujours été dans l’image. Mon premier gros achat à 14 ans n’a pas été une mobylette mais bien une caméra. Plus tard, en rentrant en France de mon séjour Américain j’ai intégré une société qui aidait d’autres entreprises de production à développer leurs projets et technologies. Ce n’était alors plus strictement de la technologie ni de la production, mais quelque chose « entre les deux ». Les problématiques qu’avaient ces boîtes m’ont parlé, nous étions (et sommes encore) en plein bouleversement des médias. Parallèlement à cela, mes projets artistiques commençaient à prendre une ampleur trop importante pour continuer à jongler, il a fallu que je fasse un choix.

V.L: Sur un de tes projets tu as travaillé au Costa Rica pour prouver la présence de l’aigle harpie.  Tu n’as pas pu le voir,  frustrant?

E.R: Oui bien sûr mais heureusement ce genre de déconvenue n’est pas systématique ! Sur les projets ambitieux c’est un risque qu’il faut assumer. Il faut prévoir un plan B avec l’équipe ou être en capacité d’en trouver un vite. En même temps, c’est formateur. Lire la suite »

Matt Mattox

MATT MATTOX SUITEMATTOX
Matt Mattox est décédé cette semaine et je voulais vous faire découvrir ce grand danseur.
Né en 1921 dans l’ Oklahoma, il s’est formé au tap-dance et au classique puis découvrit la danse jazz auprès de Jack Cole. Soliste classique, danseur de Broadway, danseur jazz et plus tard chorégraphe de ballets et de comédies musicales, de films et créateurs de shows télévisés. Il fut un grand pédagogue et transmit son amour pour le jazz qu’il estimait mal considéré en Europe. Il vivait depuis 1980 à Perpignan avec sa femme.
Une citation: « Le corps est une ligne droite dont on peut faire ce qu’ on veut. »

Pour un post sur Sylvie Guillem, cliquez ici

Givre

Tu m’ as dit
Dans un silence givré
Lors d’ un matin brisé
Sous un soleil enneigé
Que tout avait une vie

Poésie du jour

Tous. Tous errent et racontent
Ciel gris et temps clair
Amour, joie, peine
Peut-être même de la haine

Tu regardes,tu écoutes
Même ceux au bout de la route
Tu vois,tu entends
Dors, scrutes et t’ éveilles

Puis arrive la question
Un constat?
Vis-tu ou pas?

Hoje é carnaval

Pour fêter le carnaval et avoir un peu de chaleur brésilienne, je vous passe Sonho de carnaval de Chico Buarque:

Carnaval, desengano
Dexei a dor em casa me esperando
E brinquei e gritei e fui vestido de rei
Quarta-feira sempre desce o pano

Carnaval, desengano
Essa morena me deicou sohnando
Mão na mão, péno chão
E hoje nem lembra não
Quarta-feira sempre desce o pano

Era uma canção, um so cordão
E uma vontade
De tomar a mão
De cada irmão pela cidade

No carnaval, esperança
Que gente triste possa entrar na dança
Que gente longe viva na lembrança
Que gente grande saiba ser criança

Pour écouter:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=NJPOSsy5MNo

étrange

La Mouette

la mouette

Acteurs:

Nicole Garcia: Irina Nikolaievna (Arkadina)

Ophelia Kolb: Mina (Mikhaïlovna Zaretchnaia) La Mouette

Agnès Pontier: Macha

Brigitte Roüan: Paulina

Eric Berger: Semion Semionovitch

Magne-Harvard Brekke: Boris Alexeievitch

Jan Hammenecker: Ilia Afanassieitch

Michel Hermon: Piotr Nikolaievitch (Sorine), frère d’ Arkadina

Manuel Le Lièvre: Constantin Gavrilovitch (fils de Arkadina)

Stéphane Roger: Evgueni Sergueievitch

Costumes: Catherine et Sarah Leterrier

Lumières: Roberto Venturi

La Mouette est la première des quatre pièces les plus connues d’Anton Tchekhov (Oncle Vania, Les Trois Soeurs, La Cerisaie). Pièce emblématique, elle fut en 1896, lors de la première à Saint-Pétersbourg un four. Tolstoï la considéra comme une « absurdité sans valeur écrite ».

L’ action:

Elle se déroule dans la campagne dans la propriété de Sorine. Sa soeur Arkadina, une actrice connue, y séjourne avec son amant Trigorine, un auteur à la mode. Elle méprise le travail de son fils Constantin, jeune écrivain d’avant-garde. Et puis, il y a Nina qui aspire à être actrice et vient jouer la pièce inédite de ce dernier.

Il y a bien sûr de l’amour, non réciproque bien évidemment.

Arkadina aime Boris qui flirte avec Nina. Constantin aime Nina qui n’a d’yeux que pour Boris. Macha éprouve des sentiments pour Constantin qui pense à Nina et finit par se marier avec Semion Semionovitch, instituteur. Cela finit bien sûr par un malheur. Sous la banalité quotidienne se cachent de grandes figures mythiques comme Nina que l’ on peut comparer à Ophélie.

Les thèmes:

L’autodestruction: Peut-on être heureux? Avec cette question effroyable: « Qu’ avons-nous fait de notre vie? De nos premières promesses? On étouffe donc dans le moment présent.

Le rapport mère- fils: Comment se construire quand on est rabaissés par sa mère?

mouette mère-fils

La littérature: Qu’est-ce que la littérature? Un homme de lettres (Ce que Piotr Nikolaievitch a toujours rêvé d’ être)? Le théâtre (Le théâtre d’ avant-garde ou celui établi?). L’ oeuvre aborde le problème du statut des artistes et de l’art et surtout de l’art théâtral. Les influences françaises sont présentes (comme souvent au XIXes) avec des références à Zola, Maupassant, et La Dame aux camélias.

La mort:

L’inéluctable contre laquelle essaie de lutter Piotr Nikolaievitch, l’âge avançant, alors que le médecin, Evgueni Sergueievitch, lui dit  que c’est normal et qu’il ne comprend pas pourquoi il ne veut pas mourir. Lui, il vivrait bien deux ans de plus… Cela se traduit aussi par la recherche de la jeunesse comme Arkadina qui rappelle régulièrement qu’elle ne « fait pas son âge » comme si elle luttait contre ce présent qui étouffe. Elle « ne lâche rien » comme elle dit. Il faut garder le contrôle jusqu’ au bout. Et puis, bien sûr, la mort sous la forme du suicide, non montré mais annoncé à la toute fin comme sentence et unique solution.

Mon avis:

La mise en scène, les costumes et les lumières sont adaptées. Quelques comédiens sortent du lot comme Nicole Gracia parfaite en  maîtresse-femme. Michel Hermon et Stéphane Roger « sonnaiet juste ». Quant à Ophelia Kolb, elle a su avoir la force et la fragilité nécessaires au rôle. Les comédiens ont monté en régime au fur et mesure de la pièce et il est regrettable que quelques répliques intéressantes et fortes aient été un peu négligées et vite « avalées ». Il faut, peut-être, être russe pour jouer une pièce russe avec tout ce que cela implique comme excès, affect et rapport à la mort.

 

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un petit amour